Un membre de l’équipe soignante de l’hôpital de Granby a eu la confirmation, mercredi, qu’il a contracté la COVID-19, a appris La Voix de l’Est.

Un membre du personnel de l'hôpital de Granby infecté

Un membre de l’équipe soignante de l’hôpital de Granby a eu la confirmation, mercredi, qu’il a contracté la COVID-19, a appris La Voix de l’Est. Une centaine d’individus, autant des patients que des collègues ayant été en contact avec cette personne, ont été informés par la direction de la santé publique de l’Estrie, qui demeure sur le qui-vive pour éviter la propagation du coronavirus.

Jusqu’ici, l’enquête épidémiologique enclenchée par l’équipe de santé publique n’a pu révéler avec certitude si la source de contamination provient de l’étranger ou s’est faite localement. 

« Il y a eu une histoire ancienne de voyage (en février). Mais il y a aussi des patients que cette personne a côtoyés. Il y a donc plusieurs hypothèses où elle aurait pu contracter le virus », a expliqué en entrevue le directeur de la santé publique (DSP) en Estrie, Dr Alain Poirier. Il s’agit d’un 26e cas confirmé de coronavirus en Estrie, soit huit de plus que la veille.

La quantité élevée de tests de dépistage a pesé dans la balance pour obtenir les résultats plus tard dans ce cas précis, a-t-il spécifié. La personne infectée a été immédiatement retirée de son milieu de travail et placée en quarantaine.

Dès que le résultat positif a été divulgué, des ramifications ont été rapidement établies pour circonscrire le groupe à risque d’incuber le virus. « Tout le personnel qui a travaillé avec cette personne a été identifié. Même chose pour les usagers qui ont été soignés », a assuré le DSP.

Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique (DSP) en Estrie.

Sous surveillance

Les patients contactés par la santé publique devront être en quarantaine pour 14 jours. Ce n’est toutefois pas le cas des membres de l’équipe médicale de l’hôpital de Granby ayant travaillé avec leur collègue infecté. 

« Comme les autres personnes en contact ne sont pas malades, elles peuvent travailler en protégeant la clientèle en portant un masque, entre autres, a mentionné le Dr Poirier. S’ils développent les symptômes (toux, fièvre, difficultés respiratoires), ils seront testés. »

Selon le Dr Poirier, cette décision a été prise, car il serait impensable « d’envisager un bris de service » à l’hôpital de Granby à cause de ce cas d’infection interne. 

« Il y a toujours un accommodement raisonnable entre le risque et le bénéfice. Dans le cas du centre hospitalier, on met des mesures en place et on est capables de bien les suivre avec le bureau de santé publique pour ne pas handicaper un service », a-t-il fait valoir.

Le DSP a voulu se faire rassurant envers la population : le centre hospitalier demeure sécuritaire. « Ça prend un hôpital pour vous soigner si vous êtes très malades. Les hôpitaux sont bien mieux désinfectés qu’il y a quatre mois, même s’il y a des règles très strictes de stérilisation. »

Autre fait important, la majorité des cas de coronavirus se transmettent généralement au 5e jour d’incubation du virus. 

Et pas question pour les gens ayant fréquenté l’hôpital de Granby au cours des derniers jours de se précipiter pour que l’on réalise un test de dépistage. 

En fait, le test ne fonctionne pas s’il n’y a pas de symptômes. Les résultats sortiraient alors négatifs, même si le virus est présent. 

De son côté, le département des ressources humaines du CIUSSS de l’Estrie suit le dossier de près. On s’active pour trouver un plan B si le nombre de cas positifs au COVID-19 s’accroît au sein du personnel médical.