Ce grand chantier vise principalement à refaire le segment de la route 112 comprise entre la halte routière et le pont enjambant la rivière Yamaska.
Ce grand chantier vise principalement à refaire le segment de la route 112 comprise entre la halte routière et le pont enjambant la rivière Yamaska.

Un horizon de cinq ans pour la revitalisation de la route 112

Dans les cartons de la municipalité depuis plusieurs années, la revitalisation de la route 112, dans le noyau villageois de Saint-Césaire, est toujours d’actualité. Cette fois-ci, ce sera la bonne, promet-on, alors que la municipalité et le ministère des Transports (MTQ) se donnent cinq ans pour entreprendre et terminer cet important projet.

Ce grand chantier vise principalement à refaire le segment de la route 112 comprise entre la halte routière et le pont enjambant la rivière Yamaska. Cette année, le MTQ réasphalte d’ailleurs l’autre portion de la route provinciale qui part au sud du pont, et ce, jusqu’à son croisement avec la route 235, à la limite de Saint-Paul-d’Abbotsford.

«Ce sera un réaménagement urbain d’envergure, annonce la directrice générale de Saint-Césaire, Isabelle François. Comme c’est un projet en collaboration avec le MTQ, la municipalité va profiter du fait que les routes feront l’objet de travaux pour boucler nos infrastructures d’aqueduc et d’égout.»

D’ailleurs, le conseil municipal a octroyé, à sa séance publique de mars, un contrat maximal de 15 000$ plus taxes à la firme montréalaise BHP Conseils pour des services professionnels en ingénierie et en soutien technique, notamment pour les plans et devis de ces travaux d’infrastructure à venir.

Un projet similaire était dans les cartons de Québec il y a de cela une dizaine d’années. «À ce moment-là, on aurait pu aller de l’avant, mais c’était la municipalité qui n’était pas prête», rappelle le maire Guy Benjamin, qui était alors conseiller municipal.

Le MTQ se donne cinq ans pour réaliser les études et les travaux. «Ça peut sembler long, reconnaît Mme François. De notre côté, on pourrait tout faire en beaucoup moins de temps, mais le Ministère a ses barèmes et nous devons arrimer nos travaux aux leurs.»

Lorsqu’ils commenceront, les travaux pourraient s’échelonner sur une période de 20 à 24 semaines. Comme cela apportera son lot de désagréments, particulièrement aux commerces situés dans le secteur en construction, la municipalité compte rencontrer les citoyens et commerçants concernés en amont afin d’établir un plan de match pour minimiser les inconvénients subis par le chantier.

Traverse piétonnière

Des trottoirs, mais pas de terre-plein, seront aussi ajoutés le long du tronçon revitalisé, qui constitue également le coeur commercial de la municipalité.

Un feu de circulation sera également installé à l’angle de la route 112 et de la rue Neveu, conséquence directe de l’implantation de nouveaux commerces à cet endroit.

La fameuse traverse piétonnière sécuritaire au coin des rues Vimy et Bouthilier, attendue depuis des lustres, fera aussi partie du projet, assure le maire Benjamin.

«Ça fait longtemps qu’on promet de faire quelque chose», reconnaît-il, alors que malgré la signalisation prioritaire, les automobilistes ne s’immobilisent toujours pas pour laisser passer les piétons, en majorité des écoliers.

L’ajout d’un second feu de circulation sera à l’étude, indique-t-on, et cet endroit névralgique pourrait faire partie des sites potentiels où une telle infrastructure pourrait être implantée. «C’est possible qu’il y ait un feu de circulation là. On ne peut pas extrapoler, mais ça fait partie des scénarios qui seront étudiés», confirme M. Benjamin.

En attendant, une signalisation lumineuse devrait être installée sous peu. Le tout servira de projet-pilote au ministère, dit-on.

La part financière de Saint-Césaire devrait atteindre de 3 à 3,2 millions de dollars. Cela inclut la réfection de l’aqueduc, l’aménagement urbain de l’endroit et 50% du coût des feux de circulation qui seront installés à l’intersection avec la rue Neveu.

«Évidemment, nous allons établir notre montage financier en fonction des différents programmes qui pourraient nous apporter un soutien financier», fait savoir Mme François.

Le coût total de ce grand chantier se situera pour sa part entre 15 et 18 millions $, prévoit-on.