Un moniteur du camp de jour organisé à l'école Jean-de-Brébeuf a reçu un diagnostic positif à la COVID-19, a annoncé mardi la Ville de Gatineau.
Un moniteur du camp de jour organisé à l'école Jean-de-Brébeuf a reçu un diagnostic positif à la COVID-19, a annoncé mardi la Ville de Gatineau.

Un animateur testé positif à la COVID-19 dans un camp de jour de Gatineau

Un moniteur du camp de jour organisé à l'école Jean-de-Brébeuf a reçu un diagnostic positif à la COVID-19, a annoncé mardi la Ville de Gatineau, qui a immédiatement averti la Direction de la santé publique (DSP) de l'Outaouais. Celle-ci a exigé que neuf personnes dont cinq enfants dont l'âge n'a pas été précisé se placent en isolement préventif.

Les gens de ce groupe, qui occupaient toujours le même local dans cet établissement du secteur Hull, devront s'isoler pour une durée de 14 jours puisqu'ils présentent un risque modéré de transmission, selon l'enquête épidémiologique. Ils ne pourront pas retourner au camp de jour avant le 30 juillet et leurs parents devront surveiller l'apparition de symptômes d'ici là.

Les employés concernés du camp de jour devront subir un test de dépistage de la COVID-19, tandis que le test est «fortement recommandé» pour les enfants visés.

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«Il s’agit d’un prélèvement fait au niveau du nez pour détecter le virus. L’accès au test devrait être rapide. Appelez Info-Santé 811 pour être orienté vers la ressource appropriée», indique-t-on dans la lettre acheminée lundi aux parents des enfants qui fréquentent le camp de jour cette semaine ou encore qui l'ont fréquenté la semaine dernière.

En point de presse conjoint avec la Dre Carol McConnery, médecin-conseil à la Direction de la santé publique (DSP) de l'Outaouais, le maire suppléant Pierre Lanthier a voulu se faire rassurant en indiquant que dès que les autorités ont été informés de ce cas, un nettoyage accru de l'ensemble du site a été effectué. Il a ajouté qu'à la base, la Ville de Gatineau exige déjà cet été une désinfection de tous les sites au minimum trois fois par jour. Un rappel des mesures de protection et de distanciation sociale ainsi que concernant le lavage des mains a aussi été fait.

Dre Carol McConnery

L'élu, qui a salué la rapidité avec laquelle l'administration municipale a réagi face à cette problématique, a du même coup tenu à rappeler que la Ville a mis de l'avant une série de mesures pour réduire les risques de propagation dans l'ensemble des 31 sites qui accueillent jusqu'à 1300 enfants par semaine cet été. Par exemple, les animateurs ont suivi une formation obligatoire de l'Association des camps du Québec en lien avec la pandémie, sans compter que la municipalité a dispensé une formation additionnelle au sujet des routines d'hygiène et des techniques d'encadrement, d'animation et d'intervention dans ce contexte exceptionnel. De plus, les activités se déroulent en majorité à l'extérieur et les employés ainsi que les parents remplissent un questionnaire sur leur état de santé sur une base quotidienne. De plus, en collaboration avec les centres de services scolaires, la Ville a comblé 34 affectations d'employés occasionnels supplémentaires pour soutenir les équipes de conciergerie. 

La Dre McConnery a rappelé que comme la période d'incubation peut s'étaler sur deux semaines et qu'il est reconnu que certaines personnes peuvent être asymptomatiques, il fallait procéder avec un isolement préventif des personnes impliquées.

«C'est une situation particulière à laquelle on s'attendait, bien sûr. Une enquête a été entamée. Les contacts à risque modéré et élevé ont été identifiés rapidement. [...] On va travailler dans notre enquête épidémiologique comme je le répète depuis le début: par pelures d'oignon. On commence par les contacts vraiment modérés, c'est-à-dire les gens qui ont eu des contacts à moins de deux mètres, pendant plus de 15 minutes cumulatives, pas de masque, pas de distanciation physique, etc. On va les tester, si on voit qu'il y a des contacts à risque modéré ou faible qui sont positifs, on va élargir, mais pour le moment on se maintient à ces définitions-là», a-t-elle noté, rappelant qu'une éclosion est survenue ces derniers jours dans un camp de jour de Granby. 

Le camp de jour, qui accueille quotidiennement une cinquantaine d'enfants et emploie 12 travailleurs, n'a pas été fermé à la suite de cet incident. Le scénario n'est pas exclu par la DSP, dépendant des résultats des tests pour les autres personnes.


« C'est une situation particulière à laquelle on s'attendait. »
Dre Carol McConnery

L'annonce de ce cas positif aurait eu un impact direct sur la fréquentation du camp de jour, qui était en baisse de 50% mardi matin, a-t-on spécifié.

Tapant sur le même clou en disant que le virus «est toujours là et circule», Dre McConnery a rappelé qu'il est primordial de continuer à respecter les mesures sanitaires en place et que quiconque a des inquiétudes peut désormais subir un test dans la région, où il est possible de le faire sans rendez-vous depuis lundi.

Par ailleurs, la DSP de l'Outaouais affirme qu'elle dénombre, tout comme sur la rive ontarienne, un nombre croissant de cas chez les jeunes dans la communauté.

«On constate la même chose, même si ce n'est pas le même volume (qu'à Ottawa). Depuis le début juillet, la plupart des nouveaux cas sont de jeunes adultes. Les gens vont dans des partys, à des bars, à des plages, dans des campings, alors le nombre de contacts par cas est en hausse et ils sont difficiles à retracer», explique la Dre McConnery.

Les camps de jour de la Ville de Gatineau, qui ont entamé leurs activités le 6 juillet, s'étalent cette année sur une période écourtée de six semaines. Ils prendront fin le 14 août. Même si Québec a finalement fait volte-face plus tôt cet été et permis aux camps d'avoir les ratios habituels, la Ville a opté pour des groupes réduits. Par exemple, pour le groupe d'âge des 5-6 ans, on compte cinq enfants par animateur.