Des partisans britanniques encouragent le Français Romain Bardet et le Canadien Michael Woods pendant leur ascension de la 18e étape du Tour de France, jeudi, entre Embrun et Valloire.

Tour de France: Woods a flirté avec la victoire

Malgré deux côtes cassées, Michael Woods a réussi à terminer septième jeudi à la 18e étape du Tour de France.

L’instant de quelques secondes, Michael Woods s’est retrouvé en tête de la 18e étape du Tour de France, jeudi, dans les Alpes.

Si les amateurs canadiens se sont mis à rêver durant ce trajet de 208 km, le cycliste d’Ottawa-Gatineau est demeuré réaliste à sa première présence sur la Grande Boucle. Il a fini par croiser le fil d’arrivée en septième position, à quatre minutes et 46 secondes du vainqueur, le Colombien Nairo Quintana, de l’équipe Movistar.

Septième d’une étape du Tour de France, ce n’est pas vilain. Surtout quand deux de vos côtes sont cassées.

« C’est sûr que je ne suis pas rétabli », a soutenu Woods, qui s’est blessé la semaine dernière. Il avait été impliqué dans une chute collective à 30 km de la conclusion de la 11e étape.

« Elles (côtes) sont encore douloureuses. Mais je ne veux pas me servir de ça comme excuse pour ne pas avoir gagné aujourd’hui. Je retrouve de ma mobilité et ma respiration s’améliore de jour en jour. »

Woods a répété qu’il était heureux « d’avoir pu essayer de s’échapper du groupe de tête ». « Mais je ne suis pas content de ne pas avoir gagné... Mais je n’avais pas des jambes pour gagner aujourd’hui. Espérons que je les aurai dans les deux prochains jours. »

Ce seront deux étapes en montagne de 126,5 et 130 km, respectivement vendredi et samedi, avant de rallier Paris lors de la dernière journée dimanche. Deux étapes que son équipe EF Education First a ciblées en tant que possibilité de victoire pour lui.

Cette 18e étape entre Embrun et Valloire était aussi sur la liste.

Woods a pris la tête avec une vingtaine de kilomètres à parcourir dans le col du Galibier. Mais deux adversaires ont rapidement réagi, dont Quintana.

« Mon objectif principal est de gagner une étape... Je voulais gagner cette étape. J’ai attaqué avec le but de gagner, et non d’arriver deuxième ou troisième ou même septième », a soutenu Woods, dont le meilleur résultat jusqu’ici avait été une 16e place lors de la sixième étape.

« Une fois que j’ai attaqué et que j’ai été ramené dans le groupe, Lutsenko et Quintana se sont envolés. J’ai alors réalisé que l’étape n’était plus à ma portée. »

« J’ai souffert jusqu’à l’arrivée. C’est cool de se retrouver dans le top-10 et de recevoir ces témoignages d’amour de chez moi au Canada. Mais c’est tout ou rien pour moi. Je préfère tenter de gagner, quitte à échouer et me retrouver septième que d’arriver deuxième ou troisième. »

Au classement général, l’ancien coureur de demi-fond occupe le 36e rang, très loin derrière le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step), qui a conservé mon maillot jaune. Son coéquipier chez EF Education First, Rigoberto Uran, est neuvième.

Le Québécois Hugo Houle, de l’équipe Astana, a fini 76e. Il se pointe 106e au classement général.

Surprise en vue ?

« Nous avons accompli ce que nous voulions », a soutenu au Droit le directeur sportif chez EF Education First, Charly Wegelius.

Une de ces choses ? « C’était que Mike tente de gagner l’étape. Il a fait de son mieux contre des adversaires de très grande qualité à sa première participation au Tour. »

Wegelius avait même une prédiction.

« Ce Tour réserve encore quelques surprises », a-t-il dit.

Michael Woods compte déjà une victoire d’étape à un tour cycliste majeur. Il avait remporté la 17e étape du Tour d’Espagne en août 2018.

Un mois plus tard, il avait récolté le bronze aux championnats du monde.

Des performances qui lui ont valu une prolongation de contrat à long terme de la part d’EF Education First en mars.