La police d’Ottawa a mis la main sur deux autres pistolets tôt vendredi lors d’une opération policière, ce qui porte à 40 le nombre d’armes à feu saisies par des agents de la capitale fédérale depuis le début de 2019.

Trois armes à feu saisies en 24 heures à Ottawa

La police d’Ottawa a mis la main sur deux autres pistolets tôt vendredi lors d’une opération policière, ce qui porte à 40 le nombre d’armes à feu saisies par des agents de la capitale fédérale depuis le début de 2019.

Les armes, un Smith & Wesson 38 Special chargé et un Ruger P95 9 mm, ont été récupérées lorsque des policiers de l’unité des armes à feu et des bandes de rue du Service de police d’Ottawa (SPO) ont intercepté un véhicule circulant de manière erratique vers 1 h sur la promenade Lorry Greenberg dans le sud de la ville.

Trois hommes ont été arrêtés et font face à de multiples accusations dans cette histoire.

C’était la deuxième fois en 24 heures que des policiers du SPO saisirent des armes à feu. 

Tôt jeudi, un pistolet de calibre .45 a été trouvé par un policier dans une voiture sur l’avenue Morisset. 

Un homme a été arrêté dans cette affaire et il doit répondre à des infractions criminelles en matière de possession de stupéfiant et d’une arme à feu.

Aux 40 armes à feu saisies à Ottawa, il faut ajouter une douzaine d’autres armes illégales récupérées par le SPO depuis le 1er janvier de cette année grâce à la collaboration d’Échec au crime.

En 2018, 68 armes à feu ont été saisies par le SPO lors d’interventions policières comparativement à 82 en 2017.

Les 40 armes de poing confisquées lors d’interventions policières cette année sont illégalement entre les mains d’individus, a signalé l’inspecteur Carl Cartright, de l’unité des bandes de rue et des armes à feu de la police d’Ottawa.

Enquête

Chaque arme saisie fait l’objet d’un examen afin d’en trouver la provenance et pour savoir si elle a servi dans une fusillade précédente à Ottawa ou ailleurs. 

La majorité des armes illégales récupérées par la police vient des États-Unis. Elles sont revendues ou passées entre criminels.

« La durée de vie d’une arme à feu s’étend sur des décennies. Une arme à feu peut avoir été utilisée à Montréal et se retrouver à Ottawa ou à Toronto. Une arme peut être tracée à Toronto, et les analyses peuvent déterminer si elle a été utilisée dans un crime dans une autre province. C’est pourquoi déterminer la provenance est très important », a expliqué l’inspecteur Cartright.

45 fusillades

En date du 6 août, Ottawa avait connu 45 épisodes de coups de feu depuis le début de l’année, une baisse d’environ 20 % comparativement à la même période en 2018 alors qu’il y avait eu 54 fusillades, a précisé le SPO.

Quatre personnes ont été atteintes mortellement par balle jusqu’à présent cette année, dont trois dans le marché By.

En 2018, il y avait eu 78 fusillades à Ottawa, un record. Soixante-quinze épisodes de coups de feu ont été enregistrés dans la capitale en 2017, précise la police d’Ottawa.

Selon un rapport de la GRC, 5229 armes à feu prohibées ou à utilisation restreinte ont été saisies par des organismes de services publics canadiens en 2017.

En plus des armes fabriquées par les manufacturiers, des individus en confectionnent de manière artisanale « dans leur sous-sol » spécifiquement pour le marché de la criminalité, a indiqué l’inspecteur Cartright.

« Il y a un marché souterrain pour les armes à feu, et tant que la demande sera là, les fournisseurs seront présents », a spécifié le policier, qui encourage les tribunaux à imposer des conditions de remise en liberté et de cautionnement plus strictes envers les individus en possession illégale d’une arme à feu.

Les nombreux cas de possession illégale d’arme de poing impliquent de jeunes hommes, a précisé l’inspecteur Cartright, qui a souligné l’importance de travailler avec les organismes communautaires qui interviennent auprès des jeunes à risque afin qu’ils évitent les mauvaises influences et le chemin de la criminalité.