Darren Rumble, à l'époque où il était derrière le banc des Wildcats de Moncton.
Darren Rumble, à l'époque où il était derrière le banc des Wildcats de Moncton.

Un adjoint d'expérience pour Louis Robitaille chez les Olympiques

«Les adjoints n’ont pas toujours les qualités requises pour devenir de bons entraîneurs-chefs. Le contraire est vrai aussi. Les gens qui connaissent du succès en tant qu’entraîneurs-chefs ne sont pas toujours capables de s’adapter, quand on leur offre la possibilité de jouer les adjoints. Moi, j’ai été capable de faire un bon travail, tout en me promenant d’un rôle à l’autre.»

Darren Rumble se dit fin prêt à relever son prochain défi. Il sera le principal adjoint de Louis Robitaille, la saison prochaine, derrière le banc des Olympiques de Gatineau.

Son embauche a été confirmée mardi matin.

On peut donc dire que Robitaille ne craint pas de s’entourer de gens qui ont du vécu.

Rumble, un homme de 51 ans, gagne sa vie dans le coaching depuis maintenant 16 ans. Dans la LHJMQ, il a été l’entraîneur-chef des Wildcats de Moncton pendant six saisons.

Il a quitté ce poste au terme de la saison 2018-19.

Depuis, il s’est promené. Il a donné un coup de pouce au Spirit de Saginaw de la LHOntario pendant quelques mois. Plus récemment, il a secondé son ami de longue date Gordie Dwyer, chez les Cataractes de Shawinigan.

«À Saginaw, j’ai surtout travaillé avec les défenseurs. On m’a confié la responsabilité des infériorités numériques. J’ai décidé de me concentrer là-dessus. L’été dernier, je me suis mis à la recherche d’un emploi, dans les rangs professionnels, avec des responsabilités qui auraient ressemblé à cela. J’ai presque réussi à en décrocher un, même si les postes disponibles étaient plutôt rares.»

«Être entraîneur-adjoint, ce n’est pas du tout la même chose. Je sais que mon rôle, à Gatineau, sera de soutenir Louis. Il est un très bon coach. On m’a toujours parlé en bien de lui. Je crois que nous pourrions démarrer un partenariat qui pourrait durer longtemps.»

Rumble pense à long terme. Il est quand même emballé face aux possibilités que les Olympiques lui offrent dans le court terme.

«Une équipe qui possède les choix numéro un, deux, quatre et 11 au repêchage... Disons que ça donne les outils nécessaires pour construire une équipe dominante», souligne-t-il.

On dit que la cuvée est particulièrement riche à la ligne bleue, cette année.

Le plus bel espoir, Tristan Luneau, est un défenseur droitier.

Olivier Boutin, défenseur gaucher, vient de connaître une première saison fort satisfaisante, à 16 ans, dans la LHJMQ.


« Être entraîneur-adjoint, ce n’est pas du tout la même chose. Je sais que mon rôle, à Gatineau, sera de soutenir Louis. »
Darren Rumble

Quand le hockey junior reprendra ses activités, il devrait avoir de beaux, grands défis à relever.

«Je ne sais pas trop si vous regardez les matches de hockey qu’on présente à la télévision, ces temps-ci. Moi, j’ai revu des matches des Oilers d’Edmonton, dans les années 1980. J’ai regardé des matches opposant le Canadien de Montréal aux Kings de Los Angeles, qui remontent au début des années 1990. Ce qui saute aux yeux, c’est que le rôle des défenseurs a beaucoup changé, raconte Rumble. À l’époque, des défenseurs qui ne patinaient pas très bien pouvaient s’en tirer avec des double-échecs, en accrochant, en retenant leurs adversaires...»

«Comme entraîneur, j’ai l’habitude de dire qu’il nous faut six défenseurs qui sont capables de récupérer la rondelle dans le fond de leur territoire, pour ensuite faire une bonne première passe pour organiser une sortie de zone. Même si la pression est forte.»

«Durant ma carrière, j’étais un défenseur à caractère offensif, mais j’étais toujours très fier de jouer contre les meilleurs attaquants adverses.»

Darren Rumble vit toujours dans la région de Moncton, mais il est originaire de Barrie, en Ontario.

Il a passé deux ans chez les Sénateurs d’Ottawa, entre 1992 et 1994.

Fortin et Richer

Les Olympiques ont annoncé deux autres embauches, mardi.

Raphaël-Pier Richer, un entraîneur de la nouvelle génération, occupera également un poste d’adjoint. Le jeune homme, qui fêtera ses 25 ans la semaine prochaine, a joué son hockey midget AAA à Gatineau.

«Il est un maniaque des statistiques avancées, une expertise majeure pour notre organisation», a fait savoir Louis Robitaille, dans un communiqué.

Jean-François Fortin, un ancien défenseur des Capitals de Washington, occupera quant à lui le poste de Directeur du développement des joueurs.