Un parent de Vaudreuil-Dorion se souviendra longtemps de sa visite à Gatineau dans le cadre d’un tournoi de hockey. Des coups de poing ont été donnés, mais pas sur glace.

Un parent pète les plombs à l’hôtel lors d'un tournoi de hockey

Un parent responsable d’un groupe d’enfants inscrits à un tournoi de hockey à Gatineau, en 2018, est loin d’avoir prêché par l’exemple en s’en prenant physiquement au personnel de l’hôtel où ses équipes étaient hébergées.

Le palais de justice de Gatineau a été le théâtre, lundi, du procès de Stéphane Lacoste, parent responsable de deux équipes de Vaudreuil-Dorion lors d’un tournoi tenu à Gatineau dans la fin de semaine du 27 janvier 2018.

L’équipe Atome B étant éliminée dès la journée de samedi, certains parents ont décidé de demeurer pour la deuxième nuit, déjà réservée, au Best Western du secteur Hull.

Les enfants jouaient dans des chambres, et d’autres jouaient dans les ascenseurs, en soirée.

De jeunes joueurs d’autres régions y séjournaient – et y jouaient.

À son arrivée, M. Lacoste avait fait part de son insatisfaction au personnel de l’hôtel, puisqu’il n’avait pas pu faire dormir tout son monde sur le même étage, comme il l’avait pourtant indiqué lors de sa réservation au nom des autres parents de joueurs.

Menaces

Des adultes se sont réunis dans la suite louée par M. Lacoste, et ont passé la soirée à discuter et boire un verre ou deux. Une première employée de l’hôtel est montée au premier étage pour demander à M. Lacoste de faire moins de bruit, car elle avait reçu une plainte provenant d’une dame de son étage qui ne faisait pas partie de sa délégation.

La jeune employée a expliqué au juge Réal Lapointe que l’accusé l’avait « envoyée promener » de façon arrogante. « Il m’a dit de décrisser, et traitée de petite pute. Je suis partie en colère et j’ai avisé mon supérieur », a dit la jeune femme, encore émue devant le tribunal.

Un des directeurs est monté dans la même chambre, accompagné d’un autre employé et d’un agent de sécurité pour mettre les points sur les « i ».

L’un d’eux a plutôt reçu un poing au visage assez fort pour le faire saigner et lui infliger une commotion cérébrale.

Dans le procès, Stéphane Lacoste a avoué avoir frappé et s’en être pris physiquement aux trois hommes (trois voies de fait, dont un avec lésion), tenu des propos menaçants envers le directeur (« Ta femme te retrouvera pas dans deux semaines ») et harcelé le personnel (un chef de harcèlement criminel).

Son avocat, Me Patrick Davis, a maintenu un plaidoyer de non-culpabilité. Les plaidoiries auront lieu à une date ultérieure.

Empoignade

Une empoignade musclée a éclaté dans le couloir lorsque le directeur de l’hôtel a mis la main à la poitrine du parent à la mèche courte. La police de Gatineau est intervenue.

« Oui, c’est vrai que j’ai frappé les trois individus, a lancé M. Lacoste. Avec regret. On se faisait avertir, mais ce n’était pas juste nos jeunes... Je ne suis pas fier de cela, d’avoir fait ça devant deux enfants de 8 et 10 ans. »

M. Lacoste a tenu un témoignage « franc » a souligné le juge Lapointe. Le principal intéressé a dit qu’il en avait plein le dos de se faire dire de faire moins de bruit, alors que tout ce bruit ne venait pas de sa chambre, et qu’il n’avait pas obtenu les chambres d’un même étage pour lesquelles les parents avaient payé un « extra », en sachant que les jeunes pouvaient faire du bruit.

Hockey Québec a confirmé lundi que l’association locale de hockey a déjà rencontré les parents et écrit une lettre à M. Lacoste pour réitérer le code d’éthique à suivre avec l’équipe sportive.