Stéphane Denis lors d’une comparution en janvier dernier au palais de justice de Granby.
Stéphane Denis lors d’une comparution en janvier dernier au palais de justice de Granby.

Un Granbyen coupable d’avoir touché des mineures

Le tribunal a trouvé coupable un homme de Granby qui soutenait n’avoir jamais agressé deux mineures de son entourage.

Stéphane Denis, 59 ans, faisait face à deux accusations d’avoir eu des contacts sexuels avec de jeunes filles respectivement âgées de 10 et 15 ans au moment des faits reprochés, soit entre 2012 et 2016.

Dans sa récente décision, la juge Danielle Côté, de la Cour du Québec, fait valoir que la version de l’accusé est «invraisemblable à plusieurs égards, à l’occasion contradictoire».

Il «ne fait pas que témoigner sur la foi de ses habitudes, il lui arrive aussi d’inventer», dit la juge. Elle ajoute que M. Denis n’a probablement aucun souvenir des événements puisqu’il était alors en état d’ébriété.

Quant aux témoignages des plaignantes, sans être parfaits, ils ne comprennent pas d’élément qui ébranle sérieusement leur crédibilité, indique le tribunal.

Attouchements

La première a raconté que l’accusé s’était allongé près d’elle, alors qu’elle dormait chez lui, pour lui toucher les organes génitaux par-dessus ses sous-vêtements. Elle s’est réveillée, s’est dégagée et M. Denis est parti.

Pour la deuxième plaignante, les infractions ont eu lieu lors de déplacements. En une occasion, le père de deux enfants lui a chatouillé les fesses dans une camionnette. Un an plus tard, il récidive en voiturette de golf, lui caressant la cuisse par-dessus ses vêtements en remontant jusqu’à sa vulve.

Elle lui demande d’arrêter et il s’exécute. Plus tard ce jour-là, il se colle à nouveau contre elle, mais elle réussit à le repousser.

«Toutes les circonstances entourant la conduite de l’accusé amènent le tribunal à conclure hors de tout doute raisonnable que les attouchements auxquels il s’est porté, en trois occasions, étaient de nature sexuelle et ont porté atteinte à l’intégrité sexuelle des plaignantes», dit la juge Côté.

Les parties doivent revenir devant la cour le 28 août pour les observations sur la peine. Stéphane Denis est défendu par Me Nicolas Cossette tandis que Me Véronique Gauthier représente la poursuite.

En tant qu’acte criminel, l’infraction de contacts sexuels avec des mineures est passible d’un emprisonnement minimal d’un an et maximal de 14 ans. Il demeure en liberté pour la suite des procédures judiciaires.