Le joueur de Saint-André-Avellin, Xavier Simoneau, a été nommé joueur humanitaire de la Ligue canadienne de hockey.
Le joueur de Saint-André-Avellin, Xavier Simoneau, a été nommé joueur humanitaire de la Ligue canadienne de hockey.

Simoneau, joueur humanitaire de la Ligue canadienne

Chaque saison, environ 1500 hockeyeurs composent les alignements des 60 formations de la LHJMQ, de Ligue de l’Ontario et de la Ligue de l’Ouest.

De tous ces joueurs, celui qui a démontré le plus d’altruisme au cours de la saison 2019-20 est un citoyen de Saint-André-Avellin en Outaouais. Xavier Simoneau s’est vu décerner le titre du joueur humanitaire de la Ligue canadienne de hockey (LCH) mercredi.

«J’ai gagné plusieurs trophées individuels et d’équipes depuis que je joue au hockey. À la maison, j’ai un gros bac rempli de médailles et de souvenirs, mais ce prix du joueur humanitaire à l’échelle canadienne me rend le plus fier de tous. C’est mon prix le plus prestigieux et celui qui a le plus de valeur à mes yeux», a raconté le capitaine des Voltigeurs de Drummondville.

L’attaquant de 18 ans avait déjà remporté le même prix dans la LHJMQ, mais ses engagements dans la communauté de Drummondville ont été reconnus à l’échelle canadienne.

«Tous les projets réalisés avec les Voltigeurs ont porté des fruits. Ils ont été remarqués dans la LCH au complet. Je disais justement à ma blonde que ça allait bien se glisser dans un curriculum vitae! Ça va être positif.»

En plus d’avoir mené les Voltigeurs avec une récolte de 89 points en 61 matches, l’ancien de l’Intrépide de Gatineau a profité de ses temps libres pour s’occuper de plusieurs projets.


« Le problème lié au racisme, c’est très récent pour moi, mais c’est inacceptable et très choquant. »
Xavier Simoneau

«J’ai tellement fait de belles rencontres avec les programmes que nous avons mis en place. J’ai aidé plusieurs jeunes avec Les Amis de Simy, mais je l’ai fait pour moi aussi, car j’en retire beaucoup de plaisir. Mes parents m’ont toujours dit que c’était important de donner son temps quand tu deviens une personnalité connue. Quand j’étais jeune, j’allais voir les Olympiques et j’étais toujours fier quand je parvenais à avoir des autographes. Mes parents m’ont dit de ne pas l’oublier.»

À Drummondville, il a tendu la main à Annie St-Amand, responsable du marketing et adjointe aux opérations, pour l’aider à choisir des projets rassembleurs. Ensemble, ils ont lancé plusieurs initiatives. Simoneau a été porte-parole d’Autisme Centre-du-Québec. Il a fondé son club des Amis à Simy pour récompenser des enfants en les invitant à assister à des matches gratuitement avec leurs familles. Simoneau a participé à des cliniques de hockey, visité des écoles et des enfants malades. Il a participé à une vidéo du Centre d’écoute pour la prévention du suicide. Il a aussi été président d’honneur de la collecte de sang des Voltigeurs.

Ce n’est pas un prix obtenu en 2020 qui va l’arrêter.

«Je vais parler à Annie cet été afin de trouver d’autres projets pour la prochaine saison. Les Voltigeurs, c’est une organisation avec beaucoup de classe. Les initiatives ne viennent pas toutes de moi. Ils m’ont guidé dans mes projets. Il y aura toujours de nouvelles causes.»

L’actualité pourrait justement lui servir d’inspiration.

«Le problème lié au racisme, c’est très récent pour moi, mais c’est inacceptable et très choquant. Ça pourrait être une bonne idée pour la prochaine saison.»

Doué avec les paroles, talentueux sur la patinoire, Simoneau arrive à soutirer le meilleur des deux mondes.

«Je suis un gars facile d’approche. À l’école, j’aimais faire des présentations orales. Je n’étais pas gêné. Je pouvais parler de n’importe quel sujet, mais surtout de hockey. Ça fait partie de ma vie. J’aime parler. Aussi bien me rendre utile!»