Le Cowansvillois de 52 ans reconnaissait avoir touché une adolescente, mais soutenait l’avoir fait «par réflexe» après s’être endormi à ses côtés.
Le Cowansvillois de 52 ans reconnaissait avoir touché une adolescente, mais soutenait l’avoir fait «par réflexe» après s’être endormi à ses côtés.

Un «sexsomniaque» allégué déclaré délinquant sexuel à vie

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Le cumul des condamnations pour des infractions de nature sexuelle commises sur des mineures ne sera pas sans conséquence pour Jean-Claude jr Miclette.

Le Cowansvillois de 52 ans a été condamné à 15 mois de prison, la semaine dernière, pour ses derniers gestes posés sur une adolescente de 13 ans à Granby.

Par la voix d’un psychiatre appelé à témoigner pour sa défense, M. Miclette avait allégué la « sexsomnie », soit des actes sexuels commis en état de somnambulisme, pour expliquer pourquoi il a touché les seins de sa victime pendant son sommeil en 2016.

Une défense que le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, avait rejetée en se disant « incapable » de lui attribuer « une valeur quelconque », notamment parce que l’accusé disait se souvenir des événements.

M. Miclette a également des antécédents en semblable matière, a mentionné le juge, ayant déjà été condamné à six mois de prison, en 2000, pour trafic de drogue et des attouchements commis sur des préadolescentes.

L’ex-mécanicien avait aussi entretenu une relation avec la mère de la présente victime alors qu’elle était adolescente.

Ordonnance

Pour toutes ces raisons, et en plus de la peine de prison imposée, le juge Champoux a ordonné que l’accusé soit déclaré délinquant sexuel à vie. Pendant cinq ans, à sa sortie de prison, il lui sera également interdit d’être en contact avec des mineurs et de fréquenter tout endroit où il pourrait y en avoir.

Au procès, M. Miclette reconnaissait avoir touché l’adolescente, mais disait l’avoir enlacée par réflexe après s’être endormi à ses côtés après une soirée forte en drogue.

Il aurait ensuite quitté les lieux après avoir reçu une commande pour des stupéfiants.

« En raison de son intoxication volontaire, puisqu’au surplus la mère était fortement intoxiquée et ne risquait pas d’intervenir, Jean-Claude jr Miclette a profité de l’occasion qu’il avait d’être dans le lit avec sa jeune victime pour lui faire des attouchements », avait spécifié le juge Champoux.