Les jeunes âgés entre 18 et 22 ans seraient parmi les gens qui se sentent les plus isolés et seuls, selon un rapport de la firme de santé Cigna en collaboration avec la firme de recherche Ipsos.

SXSW: des centaines d’amis Facebook, mais isolés du monde

AUSTIN — Même si nous n’avons jamais été aussi connectés dans l’histoire de l’humanité, nos téléphones pourraient contribuer à un sentiment de solitude et d’isolement, qui prend de l’ampleur dans notre société.

C’est ce qu’ont avancé la journaliste Dawn Fallik et la directrice du laboratoire de neurosciences sociales de l’université Brigham Young, Julianne Holt-Lunstad, lors d’une conférence dans le cadre du festival South by Southwest (SXSW) à Austin au Texas.

D’après un rapport de mai 2018 par la firme de santé Cigna en collaboration avec la firme de recherche Ipsos, les jeunes âgés entre 18 et 22 ans seraient parmi les gens qui se sentent les plus isolés et seuls.

Bien que la corrélation entre l’utilisation fréquente des cellulaires et la hausse du nombre de gens éprouvant des sentiments de solitude ou d’isolement n’est pas clairement définie, les deux chercheuses suggèrent qu’il y a de fortes preuves que nos nouvelles méthodes de communications puissent affecter notre sentiment d’appartenance à un groupe.

Mme Fallik, qui a entrepris des recherches sur les cas de solitude et l’isolement de la génération Z (environ 18 à 22 ans), affirme qu’une grande partie des gens à qui elle a parlé avaient plusieurs traits en commun : ils ont établi moins de connexions fortes depuis leur jeunesse, ont moins l’habitude d’entretenir de petites discussions banales et ont aussi moins de contacts face à face avec leurs proches ou des étrangers.

Certains disaient même préférer les conversations par textos, car ils sont en mesure d’éditer leurs messages et de travailler l’image qu’ils projettent.

«Ne pas pouvoir percevoir le ton d’une personne pose un grand défi dans nos communications en ligne, affirme Mme Fallik. Nous n’entendons pas le sarcasme, nous n’entendons pas la tristesse et le tout devient très difficile à interpréter. Nos corps, en revanche, réagissent à ces interprétations.»

Des contacts réels qui protègent la santé

Pendant ses recherches, Mme Holt-Lunstad a épluché les résultats de plus d’une centaine d’études sur la solitude et l’isolement. Elle affirme que les gens qui maintiennent des vies sociales saines démontrent en moyenne une réduction des risques de mort prématurée de 50 %.

En fait, elle suggère même que les gens qui se retrouvent seuls pour de longues périodes de temps sont plus à risque de développer des maladies chroniques ou inflammatoires, qui pourraient s’avérer graves.

«Il y a beaucoup de preuves qui suggèrent que plusieurs parties de nos cerveaux sont associées au sentiment de menace et que ces parties s’agitent quand nous nous retrouvons seuls ou en compagnie de personnes envers qui nous avons un manque de confiance» dit-elle.

Un manque de vie sociale ou de fraternisation positive, ajoute-t-elle, peut donc, dans des cas chroniques, mener à de sérieux ennuis de santé.

Elle affirme que les relations positives que nous maintenons dans nos vies sont source d’information bénéfiques et qu’elles peuvent aussi nous aider à surmonter des moments difficiles, voir même changer la perspective que nous ayons de notre environnement.

«Plusieurs recherches démontrent que les distances peuvent paraître plus longues quand nous sommes seul que lorsque nous sommes en compagnie de quelqu’un. Des collines peuvent paraîtres plus à pic. Notre environnement nous semble plus difficile à surmonter quand nous sommes seuls», affirme Mme Holt-Lunstad.

De toute évidence, nos modes de communications modernes ne feront pas marche arrière. Néanmoins, les deux chercheuses suggèrent que nous devrions chercher à se réhabituer aux «microconnexions», ces petites conversations ludiques ou banales qui ponctuaient autrefois les moments passés à l’arrêt d’autobus ou dans les salles d’attente.

«Ce n’est pas toujours évident,» dit Mme Fallik «mais vous vous en sortirez gagnants».

Environnement

2015-2019 devrait être la période la plus chaude enregistrée depuis 1850

NATIONS UNIES — Les cinq années 2015 à 2019 devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, après le caniculaire été dernier, a rapporté dimanche l’ONU, à la veille d’un sommet climat en présence d’une soixantaine de dirigeants mondiaux à New York.

La température moyenne pour la période 2015-2019 devrait être plus élevée de 1,1°C par rapport à la période 1850-1900, indique ce rapport publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et qui fournit l’état des lieux le plus actuel sur le climat de la Terre.

Les dernières données confirment la tendance des quatre années précédentes, qui étaient déjà les plus chaudes jamais enregistrées, c’est-à-dire depuis 1850. On savait aussi que juillet 2019, marqué par plusieurs canicules notamment en Europe, avait battu le record absolu de température.

Mais ce degré de différence est une moyenne qui cache des disparités régionales. Les pôles se réchauffent plus vite, et les zones côtières sont plus rapidement menacées.

«Les effets du changement climatique ne sont pas ressentis de façon égale», a commenté le scientifique en chef du bureau météorologique britannique, Stephen Belcher. «Certains pays ressentent certains effets, comme des canicules plus intenses ou des inondations plus graves, plus tôt que d’autres».

Le rapport, publié deux jours après la gigantesque grève de l’école mondiale de vendredi et alors que les dirigeants de la planète convergent sur New York pour l’Assemblée générale annuelle de l’ONU, dresse un bilan sévère de l’inaction des États pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Et encore, les scientifiques ont tendance à être «conservateurs», a prévenu l’une des responsables du rapport, Leena Srivastava. En réalité, les décideurs publics «doivent agir avec beaucoup plus d’urgence», a-t-elle dit en présentant le rapport dimanche.

Pas de recul des émissions

La liste de mauvaises nouvelles sur l’état de la planète est longue et minutieusement détaillée par le rapport de l’OMM.

Ainsi, la montée du niveau des océans s’accélère. Dans la dernière décennie, le rythme est passé à 4 millimètres par an, au lieu de trois par an, à cause de la fonte accélérée des calottes glaciaires aux pôles Nord et Sud, confirmée par de multiples études et observations satellitaires.

Les émissions dues au charbon, au pétrole et au gaz ont poursuivi leur croissance en 2018 et continueront ainsi jusqu’à 2030 au moins, estiment les scientifiques.

Pour 2019, elles seront «au moins aussi élevées» qu’en 2018, prévoient les scientifiques qui ont planché sur ce rapport pour l’ONU en prévision du sommet de lundi.

La concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait atteindre un nouveau pic à la fin de l’année 2019, selon des données préliminaires, soit 410 parties par million.

C’est pour le professeur Dave Reay, de l’université d’Edimbourg, la pire nouvelle du rapport.

«On dirait un relevé de carte bleue après cinq ans de dépenses sans compter», a-t-il écrit. Poursuivant la métaphore bancaire, il ajoute: «Notre plafond global de crédit de carbone est atteint. Si les émissions ne commencent pas à chuter, le prix sera infernal».

Dans l’état actuel des engagements des pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la planète sera plus chaude de 2,9 à 3,4°C d’ici 2100.

Il en ressort que les efforts anti-carbone des pays doivent être multipliés par cinq pour contenir le réchauffement à +1,5°C, comme le prévoit l’accord de Paris de 2015, un objectif que beaucoup d’experts semblent désormais considérer comme illusoire. Ou au minimum par trois pour s’en tenir à +2°C, la limite maximale stipulée par le texte.

En réalité, le réchauffement réel pourrait être encore plus élevé, selon des modélisations climatiques plus récentes, mais qui ne sont pas encore validées par l’ONU, comme celle d’une équipe française qui prévoit +7°C dans un scénario du pire.

«Le fossé n’a jamais été aussi grand» entre ce que le monde veut accomplir et la réalité des plans climatiques des pays, prévient le rapport.

C’est ce fossé que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, veut commencer à combler en accueillant une soixantaine de dirigeants lundi.

Beaucoup de leaders devraient promettre d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, selon lui. À charge pour eux de concrétiser ensuite ces engagements très ambitieux.

Insolite

Un combat entre grizzlys capté sur vidéo en Colombie-Britannique [VIDÉO]

Une Canadienne qui circulait sur l’autoroute Stewart-Cassiar entre Stewart et Meziadin Junction, en Colombie-Britannique, a été témoin d’un spectacle rare, un combat entre deux grizzlys.

Cari McGillivray a partagé vendredi sur Facebook la vidéo d’un duel entre les deux animaux. On peut voir les deux grizzlys se faire face et grogner. Ils ont échangé des coups, passant de la route au fossé pour revenir sur l’asphalte. 

«C'était de loin l'une de mes rencontres préférées avec la faune», a écrit Cari McGillivray dans les commentaires.

À la fin de la vidéo, le plus petit des grizzlys abandonne le combat, poursuivi par l’autre animal. Également, au loin sur la route, on peut apercevoir un loup s’arrêter pour observer la scène.

La vidéo a été visionnée plus d’un demi-million de fois depuis vendredi. Elle a été partagée par plus de 21 000 personnes et a reçu de nombreux commentaires et j’aime.

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Actualités

La projection du «Bat-Signal» à Montréal annulée par les policiers

Montréal n'aura eu des airs de Gotham City que pendant quelques minutes samedi soir. La projection du «Bat-Signal» au centre-ville, qui devait avoir lieu à compter de 20h pour souligner le 80e anniversaire du héros Batman de l'univers de DC Comics, a été annulée à la demande des policiers.

Le «Bat-Signal», ce symbole utilisé par les policiers pour convoquer le ténébreux justicier, devait illuminer la Place Dupuis de 20h à minuit. Il n'a finalement été projeté que pendant une très courte période.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé à La Presse canadienne avoir demandé aux organisateurs — ce ne sont pas eux, ont-ils précisé — de reporter, voire d'annuler, la projection afin de ne pas nuire à une opération dans un parc à proximité de l'édifice.

Un homme souffrant de problèmes de santé mentale se trouvait depuis 17h35 «dans une structure» située dans le parc Émilie-Gamelin, qui est adjacent au lieu de la projection.

Il est finalement descendu à 21h50 au terme de négociations avec les policiers et a été arrêté pour méfait public, a précisé l'agent Jean-Pierre Brabant, un porte-parole du SPVM. Le parc a été entièrement fermé durant l'opération.

Montréal est le seul endroit au Canada qui devait prendre part à l'événement, qui réunit 12 autres villes à travers le monde.

Symbole international

Le troisième samedi du mois de septembre marque l'anniversaire du personnage, créé par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger en 1939.

Le symbole de chauve-souris a d'abord brillé sur le Fed Square de Melbourne, en Australie et, selon le site Web de DC Comics, il devait également faire son apparition à Tokyo, à Berlin, à Barcelone et à Londres.

Le «Bat-Signal» a également éclairé le ciel new-yorkais, avant d'être projeté une dernière fois sur l'hôtel de ville de Los Angeles.

«Le ''Bat-Signal'' est l'une des images les plus facilement identifiables dans toute l'iconographie des superhéros et il sera remarquable de le voir transcender les frontières, les langues et les cultures pour nous unir à travers une seule expérience», a déclaré Pam Lifford, du studio Warner Bros, dans un communiqué plus tôt cette semaine.

Canadien

Le Canadien blanchit les Sénateurs et reste invaincu en pré-saison

OTTAWA — Phillip Danault et Jeff Petry ont amassé un but et une aide chacun et le Canadien de Montréal a blanchi les Séanteurs d'Ottawa 4-0, samedi soir.

Le Tricolore a profité d'une belle performance de son avantage numérique, qui a été parfait en trois occasions, pour rester invaincu en quatre matchs préparatoires. Les hommes de Claude Julien ont également écoulé cinq pénalités.

Petry, Danault et Tomas Tatar ont touché la cible alors que leur équipe jouait avec un homme en plus. Jake Evans a quant à lui inscrit son deuxième but en pré-saison pour le Canadien.

«Ça s'en vient sur l'avantage numérique, a assuré Julien. Nous n'avons pas tous les éléments qui seront à notre disposition en saison, mais la chose la plus importante est que nos joueurs font exactement ce qu'on leur demande. Nous avons beaucoup plus de temps dans la zone offensive et nous avons plus d'occasions de marquer. Nous en avons profité ce soir.»

L'espoir du Bleu-blanc-rouge Nick Suzuki était employé à l'aile sur le même trio que Danault et Tatar et il a une fois de plus démontré son talent. Ancien choix de première ronde en 2017, Suzuki a obtenu une mention d'assistance et il a été impliqué dans plusieurs occasions de marquer.

«Nick continue à bien jouer. Il s'adapte bien et nous savons qu'il peut jouer au centre ou à l'aile. Son jeu n'est pas surprenant», a observé Julien.

Keith Kinkaid a disputé la totalité de la rencontre, repoussant 27 rondelles devant le filet du Canadien. Il a été déjoué une fois, en deuxième période, mais les arbitres ont refusé le but des Sénateurs parce qu'il avait perdu son masque.

«Peu importe qui nous mettons dans la formation, nous jouons du bon hockey en groupe et individuellement. Nous avons de bons matchs et encore ce soir, il y a eu beaucoup de positif, a affirmé Julien. C'est quand même encourageant de voir l'équipe se comporter de cette façon.»

Craig Anderson a amorcé la partie pour les Sénateurs et il a cédé deux fois en 29 lancers. Au terme de la deuxième période, Anderson a laissé son filet à Joey Daccord, qui a réalisé trois arrêts en cinq tirs.

La formation montréalaise poursuivra son calendrier préparatoire en accueillant les Maple Leafs de Toronto, lundi soir au Centre Bell.

Les deux équipes ont connu une première période en dents de scie, mais ce sont les Sénateurs qui ont eu les meilleures occasions de se faire valoir, grâce à trois pénalités consécutives du Tricolore. L'unité défensive du Canadien a toutefois bien travaillé pour protéger son gardien.

Lorsque le Bleu-blanc-rouge a eu droit à son premier avantage numérique du match, il n'a pas fait comme ses adversaires et il a fait bouger les cordages. Dès la 11e seconde à cinq contre quatre, Petry a sauté sur une rondelle libre pour marquer le premier but du Canadien avec un joueur en plus depuis le début des matchs préparatoires.

Quelques minutes après avoir frustré Suzuki grâce à un beau déplacement à sa droite, en fin de deuxième période, Anderson a fait un cadeau aux visiteurs en cafouillant derrière le filet. Riley Barber s'est emparé du disque et il l'a refilé à Evans, qui a battu de vitesse le gardien Sénateurs.

Suzuki a une fois de plus fait sentir sa présence, au troisième vingt, en se positionnant devant le filet lors d'un avantage numérique. Son travail pour voiler la vue à Daccord a mené au but de Tatar, qui venait d'accepter une passe de Mike Reilly.

Seulement 39 secondes plus tard, encore avec un joueur en plus, Danault a gagné la mise en jeu et il s'est dirigé vers adverse. Petry a décoché un tir des poignets qui a touché le joueur de centre avant de battre Daccord, qui a vu la rondelle changer de direction.

Télévision

Prix Emmy: coup de projecteur, et de chapeau, pour les LGBTQ

LOS ANGELES — La 71e édition des Prix Emmy mettra dimanche un coup de projecteur sur des talents et séries portant le flambeau de la communauté LGBTQ, en lice cette année dans de nombreuses catégories, qui reflètent les efforts de Hollywood pour mieux représenter la diversité des États-Unis.

Série la plus emblématique du phénomène, Pose explore la culture des «bals» homosexuels dans le New York des années 1980 et a été sélectionnée à six reprises. Elle sera notamment représentée par Billy Porter, premier homme noir ouvertement homosexuel à concourir aux Prix Emmy dans la catégorie du meilleur acteur pour une série dramatique.

Pose, qui aligne aussi un grand nombre de comédiens transgenres, est également en compétition pour la meilleure série dramatique.

Les acteurs gays Ben Whishaw (A Very English Scandal) et Fiona Shaw (Killing Eve, Fleabag) ont décroché des nominations, de même que l'actrice transgenre Laverne Cox pour son rôle dans Orange Is the New Black.

De nombreux autres artistes se réclamant de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et queer, déconstruisant les normes de genre et de sexualité, dont la comique et présentatrice Ellen DeGeneres, représenteront durant la soirée les couleurs du drapeau arc-en-ciel.

Cette présence reflète une influence croissante à Hollywood et les gros progrès réalisés ces dernières années par l'industrie du divertissement pour mieux prendre en compte les sujets liés à l'identité sexuelle.

Elle illustre enfin la capacité de géants du streaming comme Netflix, Hulu et Amazon, à se saisir de ces sujets de société pour en faire des succès commerciaux, sinon toujours grand public.

«Les choses commencent à changer»

«Le nombre de nominations de LGBTQ cette année aux Emmy Awards est le signe que les choses commencent à changer à Hollywood», affirme à l'AFP Sara Kate Ellis, présidente du GLAAD, une organisation qui promeut la meilleure intégration des LGBTQ dans les médias.

«Avec des nominations pour des séries comme Pose et Special, et des performances comme celles de Hannah Gadsby, Laverne Cox, Billy Porter et bien d'autres, on voit la diversité des gens LGBTQ non seulement représentée dans les grands médias mais aussi célébrée», estime-t-elle.

Ces séries «trouvent un public partout et c'est quelque chose que l'industrie du divertissement ne peut plus ignorer».

D'après le rapport 2018 du GLAAD, le nombre de rôles LGBTQ sur le petit écran a atteint un record : 8,8 % des 857 personnages qui sont apparus à une heure de grande écoute dans des séries télévisées étaient identifiés comme appartenant à cette communauté.

Hollywood ne doit cependant pas s'endormir sur ses lauriers car il y a encore beaucoup de progrès à faire, soulignent les défenseurs de la cause LGBTQ.

«Même si le public réclame un changement, l'histoire des efforts d'Hollywood pour plus de diversité suggère que le problème ne va pas se corriger tout seul», estime un rapport annuel sur le sujet publié par l'Université de Californie UCLA, qui demande que les «intentions» manifestées par la profession se traduisent plus souvent en actes.

Nico Tortorella, qui figure dans la série Younger qui se définit comme «non binaire», ne se reconnaissant pas dans le genre féminin ou masculin, relève que si les thèmes LGBTQ sont plus fréquemment abordés à la télévision, cela ne reflète pas forcément une évolution de la société.

«Il y a une grosse différence entre la société dans son ensemble et ce qui se passe sur les réseaux sociaux», a observé Tortorella, qui va jouer dans une série dérivée de Walking Dead, dans un numéro spécial récemment publié sur la question par le magazine Variety.

«L'époque est troublante, c'est certain. En termes de représentation à Hollywood, oui, ça s'améliore», poursuit l'artiste, «mais beaucoup des personnages écrits pour des gens non hétérosexuels sont encore caractérisés par la violence qu'ils subissent».

Cinéma

Eva Green confie son attirance pour les personnages complexes

SAINT-SÉBASTIEN — L'actrice française Eva Green a confié samedi à l'AFP son attirance pour les personnages complexes, à l'image de l'astronaute qui doit se séparer de sa fille pour vivre son rêve qu'elle incarne dans «Proxima», en compétition au festival de Saint-Sébastien (nord de l'Espagne).

«J'ai vraiment aimé l'idée de cette femme astronaute déchirée entre poursuivre son rêve et devoir abandonner sa fille. C'est toujours intéressant pour un acteur d'incarner un personnage en proie à un conflit», a expliqué Eva Green.

Proxima est réalisé par la Française Alice Winocour. «Elle est très exigeante, elle vous pousse en dehors de votre zone de confort, ce que j'apprécie, parce que j'aime la difficulté, j'aime devoir dépasser mes limites», a ajouté l'actrice, notamment remarquée comme James Bond girl en 2006 dans Casino Royale, ainsi que dans la série d'horreur victorienne Penny Dreadful.

De fait, Eva Green s'est soumise à un entraînement physique rigoureux pour entrer dans la peau de Sarah, une spationaute française qui s'entraîne à l'Agence spatiale européenne, à Cologne.

«J'ai dû faire de la musculation parce que les femmes astronautes doivent avoir un dos solide pour pouvoir porter les combinaisons spatiales, qui sont très très lourdes», a-t-elle expliqué.

«Les films qui se passent dans l'espace en donnent parfois une idée glamour, mais en fait, aller dans l'espace, c'est très dur pour le corps. Il faut être un peu fou pour le faire, ce sont des superhéros!»

Dans le film, qui a été tourné dans de vrais centres d'entraînement d'astronautes, Sarah est sélectionnée pour rejoindre l'équipage de la mission «Proxima», qui doit passer un an sur la Station spatiale internationale, en vue d'un voyage vers Mars.

Une relation mère-fille qui se brise

Mais cela signifie se séparer de sa petite fille de sept ans, qui va devoir vivre avec son père. Alors qu'elle subit les épreuves les plus exigeantes, Sarah doit se faire à l'idée qu'elle doit abandonner Stella si elle veut vraiment réaliser son rêve d'aller dans l'espace.

Le film tourne davantage autour des relations humaines que des effets spéciaux, montrant comment se brise la relation entre une mère et sa fille — interprétée par Zélie Boulant, «une actrice d'une profondeur surprenante pour son âge, très spontanée et avec beaucoup de grâce», selon Eva Green.

Le fait que la réalisatrice et l'actrice principale soient des femmes montre que l'industrie du cinéma évolue, d'après elle.

«C'est un film formidable parce qu'il prend un point de vue féministe, c'est très stimulant de voir une femme astronaute, qui rivalise dans un environnement masculin, dans lequel elle doit bien sûr travailler et s'entraîner plus dur simplement pour être considérée comme une égale», a commenté Eva Green.

Quoi qu'il en soit, il y a encore du pain sur la planche, estime-t-elle. «Les femmes devraient recevoir le même salaire que les hommes, que ce soit au cinéma, dans les entreprises ou dans n'importe quel domaine où elles font le même travail qu'eux. Là, il n'y a pas encore eu beaucoup de progrès...»

Proxima, filmé en anglais, français, allemand et russe, dont la distribution compte également l'Américain Matt Dillon et l'Allemand Lars Eidinger, est en compétition avec 15 autres films pour recevoir la Concha de Oro (Coquille d'or), qui sera décernée samedi prochain.

Musique

La liste des reprises qui sont meilleures que les originales

Where Did You Sleep Last Night (1994), Nirvana

Issue du répertoire folklorique américain, cette pièce est tombée dans l’oreille des fans de grunge quand Nirvana l’a incluse dans son concert acoustique immortalisé par MTV. Une prestation intense culminant avec la voix de Kurt Cobain qui casse sous l’émotion... Et une sortie posthume, sept mois après le décès du chanteur. De quoi en faire un nouveau classique. Geneviève Bouchard

Football

Les Alouettes comblent un retard de 20 points et l'emportent

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal ont comblé un retard de 20 points au quatrième quart et ravi les 19 070 spectateurs au stade Percival-Molson - leur plus importante foule de la saison - avec un gain in extremis de 38-37 aux dépens des Blue Bombers de Winnipeg.

C'est une passe de touché de 15 verges de Vernon Adams fils à Jake Wieneke — sa quatrième du match — qui a permis de créer l'égalité à 37 partout.

«C'est un jeu que je cours souvent. Je longe les traits hachurés. Vernon me dit depuis le début de l'année de le courir exactement d'une façon et il m'a trouvé quand c'était le temps. La passe est passée à quelques millimètres du poteau des buts, jusque dans mes mains. C'était un jeu parfait.»

Boris Bede a concrétisé cette victoire en réussissant le converti.

Les Alouettes ont franchi 95 verges sur cette dernière poussée, alors qu'il ne restait que 62 secondes à écouler. Une spectaculaire passe de 60 verges à Quan Bray a mis la table à celle pour Wieneke. La troupe de Khari Jones a eu le dessus 21-0 au pointage dans la dernière période.

«C'est probablement ma victoire la plus excitante en saison, même si j'ai déjà été impliqué dans plusieurs d'entre elles, y compris cette année, a noté l'entraîneur-chef, Khari Jones. Les gars se sont battus. Peu importe le négatif qui a pu arriver, les gars n'ont jamais abandonné et Vernon a été exceptionnel. Il a fait une erreur et s'est immédiatement repris. La défense a fait le boulot quand ç'a compté: ils n'ont accordé que trois points en deuxième demie.»

Chris Matthews a inscrit deux majeurs contre son ancienne formation. DeVier Posey et Adams ont inscrit les autres.

Adams a connu le meilleur match de sa carrière, avec 488 verges de gains aériens. Il a complété 27 de ses 43 passes et n'a commis qu'une interception. Il a ajouté 38 verges au sol en six courses.

Il s'agit d'un retour historique pour les Alouettes (7-5), qui perdaient 34-10 à un certain moment. C'est la première fois de leur histoire qu'ils comblent un retard de 24 points. L'ancien record était un écart de 20 points comblés, le 10 juillet 1981, face aux Argonauts de Toronto. Vince Ferragamo pilotait alors l'attaque des Oiseaux.

La réplique des Blue Bombers (10-4) est venue des trois touchés du quart Chris Streveler (19 en 22, 180 verges, un touché une interception), un autre de Dervin Adams et un dernier par Kyrie Wilson en défense.

Actualités

S’élever au-dessus de la maladie... en hydravion!

Hugo Desrochers a combattu une leucémie en 2010. En rémission, il souhaitait s’impliquer auprès d’autres personnes atteintes d’une maladie. Puis il a décidé d’unir ses deux passions, l’aviation et le désir d’aider les enfants, pour créer la fondation Vol d’un survivant à l’autre.

Hugo et son équipe offrent la chance aux enfants malades et à leur famille de faire un tour d’hydravion au-dessus du Lac Saint-Augustin, tout à fait gratuitement. Cette année marque la huitième édition de l’événement.

«C’est comme un petit Rêves d’enfants. La première édition, il y a eu un vol. Après on a grandi, et grandi. L’année passée, il y en a eu 13 et cette année, on est rendu à 34, avec quatre avions pour réaliser les vols.»

En plus de tenir une journée d’activités, où les enfants et leurs familles s’amusent pour ensuite sauter dans un hydravion pour voler au-dessus de la ville, la fondation de M. Desrochers amasse des sous. La somme entière est remise à la Fondation Charles-Bruneau, qui partager leurs valeurs et objectifs.

«Je suis fier de dire que cette journée, c’est notre équipe qui crée l’activité, avec tout plein de bénévoles et de commanditaires. Ça prend quelqu’un du milieu, sinon ce genre d’activité n’existerait pas. La Fondation Charles-Bruneau nous offre un soutien et une notoriété.»

Un cadeau

Samedi en début d’après-midi, M. Desrochers revenait tout juste de compléter un vol avec une famille. Le petit garçon débarquait de l’avion tout heureux, les yeux brillants.

«Les parents disaient qu’il était en traitement de chimiothérapie toute la semaine. Il pensait à son tour d’avion et ça a été sa motivation. Entendre ça, c’est ma paie pour l’année. C’est trippant de voir l’émotion des gens quand on les entre dans l’avion, quand on revient. On sort de l’avion et on est émerveillés.»

L’objectif de cette journée de vol est d’offrir un moment de répit aux familles, de les aider à passer au travers de moments difficiles. Après huit ans, le fondateur et pilote réalise moins de vols qu’avant, il est bien occupé avec l’organisation de la journée, les jeux gonflables ou l’alimentation.

«Au début, je faisais tous les vols, je me suis distancé pour organiser la journée, mais c’est important pour moi de continuer à faire quelques vols pour rester connecté avec ce que j’ai bâti. C’est le plus important.»

Vol d’un survivant à l’autre aura amassé plus de 20 000 $ en dons cette année.

Actualités

Près de 500 employés de la Sépaq en grève, perturbant les activités de chasse

MONTRÉAL — Près de 500 employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) sont en grève depuis minuit samedi, perturbant ainsi les activités de chasse.

Toutes les 13 réserves fauniques et l'Auberge Port-Menier sont touchées par ce débrayage. Ces endroits demeurent ouverts au public, mais certains services pourraient être affectés. Par exemple, les chasseurs ont accès au territoire et à leur zone de chasse, mais ils pourraient être affectés dans les services de restauration, de ménage ou de guide. Dans ces cas, des remboursements ont été prévus, a expliqué le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.

Mais avant même d'amorcer le débrayage, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui représente les employés de la Sépaq en grève, a toutefois accusé l'employeur d'avoir planifié le recours à des «briseurs de grève potentiels». Une mise en demeure a donc été envoyée à la Sépaq, vendredi à midi, a indiqué le président général du SFPQ, Christian Daigle, en entrevue à La Presse canadienne samedi matin. Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a été mis en copie sur le document.

«On a des informations comme quoi des gens auraient été embauchés comme guides de chasse, qui n'ont pas l'accréditation et qui ne sont pas du personnel d'encadrement, raconte M. Daigle. On sait qu'il y a des gens qui sont arrivés de l'île d'Anticosti, qui ne sont pas des gens de la Sépaq [...] pour accomplir les tâches de nos membres. Il y a également des agents de conservation de la faune qui se sont fait demander de patrouiller sur le territoire de la Sépaq alors que ce n'est pas leur mandat principal.»

Du côté de l'employeur, on conteste la perception du syndicat. Joint au téléphone samedi, le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin, a assuré qu'aucun briseur de grève ne se trouve aux endroits touchés par la grève.

«Il n'y a que des employés-cadres, reconnus comme tels au sens du Code du travail, qui font du travail d'employés syndiqués qui sont en grève présentement», a affirmé M. Boivin.

«Le plan de contingence qui a été mis en place par la Sépaq pour s'assurer de garder l'accès au territoire respecte le Code du travail», selon le porte-parole de la Sépaq, ce que met en doute le syndicat.

«Présentement, tout cadre à la Sépaq ne peut pas accomplir les tâches dans les réserves fauniques parce que ça prend quelqu'un qui a les accréditations, qui fait déjà partie de l'équipe de la réserve faunique, rétorque M. Daigle. Un cadre dans un parc national n'a pas le droit d'aller dans une réserve faunique pour faire le travail, tout comme un cadre embauché après le 1er janvier 2019, donc après le début des négociations.»

Le débrayage amorcé par les syndiqués des réserves fauniques va se poursuivre jusqu'à jeudi matin, à moins d'une entente. D'autres moyens de pression ne sont pas exclus non plus de la part des 2000 autres employés syndiqués de la Sépaq, selon M. Daigle.

Les négociations entourant le renouvellement de la convention collective des employés de la Sépaq sont interrompues depuis mercredi soir, les positions des parties semblant irréconciliables.

Des demandes jugées «déraisonnables»

Plus tôt cet été, les deux parties semblaient pourtant près de s'entendre. En fait, une entente de principe avait même été conclue dans les heures précédant les vacances de la construction, mais celle-ci a été rejetée par les syndiqués qui estiment que leurs conditions salariales ne reflètent pas le coût de la vie. L'entente de principe rejetée prévoyait des augmentations d'un peu plus de 5 % sur cinq ans.

«Les nouvelles demandes viennent augmenter de 50 % le coût de ce qui avait été convenu à l'entente de principe qui était intervenue en juillet, déplore M. Boivin. Ces demandes ont été jugées irréalistes et déraisonnables par la partie patronale.»

C'est ce qui explique, selon lui, que les négociations soient rompues et qu'il n'y ait pas de date de retour prévue à la table de négociation présentement, même si un conciliateur est toujours impliqué dans le dossier.

Du côté syndical, Christian Daigle reconnaît que c'est le volet salarial qui est au coeur du litige. Il ne comprend pas que l'employeur n'a pas modifié son offre depuis le rejet de l'entente de principe, d'autant plus qu'il estime que cela va à l'encontre de ce que souhaite le premier ministre François Legault, lui-même.

«C'est pourtant ce que le premier ministre Legault disait lorsqu'il a dit que les syndiqués devraient s'attendre à avoir le coût de la vie et pas nécessairement plus», en référence à la prochaine ronde de négociations dans le secteur public.

«Si M. Legault offre le coût de la vie pour les employés de l'État, et bien nos membres en font partie», martèle le président du SFPQ qui souligne que la moyenne salariale se situe entre 16$ et 17$ de l'heure pour les employés de la Sépaq.

«Eux qualifient ça de déraisonnable! À travers les dernières conventions collectives, les membres se sont appauvris parce qu'il y a eu l'austérité libérale, la crise économique. Aujourd'hui, le gouvernement du Québec nage dans les surplus budgétaires», ajoute-t-il.

Il a justement été question des surplus budgétaires dans les couloirs de l'Assemblée nationale, jeudi, mais le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, répétait qu'il souhaitait toujours une entente qui respecte la capacité à payer des contribuables québécois.

«Il faut faire attention avec les surplus. Vous savez, il y a d'autres négociations qui s'en viennent, soulignait le ministre en mêlée de presse. On a des gens dans les zecs ou dans d'autres milieux qui nous demandent de respecter leur capacité de payer et si on vient déstabiliser tout le système, à un moment donné ça ne marchera plus.»

La Sépaq compte environ 3000 employés, dont quelque 2500 travailleurs syndiqués avec le SFPQ, et plusieurs employés saisonniers. Tous ces travailleurs sont encadrés par neuf conventions collectives qui font l'objet des négociations actuelles.

Le Mag

Grandir à la ferme: la garderie dans le champ

Mardi matin, 10h. Sur le boulevard Louis-XIV, au nord de Beauport, les cigales chantent dans un grand champ où mûrissent les citrouilles de la ferme Bédard Blouin. À côté, une vieille maison fraîchement rénovée et additionnée d’une grande annexe moderne. Tout est calme… jusqu’à ce qu’une porte s’ouvre sur le côté et laisse s’échapper une ribambelle d’enfants sautillants. Bienvenue dans une garderie nouveau genre, où la nature est au cœur de la vie quotidienne.

À peine sortis, les petits courent vers le champ. L’un d’eux s’arrête, ramasse une roche et la montre, tout fier, à son éducatrice Mélanie Deslauriers. Au menu aujourd’hui pour ce groupe de l’installation Les Pouces verts du CPE La Courtepointe: cueillette de fleurs sauvages, destinées au pressoir. «Tu vois, c’est celle-ci qu’il ne faut pas cueillir. Oh! Regarde la petite araignée!», lance Jennifer Carpentier, qui suit de près avec son propre groupe. 

Les enfants ont investi la garderie Les Pouces verts depuis quelques semaines seulement. Déjà, les petits et grands explorent le verger et les champs à chaque sortie. À terme, les groupes d’enfants âgés de 4 à 5 ans vont s’aventurer plus loin, dans la forêt qui borde la ferme Bédard Blouin, et y passer des journées complètes, repas et sieste compris. «Ils vont se bâtir des abris», explique Marie-Ève Larouche, directrice adjointe, qui nous fait le tour du propriétaire.

Bleuet adapté

Chicoutimi, tu te fous de moi ?

Par définition, un handicap est une limitation dans l'accomplissement d'activités courantes ou l'exercice d'un rôle social. Ainsi, le handicap se définit par la relation d'une personne avec son environnement. Saguenay est-elle suffisamment adaptée et accessible pour favoriser l'accès aux services et la pleine participation à la vie de la communauté ? Ou, à l'opposé, les barrières culturelles, physiques et sociales y sont-elles trop nombreuses ? Le journaliste et chroniqueur Julien Renaud, qui se déplace en fauteuil roulant motorisé, a parcouru les artères principales de la ville pour établir un portrait de la situation par arrondissement. Premier arrêt : Chicoutimi. 1 de 3

CHRONIQUE / Chicoutimi, tu m’insultes ! Si je me fie à mon expérience sur le terrain, tu sembles juger que les personnes qui se déplacent en fauteuil roulant ne méritent pas d’être prises en compte ! Tu sais, 48 % de tes commerces ne sont pas accessibles. Et que dire de tes services municipaux ? Si je comprends bien, tu veux que je reste chez moi ? C’est dégradant.

Impossible de rentrer dans un commerce sur deux !

J’ai roulé pendant six heures dans les centres-villes de Chicoutimi, lundi, pour constater leur niveau d’accessibilité. J’ai commencé par le quartier du Bassin, puis j’ai fait la rue Roussel, à Chicoutimi-Nord, avant de retraverser le pont Dubuc pour parcourir la Racine.

Actualités

Sauvetage inusité de trois chatons

Trois chatons en mauvaise posture et un trio de bénévoles déterminés de la fondation les Chatmoureux : il n’en fallait pas plus pour qu’une opération de sauvetage soit lancée cette semaine, rue Gatien à Granby. Et, cerise sur le sundae, l’histoire connaît une fin heureuse.

« Ça a été un sauvetage intense. Je n’ai jamais creusé autant que ça », raconte l’un des bénévoles qui ont participé à l’opération, Mario Bergeron.

Le Mag

Coiffeur de jour, drag queen de nuit

Petit, Marc Boily ne fouillait pas dans les robes de sa mère. Il n’a jamais particulièrement aimé s’habiller en femme. Et pourtant, c’est ce qu’il fait depuis 30 ans.

C’est un peu par hasard que Marc Boily a commencé, à l’adolescence, à se transformer en drag queen le soir. De fil en aiguille, l’homme originaire d’Alma s’est monté un personnage qui a su se faire remarquer de Montréal à Toronto, en passant par New York et San Francisco. On a également pu le voir dans les séries Cover Girl et Les Bougons, ainsi que dans le film Cruising Bar 2. De retour dans sa région natale depuis dix ans, Marc Boily est coiffeur de jour et se transforme en Karine O’Kay le soir. Il – ou elle, c’est selon – montera d’ailleurs sur la scène du Côté-Cour samedi, en compagnie de son nouvel acolyte Maxim St-Pierre, alias Ivagina Bob Stogonof.

Actualités

Des derniers moments précieux pour Mario Pelchat et sa mère

Mario Pelchat ne s’attendait pas à un tel raz-de-marée en écrivant sur les réseaux sociaux, samedi dernier, que sa mère venait de rejoindre ce qui s’apparente à sa dernière demeure, la Maison Colombe-Veilleux, un établissement de soins palliatifs de Dolbeau-Mistassini.

« Quand je suis sorti de la Maison Colombe-Veilleux, je venais d’entendre, pour l’une des rares fois de ma vie, de la bouche de ma mère : ‘‘Je t’aime.’’ Nous n’avons jamais manqué d’amour, mes parents nous le démontraient autrement, à travers plusieurs gestes. Ils font partie de cette génération qui ne disait pas ‘‘Je t’aime’’ à outrance. Et c’est tellement venu me chercher. Je suis arrivé au chalet, il était tard, mon épouse dormait et j’avais envie de parler à quelqu’un. J’ai écrit ce texte en croyant qu’il serait lu par quelques proches », a-t-il confié au Progrès, vendredi en fin de journée, alors qu’il roulait en direction de Dolbeau-Mistassini afin de retrouver sa mère Raymonde et le reste de sa famille.

Justice et faits divers

Trois hommes accusés d’entrée par effraction chez des personnes âgées

Éric Lemieux, Pascal Grandisson et Dave Martel ont été accusés, vendredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, d’entrée par effraction avec intention d’y commettre un acte criminel. Jeudi soir, ils se seraient introduits dans un appartement où résident des personnes âgées qu’ils ne connaissent pas avant d’être arrêtés par les agents du Service de police de Saguenay.

Les circonstances entourant l’événement qui s’est produit sur la rue Saint-Paul sont toujours nébuleuses. Me Denis Otis a affirmé au Progrès qu’il n’avait que peu d’informations pour l’instant sur les événements. « On parle d’une entrée par effraction présumée, dans une maison d’habitation. On a reçu la communication de preuve, ça semble évidemment sérieux comme accusation », a-t-il expliqué.

Actualités

Pesticides: «Nous avons failli à la tâche», selon Louis Robert

«Nous avons failli à la tâche.» Le constat que pose le sonneur d’alerte Louis Robert est brutal : si l’agriculture actuelle peine tant à réduire sa dépendance aux pesticides et aux engrais, c’est parce que les mécanismes de surveillance de l’industrie étaient insuffisants ou ont mal fonctionné.

M. Robert est cet agronome du Ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ) qui a dénoncé dans les médias, en 2018, les ingérences lourdes et répétées du privé dans la recherche scientifique menée au Centre de recherche sur les grains (CÉROM), pourtant principalement financé par le public. Une note ministérielle montrait que le MAPAQ était au courant du problème, mais M. Robert — un agronome de grande réputation — avait tout de même été congédié en janvier dernier. Il a toutefois été réintégré dans ses fonctions cet été, avec des excuses du premier ministre François Legault.

«On a beaucoup d’outils qui [permettraient] de se passer des pesticides», a dit M. Robert, vendredi midi, lors d’une conférence à l’Université Laval. Par exemple, a-t-il illustré, si on faisait du dépistage des insectes ravageurs avant d’appliquer des pesticides, on pourrait se passer de pesticides dans la plupart des cas. Une étude réalisée au CÉROM en 2014 et 2015 dans une cinquantaine de champs de maïs du Québec a trouvé que les ravageurs n’étaient suffisamment abondants pour causer des problèmes que dans 3,8 % des cas. Or jusqu’à tout récemment, 99 % des semences de maïs étaient traitées préventivement avec des néonicotinoïdes (un insecticide). C’est donc dire que la grande majorité de ces pesticides sont utilisées en pure perte, a plaidé M. Robert.

Or jusqu’aux années 90, le dépistage était beaucoup plus utilisé qu’aujourd’hui. Si cet «outil»-là (et d’autres) ne sont pas plus utilisés de nos jours, c’est parce que les autorités publiques n’ont pas joué leur rôle et ont laissé l’industrie prendre presque toute la place, estime l’agronome.

«D’une part, les conseillers de l’industrie sont plus présents sur le terrain que les conseillers qui ne sont pas liés à l’industrie. Et d’autre part, parmi les agronomes, il y a maintenant une majorité qui sont du privé alors qu’avant, c’était le contraire : il y avait plus d’agronomes du public. [... Alors] ça revient toujours à la présence d’agents de transfert technologique, les vulgarisateurs, sur le terrain avec les producteurs. Et même les représentants [des distributeurs de pesticides, NDLR] réclament ça maintenant, ils reconnaissent que ça a été un manque», indique M. Robert.

À son avis, la structure de gestion de groupes de recherche comme le CÉROM — et il en existe d’autres du même genre au Québec, bien qu’ils n’aient pas connu de scandale d’ingérence —, où le financement est largement public, mais la gestion, surtout privée, doit être revue. «Je parlais récemment à une chercheuse de l’Université Cornell [dans l’État de New York, NDLR], et elle n’en revenait pas que des compagnies au Québec siègent sur des comités d’élaboration des recommandations. Et elle m’a dit : tu peux chercher dans les 50 États, tu ne trouveras ça nulle part. Même aux États-Unis, paradis de la libre entreprise, il n’y a pas de compromis sur [la séparation des intérêts public et privé, NDLR]. Les gens du privé font leur affaire, et les gens du public font la leur», dit l’agronome.

Rappelons que M. Robert a été invité à témoigner devant la commission parlementaire sur les pesticides, la santé publique et l’environnement, qui aura lieu la semaine prochaine.

Football

Les Patriots libèrent le receveur Antonio Brown après une autre accusation

FOXBOROUGH, Mass. — Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont décidé de libérer le receveur de passes Antonio Brown après qu’une deuxième victime alléguée l’eut accusé d’inconduite sexuelle.

La formation de Foxborough est la troisième à perdre patience avec le comportement du receveur en sept mois.

Les champions en titre du Super Bowl en ont fait l’annonce en fin de journée, vendredi, dans un communiqué envoyé aux journalistes. Trois minutes plus tôt, Brown avait envoyé un message sur les réseaux sociaux remerciant les Patriots pour l’opportunité.

Brown a été accusé de viol par son ancienne préparatrice physique. Il fait aussi face à des allégations d’inconduite sexuelle d’une deuxième victime. Il se serait dénudé devant l’artiste venue peindre une murale dans sa résidence.

L’entraîneur-chef des Pats, Bill Belichick, et le quart-arrière Tom Brady ont tous deux refusé de commenter la situation de Brown - l’un des plus prolifiques receveurs de la NFL depuis 10 ans - lors de leur disponibilité média de vendredi. Belichick a dit en matinée que l’équipe «étudiait des éléments» avant de couper court sa conférence de presse quand les journalistes ont continué de poser des questions sur Brown.

Questionné à savoir s’il s’attendait à voir Brown jouer contre les Jets de New York, dimanche, Belichick a simplement affirmé qu’il «était dans la formation».

Environ cinq heures plus tard, il ne l’était plus.

Dans le courriel attribué à un «porte-parole» des Patriots, l’équipe a indiqué: «Nous apprécions le travail acharné déployé par plusieurs personnes au cours des 11 derniers jours, mais nous croyons qu’il vaut bien aller dans une direction différente à ce moment-ci».

Selon un article du Sports Illustrated, l’artiste a reçu «un message texte de groupe qui semblait provenir du même numéro de téléphone que Brown lui avait donné en 2017. Le message à la chaîne, qui comprenait quatre autres numéros de téléphone, incluait des photos d’elle et de ses enfants alors que la personne qu’elle croit être Brown encourageait les autres à enquêter sur l’artiste. La personne ayant envoyé le message texte accusait l’artiste d’avoir inventé son récit de l’incident de 2017 afin d’obtenir une somme d’argent».

Les avocats de l’artiste ont mentionné dans un communiqué que la NFL et les Patriots avaient «pris au sérieux les préoccupations de leur cliente».

«Elle voulait que les menaces et l’intimidation cessent et nous espérons que ce soit le cas, ont écrit les avocates Lisa Banks et Debra Katz dans un courriel envoyé aux journalistes. La NFL nous a assuré que peu importe le statut d’Antonio Brown, elle allait continuer son enquête.»

Plus tôt, l’équipementier Nike a rompu ses liens avec le receveur. Par courriel, la compagnie a simplement indiqué que «Antonio Brown n’est plus un athlète Nike».

Nommé quatre fois parmi l’équipe d’étoiles de la NFL, Brown a capté 837 passes en neuf saisons avec les Steelers de Pittsburgh. L’équipe l’a envoyé aux Raiders, qui lui ont consenti un contrat de trois ans d’une valeur de 50 millions $ US.

Brown n’a cependant disputé aucun match avec les Raiders, car ils l’ont libéré avant l’ouverture de la saison. Les Patriots ont embauché le receveur quelques heures plus tard, lui offrant un contrat d’un an d’une valeur de 15 millions $.

Vendredi, les coéquipiers de Brown ont insisté sur le fait qu’ils tentaient de se concentrer sur leur duel contre les Jets et qu’il faisait de même.

Techno

Respect de la vie privée: Facebook suspend des dizaines de milliers d'applications

SAN FRANCISCO — Facebook, soumis à une pression croissante des autorités américaines, a annoncé vendredi avoir suspendu de la plateforme des dizaines de milliers d’applications, qui posent potentiellement un risque en termes de respect de la vie privée de ses utilisateurs, d’après une enquête interne menée sur des millions d’applications.

Le réseau social a lancé cette enquête en réponse au scandale dit de Cambridge Analytica: en 2018, un lanceur d’alerte a révélé que cette entreprise britannique avait mené des campagnes de manipulation massives, via des applications tierces sur Facebook, pour influencer les électeurs américains et britanniques.

«Nous avions promis à l’époque que nous passerions en revue toutes les applis ayant eu accès à des quantités importantes d’informations (sur les utilisateurs, NDLR) avant le changement de notre règlement en 2014», explique dans un communiqué Ime Archibong, vice-président des partenariats chez Facebook.

Pour cette grande enquête, la plateforme a travaillé avec des «centaines de personnes: avocats, enquêteurs externes, analystes de données, ingénieurs (...)», afin de «mieux comprendre les mécanismes abusifs» et pour pouvoir, in fine, «déloger les acteurs néfastes parmi les développeurs».

Les suspensions concernent 400 développeurs, mais «ne signifient pas nécessairement que ces applis représentent une menace pour les gens», a indiqué Ime Archibong.

«Loin d’avoir fini» 

En mars 2018, un ancien employé de la société d’analyse de données britannique Cambridge Analytica (CA) a révélé qu’elle avait récolté à leur insu les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook aux États-Unis.

Des informations qui auraient permis d’élaborer des profils psychologiques pour les cibler ensuite avec des messages politiques, notamment en faveur du Brexit ou de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine en 2016.

L’agence de protection des consommateurs américaine a infligé en juillet une amende record de 5 milliards de dollars à Facebook pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur le contrôle de leur vie privée, notamment lors de cette fuite massive de données personnelles.

«Nous sommes loin d’avoir fini» relate Ime Archibong à propos de l’investigation interne en cours. «Tous les mois, nous incorporons ce que nous avons appris et nous réexaminons les manières pour les développeurs d’utiliser nos plateformes», comme Instagram, réseau social plus axé sur les photos et vidéos, et la messagerie Messenger.

Il rappelle que la plateforme a restreint les possibilités pour les applications de collecter des données à moins de démontrer qu’elles servent à «améliorer l’expérience de l’utilisateur. (...) Les applis dont l’utilité est limitée, comme les jeux-questionnaires de personnalités, ne sont plus autorisées sur Facebook».

Actions en justice 

Certaines applications ont été suspendues parce qu’elles «n’ont pas répondu à nos requêtes demandant plus d’informations», précise-t-il, et quelques-unes ont été interdites, notamment pour «avoir partagé des données de façon inappropriée» ou «ne pas avoir protégé l’identité d’utilisateurs».

Facebook a aussi entrepris des actions en justice contre des sociétés qui refusent de coopérer ou qui ont créé des applications pour pirater les téléphones d’usagers.

Depuis l’éclatement du scandale de Cambridge Analytica, le réseau aux 2,4 milliards d’utilisateurs est soumis à une attention toute particulière, notamment de la part des gouvernements occidentaux, concernant l’usage et la gestion des données personnelles. Il fait face à plusieurs enquêtes aux États-Unis sur ce sujet ainsi que sur ses pratiques commerciales.

Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rencontré des élus au Congrès américain. Selon le sénateur Josh Hawley, il a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids de son réseau social.

Le modèle économique de Facebook repose sur la collecte de données des utilisateurs, qui sont anonymement agrégées et revendues aux annonceurs pour un ciblage publicitaire à la fois très fin et à très grande échelle.

Santé

Québec veut offrir 1,5 million d'heures de plus en soins à domicile cette année

MONTRÉAL — Le gouvernement québécois veut offrir plus de 1,5 million d'heures supplémentaires en soins à domicile cette année, notamment pour les aînés.

Ces soins seront payés à même la somme de 280 millions $ annoncée et mise de côté dans le budget provincial de mars dernier.

Vendredi matin, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a qualifié cet investissement d'«historique».

Elle a détaillé comment les 280 millions $ seront dépensés lors d'une conférence de presse tenue dans le CLSC de Verdun, à Montréal, en compagnie de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, et du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

L'objectif est de fournir des soins à davantage de personnes, a dit la ministre, et d'intensifier les services pour ceux qui les reçoivent déjà.

Selon elle, les investissements du gouvernement caquiste permettront d'offrir plus de 1,5 million d'heures supplémentaires en soutien à domicile. Pour l'année 2019-2020, cela correspond à une augmentation de 20 % des heures par rapport à 2017-2018, soutient-elle.

Cela peut aussi permettre l'embauche de quelque 2570 nouveaux employés, à temps complet, pour prodiguer ces soins.

La majorité des sommes, soit 171 millions $, sont allouées pour augmenter le volume et l'intensité des soins pour les aînés, pour les personnes présentant une déficience physique ou une déficience intellectuelle, ainsi que pour celles vivant avec un trouble du spectre de l'autisme.

Questionnée sur la pénurie de travailleurs en santé pour combler de tels postes, la ministre McCann a répondu que son ministère fait beaucoup d'efforts pour la formation, qu'il offre des bourses et tente de recruter à l'étranger. Elle incite les établissements de santé à offrir aux employés des postes permanents, à temps complet, pour les rendre plus attrayants.

Elle a aussi dit comprendre que le gouvernement doit se pencher sur la question de la rémunération de ces travailleurs.

Actualités

Intoxiqué et armé, il trouble la messe à Saint-Césaire

La messe matinale a été bousculée par un homme intoxiqué, vendredi, à Saint-Césaire.

L’individu s’est présenté dans le bâtiment religieux de la rue Notre-Dame alors qu’une messe y était célébrée et aurait troublé la quiétude des fidèles présents. 

Il se serait alors mis à crier et il aurait même enlevé son chandail pour montrer ses tatouages au curé. L’intervention des policiers a été sollicitée. 

À leur arrivée, ils ont aussitôt arrêté l’homme âgé de 42 ans. 

En effectuant une fouille, les policiers ont découvert une arme prohibée et ont constaté que l’individu était en infraction relativement à une condition d’une ordonnance de probation. 

Le Césairois a été conduit au poste de police pour y être interrogé. 

Danny Gagnon a été formellement accusé, vendredi, au palais de justice de Saint-Hyacinthe. 

Affaires

Une invention latuquoise pour rouler la neige au lieu de la pousser

La Tuque — Deux entrepreneurs latuquois viennent de lancer une nouvelle gratte à neige, qui espère-t-on, pourrait révolutionner le marché. Francis Michaud et Paul Duchesneau souhaitent, avec leur produit 100 % québécois, améliorer de façon significative les performances des grattes à neige.

«On est fiers et pas à peu près. On a réussi même si ce n’est pas toujours évident. Il a fallu s’investir au maximum», lance Paul Duchesneau.

Actualités

Le Droit dans l’œil de la tornade

La tornade du 21 septembre 2018 a laissé des familles sans toit, défiguré le paysage urbain des quartiers Mont-Bleu et de Dunrobin, et provoqué aussi un élan de solidarité communautaire dont les journalistes sont souvent les premiers et privilégiés témoins. Nous avons demandé aux membres de notre équipe de revenir en mots sur les premières heures de cet événement hors-norme. Voici la tornade telle que vécue par l’équipe du Droit.

Affaires

Airbnb veut poser ses valises en Bourse en 2020

NEW YORK — Les millions d’utilisateurs d’Airbnb, géant de la location de logements touristiques entre particuliers, auront peut-être un jour l’opportunité de devenir propriétaires d’une partie des actions de l’entreprise : le groupe californien a annoncé son intention d’entrer en Bourse en 2020.

Dans un communiqué minimaliste, l’entreprise a fait jeudi part de ses objectifs boursiers, sans donner davantage de détails.

Créée en 2008, Airbnb fait partie des «licornes», ces start-up technologiques valant plus d’un milliard de dollars avant même leur introduction boursière.

Basée à San Francisco, la plateforme, emblème de l’économie du partage au même titre qu’Uber, Lyft et WeWork, a pris son essor peu après la crise financière de 2007.

Elle propose aujourd’hui «plus de six millions de lieux uniques dans près de 100 000 villes et 191 pays», selon le site de l’entreprise, cofondée et dirigée par Brian Chesky.

En quelques clics, les utilisateurs peuvent réserver des logements entiers, des chambres privées ou des chambres partagées à travers le monde, généralement pour des séjours de courte durée.

Populaire auprès de millions de touristes pour ses prix jugés attractifs, Airbnb s’est attiré les foudres de nombreux professionnels de l’hôtellerie, qui l’accusent de réduire leurs parts de marché et réclament aux autorités un meilleur contrôle des activités de la compagnie américaine.

Plusieurs municipalités ont réagi, reprochant à l’entreprise de ne pas respecter les obligations qui régissent la location d’appartements privés. En février, la mairie de Paris a ainsi assigné en justice la plateforme, passible d’une amende de 12,5 millions d’euros pour avoir mis en ligne 1000 logements non enregistrés.

Ces dernières années, le groupe a cherché à diversifier son activité, se lançant notamment dans la réservation de restaurants et mettant à disposition de ses utilisateurs des «expériences», où des tiers peuvent proposer des activités payantes.

En juin, le groupe a également ouvert une plateforme de location en ligne de maisons et villas de luxe.

Contexte difficile

Airbnb a affirmé mercredi avoir dégagé un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dollars au deuxième trimestre 2019 pour la deuxième fois depuis sa création.

L’entreprise n’a toutefois pas donné d’indication sur un éventuel bénéfice. L’agence financière Bloomberg avait rapporté au début de l’année qu’Airbnb avait affiché un bénéfice d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement (Ebitda) en 2017 et 2018.

Son arrivée prochaine sur les marchés se fera dans un contexte difficile pour ces jeunes pousses, qui bouleversent les secteurs économiques.

WeWork, qui a révolutionné les bureaux partagés, a en effet décidé mardi de repousser son entrée à Wall Street «d’ici à la fin de l’année», alors que la valeur de l’entreprise a fondu de plus de moitié en quelques mois, suscitant les interrogations des investisseurs.

De leur côté, les spécialistes de la réservation de voiture avec chauffeur Lyft et Uber, qui ont connu leur baptême du feu boursier respectivement en mars et en mai, ont vu leurs titres s’effondrer. Depuis leur arrivée à Wall Street, les actions des deux groupes ont dégringolé d’environ 24 %.

De façon générale, les marchés s’interrogent sur le modèle économique de ces sociétés, qui alignent les pertes depuis leur création et ne parviennent toujours pas à convaincre qu’elles peuvent gagner de l’argent en dépit de lourds investissements.

Justice et faits divers

Des remords pour une mauvaise blague de bombe à l'aéroport

Pourquoi, en 2019, un touriste parle-t-il encore de bombe dans un aéroport?

C’est la question que tout le monde se posait jeudi, lors de la comparution de Catherine-Louisianne Ambroise-Rendu, 64 ans, une fonctionnaire retraitée, originaire de Lyon en France.

La dame aux cheveux blonds courts et au look sportif a atterri en début d’après-midi mercredi à l’aéroport Jean-Lesage. Elle venait visiter des amis et aider sa nièce, qui emménageait à Québec pour ses études.

Mme Ambroise-Rendu passe les douanes canadiennes puis se dirige vers le carroussel à bagages. La touriste s’interroge alors sur le poivre qu’elle apporte dans ses valises pour offrir en cadeau.

Elle interpelle un agent des services frontaliers. Ce dernier lui demande s’il s’agit de poivre pour manger. L’agent a en tête une autre sorte de poivre, en aérosol, qui peut être une arme prohibée.

La touriste semble trouver la question absurde. «Bien sûr que c’est pour manger!», lance la Française. 

Lorsque l’agent lui demande si elle a d’autre chose dans sa valise, Mme Ambroise-Rendu répond qu’elle a «trois bombes». Elle répète cette phrase.

Devant la mine maintenant sévère de l’agent, la touriste précise qu’il s’agit d’une blague. «Je croyais que les Canadiens avaient le sens de l’humour», ajoute celle qui en est à sa troisième visite au Canada.

Elle présente ses excuses sincères à l’agent des services frontaliers.

Catherine-Louisianne Ambroise-Rendu est conduite dans la zone secondaire de l’aéroport. Sa valise est passée aux rayons-x puis fouillée. Rien de suspect n’a été trouvé et les opérations de l’aéroport n’ont pas été perturbées.

Après une journée complète de détention, la femme, sans antécédent judiciaire, a plaidé coupable à une accusation d’entrave au travail des agents des services frontaliers.

Le juge Jean Asselin de la Cour du Québec a accepté la demande de l’avocat de défense Me Nicolas Déry d’accorder une absolution à sa cliente. Cette absolution est devenue inconditionnelle après que la dame ait fait un don de 1000$ à l’organisme Le Pignon Bleu. «C’était une blague de très, très mauvais goût», insiste le juge Asselin, rappelant à la dame que des explosions ont fait des ravages réels dans des aéroports, notamment à Bruxelles en 2016.

La procureure de la Couronne Me Geneviève Blouin avait réclamé une forte amende pour que le message passe. «Il faut que les gens comprennent que ce n’est pas un comportement acceptable», plaide-t-elle.

Pas une première

En 2006, il y a eu une véritable épidémie de mauvaise blague de bombe l’aéroport de Québec. Pas moins de sept touristes, dont six Français, avaient été arrêtés pour avoir tenu de tels propos inquiétants.

En 2012, un étudiant français de 25 ans, Paul-Prosper L’Homme a plaidé coupable à deux accusations de méfait public et a pu obtenir une absolution conditionnelle même si les activités de l’aéroport avaient été paralysées pendant plusieurs minutes après sa déclaration d’avoir une bombe dans ses bagages.

Et, en janvier dernier, un homme qui allait monter à bord d’un vol de la compagnie Sunwing a dit avoir un engin explosif dans ses bagages. L’avion a été complètement évacué et le vol a décollé avec une heure de retard. Aucune plainte de méfait n’a été déposée.

Affaires

Transcontinental vend la plupart de ses médias spécialisés, dont «Les Affaires»

MONTRÉAL — La sortie quasi complète du secteur des médias de TC Transcontinental, qui vend la majorité de ses publications spécialisées et activités événementielles, dont «Les Affaires», se traduira par une vingtaine de licenciements ainsi qu’une importante réduction de la fréquence de publication du journal économique.

À la suite des deux transactions annoncées jeudi avec Groupe Contex et Newcom Media, dont les montants n’ont pas été dévoilés, l’entreprise ne conservera que le groupe d’édition pédagogique TC Média Livres et le Groupe Constructo.

La plupart des actifs passent dans le giron de Groupe Contex, une entreprise événementielle et médiatique dirigée par Pierre Marcoux -le fils du fondateur de Transcontinental, Rémi Marcoux -, qui met la main sur «Les Affaires», «Les Affaires Plus», Les Événements Les Affaires, le site internet Acquizition.biz., «Benefits Canada», «Avantages», «Canadian Investment Review», «Canadian Institutional Investment Network» et Contech.

«Sous ces marques, on organise 75 conférences, cinq salons commerciaux et nous organisons des dizaines de formations dans le monde des affaires», a expliqué M. Marcoux, au cours d’un entretien téléphonique.

Celui qui a été nommé à la tête de TC Média en janvier 2018 estime que l’aspect événementiel constitue le «fer de lance» de son groupe d’environ 100 employés, qui est «profitable, rentable et qui peut continuer de croître» grâce à cette stratégie.

Les publications imprimées, qui sont confrontées à une érosion des revenus publicitaires, semblent donc plus complémentaires, ce qui fait en sorte que «Les Affaires», qui doit publier 26 numéros cette année, n’en publiera que 14 l’année prochaine. Le journal économique avait été acquis par Rémi Marcoux en 1979.

En ce qui a trait aux abolitions de postes, une quinzaine de personnes rattachées aux publications vendues vont perdre leur gagne-pain. Près de la moitié de ces licenciements découlent de la diminution de la fréquence de publication chez «Les Affaires». Six autres mises à pied concernent des travailleurs affectés, chez Transcontinental, à des services partagés de comptabilité et de marketing, entre autres.

M. Marcoux, qui continuera à siéger au conseil d’administration de Transcontinental même s’il n’est plus à l’emploi de l’entreprise, a expliqué avoir manifesté son intérêt il y a environ un an.

«J’étais le seul (acquéreur), a-t-il expliqué. J’ai offert (à Transcontinental) la pleine valeur pour ces produits. C’est une transaction qui est passée par un comité spécial formé par le conseil d’administration.»

De son côté, Newcom Media obtient les publications «Finance et Investissement», «Investment Executive», «Advisor’s Edge» et «Conseiller», qui comptent 42 employés. Établie à Toronto, l’entreprise est propriétaire de nombreuses publications spécialisées notamment dans le domaine du camionnage, de l’industrie automobile, de l’assurance ainsi que de la santé.

La compagnie avait acquis «Canadian Insurance Top Broker» des mains de Transcontinental. Le président de Newcom, Joe Glionna, a indiqué dans un courriel ne pas être disponible pour des entrevues, puisqu’il devait rencontrer ses nouveaux employés.

En vertu d’ententes pluriannuelles, Transcontinental continuera d’imprimer les publications vendues.

L’éditeur et imprimeur n’a pas voulu préciser les revenus générés par les actifs vendus jeudi. Toutefois, dans le passé, son président et chef de la direction, François Olivier, avait évoqué le chiffre de 100 millions $, ce qui tenait compte de TC Média Livres et Constructo.

Pour Transcontinental, cette transaction s’inscrit dans le délestage de ses activités médiatiques alors que la société mise de plus en plus sur l’emballage souple - un secteur où elle a acquis l’an dernier la firme d’emballage Coveris Americas pour 1,32 milliard $ US.

Néanmoins, l’intérêt de M. Marcoux pour la majorité des actifs fait en sorte qu’il était «naturel» pour Transcontinental de conclure une transaction avec lui, selon une porte-parole de la société, Katherine Chartrand.

«Il était aussi à la tête de ces publications, a-t-elle expliqué. Donc, la vérification diligente a été beaucoup plus simple.»

Grâce à Coveris, plus de la moitié des revenus générés par Transcontinental devraient provenir de son secteur de l’emballage souple au terme de l’exercice 2019. Depuis la création de l’entreprise en 1976, sa pierre angulaire était l’impression commerciale.

Justice et faits divers

La SQ interroge 17 personnes concernant la fuite de données chez Desjardins

MONTRÉAL — Près de trois mois après le dévoilement d’un vol massif de renseignements personnels ayant touché 2,9 millions membres du Mouvement Desjardins, la Sûreté du Québec (SQ) a interrogé jeudi 17 personnes d’intérêt dans cette affaire.

Dans le cadre de l’enquête baptisée «Portier», le corps policier a rencontré 91 témoins dans les secteurs de Québec, Montréal et Laval plus tôt cette semaine.

Ces démarches ont incité la SQ à interroger 17 personnes d’intérêt, qui auraient, par exemple, voulu acheter certains des renseignements dérobés ou être au courant de certains autres éléments dans cette affaire.

«Quatre résidences et deux commerces ont permis aux policiers de saisir du matériel informatique à des fins d’analyse, a indiqué l’agente Marie-Pier Lorrain, de la SQ, au cours d’un entretien téléphonique. L’enquête se poursuit, c’est loin d’être terminé.»

Plus de 200 policiers et une dizaine de membres civils ont participé à cette vaste opération, selon les informations publiées par le corps policier par voie de communiqué.

De son côté, une porte-parole du Mouvement Desjardins, Chantal Corbeil, a réitéré que le groupe financier coopératif collaborait «étroitement» avec les autorités policières, mais elle n’a pas voulu commenter les opérations effectuées cette semaine.

Dans la foulée du vol de données, la SQ avait annoncé la mise en place d’une équipe intégrée d’enquête incluant le Service de police de Laval, le Service de police de la ville de Montréal, le Service de police de la ville de Québec et le Service de police de Lévis.

Jusqu’à présent, l’enquête a démontré qu’un employé malveillant de Desjardins, qui a été congédié, a agi de manière illégale.

L’affaire a plongé la coopérative établie à Lévis dans la tourmente puisque les informations personnelles, dont des numéros d’assurance sociale, de 2,7 millions de membres particuliers et 137 000 entreprises avaient été dérobées par un employé.

Desjardins avait offert un abonnement, bonifié à cinq ans, au service de surveillance assuré par la firme Equifax, mais les inscriptions ne progressaient pas au goût de la haute direction. En juillet, le groupe coopératif avait décidé d’élargir les mesures de protection à l’ensemble de sa clientèle.

Justice et faits divers

Un voleur de véhicule déjoué par un couple à Saguenay

Le Jonquiérois Martin Bolduc a été formellement accusé de vol qualifié d’un véhicule, de possession de métamphétamine et d’évasion, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. L’homme de 42 ans, qui était en libération conditionnelle, a tenté de voler une camionnette, mercredi soir, à Shipshaw, mais les propriétaires du véhicule ont contrecarré ses plans.

Mercredi soir, Martin Bolduc se serait glissé dans un véhicule qui était stationné dans l’entrée d’une résidence du chemin Saint-Léonard, à Shipshaw. Mais au moment où il partait avec la camionnette, la propriétaire de celle-ci est montée à bord, du côté passager, pour empêcher le présumé voleur de prendre la fuite. Martin Bolduc, surpris, aurait alors assené plusieurs coups au visage de la femme, avant d’immobiliser l’engin. 

Martin Bolduc aurait ensuite pris la fuite à pied, mais le conjoint de la dame s’en serait mêlé. Le présumé voleur a été rattrapé puis maîtrisé par l’homme. Le couple a fait appel aux policiers, qui ont arrêté le malfaiteur sur place. Au moment de son arrestation, les agents ont retrouvé des comprimés de métamphétamine sur lui.

Lors de sa comparution, jeudi en fin d’avant-midi, Martin Bolduc avait des contusions au visage, mais il n’a pas été possible de savoir si elles avaient été causées par l’altercation de la veille. 

Le Jonquiérois était en libération conditionnelle au moment des faits. D’ailleurs, un mandat d’arrestation avait été lancé contre l’homme, qui avait quitté la maison de transition où il logeait depuis sa sortie de prison sans avertir les responsables. C’est pour cette raison qu’en plus de faire face à des accusations de vol qualifié d’un véhicule et de possession de métamphétamine, Martin Bolduc est accusé de s’être évadé d’une garde légale. 

Les intérêts de Martin Bolduc sont représentés par Me Julien Boulianne, qui a reporté l’enquête sur remise en liberté au 27 septembre prochain. 

Arts

François Dompierre : l’homme derrière la musique

Le compositeur prolifique François Dompierre fera résonner l’église anglicane St. Paul’s à Saint-Paul-d’Abbotsford avec sa musique, le dimanche 22 septembre à 15 h. Il convie la population à un récit-récital où « l’on peut s’attendre à tout », annonce en s’esclaffant le principal intéressé.

Ce concert unique qui n’est produit que « deux ou trois fois par année » se veut convivial, sympathique… et humoristique. « On va savoir que je suis quelqu’un de pas très sérieux. »

Affaires

Tim Hortons: fini les burgers sans viande au Canada [VIDÉO]

TORONTO — Tim Hortons retirera ses produits de «viande» de protéines végétales dans des milliers de ses restaurants canadiens, à peine trois mois après les avoir ajoutés à son menu.

La société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué qu’elle retirait des menus de tous ses restaurants les hamburgers garnis de boulettes du producteur de protéines végétales Beyond Meat. Pour leur part, les sandwichs de petit-déjeuner avec saucisses végétales ne seront désormais offerts qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, en raison de la «réaction positive» des clients de ces provinces.

Cette décision n’est pas surprenante compte tenu de la spécialisation première de Tim Hortons, soit la vente de café et de beignes, mais c’est un revers pour le producteur californien Beyond Meat, a souligné Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique alimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax.

«Une mauvaise nouvelle»

«Je vois cela comme une mauvaise nouvelle pour Beyond Meat, absolument, car cela pourrait nuire à la marque au Canada. Tim Hortons n’est pas un petit joueur», a-t-il noté lors d’une entrevue.

La décision de Tim Hortons, qui semble s’appuyer sur les volumes de ventes, pourrait indiquer que Beyond Meat atteint un niveau de saturation sur le marché canadien, après avoir été adopté par les restaurants A&W et largement offert dans les supermarchés, a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute de nos clients et testons une grande variété de produits à travers le pays», a affirmé dans un courriel la porte-parole de la chaîne, Jane Almeida.

«Comme pour toute offre d’une durée limitée, nous pourrions explorer la possibilité de proposer de nouveau le produit dans d’autres provinces à une date ultérieure, en fonction des commentaires des clients.»

Tim Hortons a annoncé en mai qu’elle testerait ses trois sandwichs Beyond Meat pour le petit-déjeuner dans certains restaurants.

En juin, la société a annoncé que ces produits seraient déployés dans les quelque 4000 restaurants Tim Hortons du pays, avant d’ajouter en juillet qu’elle proposerait également des hamburgers garnis de boulettes Beyond Meat.

La société n’avait alors fait aucune mention du fait que ces nouveaux produits étaient offerts pour une durée limitée.

Cependant, lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du deuxième trimestre, le mois dernier, le chef de la direction de RBI, Jose Cil, avait laissé entendre que ces produits n’étaient peut-être pas un ajout permanent au menu de la chaîne.

«Nous avons examiné le hamburger Beyond Meat ainsi qu’une sorte d’offre à durée limitée pour voir la réaction (des clients), et nous sommes encouragés par certains de leurs comportements», a-t-il affirmé, selon la transcription de la téléconférence publiée par la société de données financières Refinitiv.

«Mais en fin de compte, nous sommes vraiment une entreprise de café et de pâtisseries avec une très bonne offre de sandwichs avec des soupes et d’autres produits qui vont de soi pour nos restaurants, et nous allons continuer à travailler là-dessus.»

Selon Mme Almeida, le Beyond Burger continuera à être offert pour une durée limitée partout au pays, sans donner davantage de précisions. Les sandwichs de petit-déjeuner seront offerts jusqu’à épuisement des stocks hors de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.