Simon Dubois

Simon Dubois prêt à affronter «l’impossible»

Le Sherbrookois d’origine Simon Dubois reprendra la mer samedi, après quelques jours à se reposer et à préparer à affronter « l’impossible ».

Le jeune homme est très fébrile à l’idée de se mesurer à l’océan en route vers Sydney en Australie, au terme de la quatrième étape course Clipper Around the World Yacht Race avec son équipe Visit Seattle.
L’aventurier, en train de faire le tour du monde à l’occasion de cette épreuve,  espère toucher terre à nouveau entre le 14 et le 20 décembre. « Et j’aurai une motivation supplémentaire pour aller encore plus vite, car ma conjointe Érica m’attendra à Sydney », lance-t-il.
« On peut difficilement se préparer pour une prochaine étape. Il faut voir à ce que le bateau soit prêt. Tout va changer, tout va arriver durant le voyage. La météo change constamment. Nous allons encore affronter des tempêtes. Il faut se préparer l’impossible! Il faut y aller une journée à la fois et savoir réagir. »
Simon Dubois est arrivé samedi à Fremantle en Australie. Rappelons que son équipe a terminé quatrième au fil d’arrivée, ce qui la place au cinquième rang du classement provisoire.
L’étape Australienne comprend trois courses, dont un volet regroupant les meilleures équipes de voile au monde. « Nous serons comme une petite course dans une plus grande », résume-t-il.
Au total, une soixantaine de marins prendront place à bord du voilier Visit Seattle au cours de ce tour du monde sur mers. Une dizaine de personnes, dont Simon Dubois, doivent participer à toutes les étapes. L’équipage compte environ 24 personnes. Des participants ont déjà abandonné, souligne-t-il.
« Je n’ai pas pensé abandonner jusqu’à maintenant. Je vis une aventure extraordinaire, dit-il. C’est risqué oui, Il y a eu un mort l’autre de étape. Mais des risques il y en a partout. »
« J’avoue que je me suis demandé si en participant à cette course, je donnais des soucis à mes proches. Des fois tu te poses des questions. Mais ma conjointe m’a dit de vivre ce que je veux vivre. J’en profite énormément, même si j’ai été trois heures de temps sur le pont dans le froid à prendre des vagues en plein visage. C’est difficile, un peu masochiste de ma part, c’est vrai. »
Séminaire de Sherbrooke
Rappelons que Simon Dubois partage, grâce à la réalité virtuelle, sa grande aventure avec des élèves du Séminaire de Sherbrooke, école qu’il a fréquentée au secondaire. « C’est extraordinaire ce qu’ils font pour moi », déclare-t-il au téléphone depuis l’autre bout du monde. « Je ne me sens pas seul. C’est comme s’ils sont avec moi. Je peux leur dire que ce n’est pas facile, mais que ça vaut la peine de réaliser leurs rêves. »
« Lors de nos communications, ils me posent de très bonnes questions. Ils sont préparés. J’ai reçu des informations sur ce qu’il faut visiter dans les villes où on s’arrête. »
Selon Maxime Tardif Rancourt, enseignant au Séminaire, les élèves sont motivés et participent à plusieurs activités reliées à ce formidable périple. On a entre autres lancé un projet demandant aux jeunes de secondaire deux de présenter Sherbrooke en cinq points via le médium qu’ils veulent. Les gagnants partiront pour Seattle en avril à la rencontre de Simon Dubois.