Un présumé pédophile dénoncé par sa soeur: il aurait abusé sexuellement de trois enfants en bas âge

TROIS-RIVIÈRES — Dave Vallières, un homme de 22 ans de Notre-Dame-de-Mont-Carmel soupçonné d’avoir abusé sexuellement de trois enfants en bas âge, a échoué dans sa tentative visant à reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires intentées contre lui.

Après avoir pris connaissance de la preuve recueillie par la procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, et des déclarations incriminantes du suspect, le juge Guy Lambert a en effet ordonné sa détention au terme d’une enquête sur caution tenue vendredi après-midi au palais de justice de Trois-Rivières. Dans sa décision, il a notamment tenu compte de la gravité des accusations, des probabilités élevées de condamnation, de la preuve accablante contre le suspect, de la peine à laquelle il s’expose s’il est reconnu coupable, du bas âge des victimes, de leur nombre, de la fréquence et de la nature des délits sexuels. Il a aussi noté que Dave Vallières est atteint de pédophilie, que le risque de récidive est présent et qu’il est primordial de protéger la population contre le prévenu.

Dave Vallières

Le suspect a été arrêté le 3 février dernier par la Sûreté du Québec. Entre 2015 et 2019 à Trois-Rivières et à Notre-Dame-du-Mont Carmel, il aurait abusé sexuellement de trois enfants, âgés entre 2 et 5 ans, soit deux garçons et une fillette. Il aurait profité du fait qu’il les gardait, qu’il était en position d’autorité et qu’il était seul avec eux pour se livrer à des agressions sexuelles. Parmi les gestes reprochés qui auraient été commis envers les deux garçons, Dave Vallières aurait entre autres fait des masturbations, des fellations, des pénétrations digitales et des sodomies. Dans certains cas, les abus se seraient répétés à quelques reprises. Il aurait aussi éjaculé, tout en demandant à au moins l’un d’eux de garder le secret. En ce qui concerne la fillette, il l’aurait incitée à avoir des contacts sexuels avec lui. Il aurait voulu qu’elle mette son pénis dans sa bouche, ce qu’elle a refusé.

C’est la sœur du prévenu qui est à l’origine de la plainte aux policiers. Elle aurait en effet reçu les verbalisations de l’une des présumées victimes. Elle aurait alors confronté son frère, qui aurait fini par avouer ses crimes. Du coup, elle lui a demandé de se livrer aux policiers, ce qu’il a fait après qu’elle les eut appelés.

Une fois les accusations portées contre Vallières, Me Lacoursière s’est immédiatement opposée à sa remise en liberté pour assurer la protection du public et pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Serge Milette, a notamment fait témoigner un membre de la famille du prévenu qui s’est dit prêt à l’héberger. Il a aussi proposé que son client se soumette à une thérapie sexuelle mais le juge a conclu que ces garanties n’étaient pas suffisantes, même en l’absence d’antécédents judiciaires.

La cause a été reportée au 17 mars.