Denis Shapovalov a accédé à la finale du Masters de Paris sans même donner un seul coup de raquette, samedi.

Shapovalov profite de l’abandon de Nadal et passe en finale du Masters de Paris

PARIS — Denis Shapovalov a accédé à la finale du Masters de Paris sans même donner un seul coup de raquette, samedi.

Le Canadien a appris quelques minutes seulement avant son duel en demi-finales contre l’Espagnol Rafael Nadal que ce dernier se retirait du tournoi en raison d’une blessure à l’abdomen.

Si Shapovalov n’anticipait pas un jour atteindre sa première finale en série Masters 1000 grâce à un abandon, il espérait en profiter pour faire le plein d’énergie avant de jouer pour le titre, dimanche.

«Je ne suis pas du genre à limiter mon effort. Je vais tout tenter pour gagner. Je n’aurai rien à perdre, a dit Shapovalov. C’est super d’être en finale.»

Le tennisman originaire de Richmond Hill, en Ontario, affrontera en finale dimanche Novak Djokovic, qui a vaincu Grigor Dimitrov pour la neuvième fois en 10 affrontements en carrière lorsqu’il a signé une victoire de 7-6 (5), 6-4. Djokovic participera du même coup à la finale du Masters de Paris pour la sixième fois de sa carrière.

Le Serbe peut d’ailleurs toujours espérer remporter un cinquième titre à l’aréna de Bercy. Quant à Shapovalov, il a gagné son premier titre sur le circuit de l’ATP à Stockholm le mois dernier.

«Je crois que mon jeu a été bon tout au long de la saison. Je pousse ces gars-là, mais je n’ai pas encore été capable de franchir le fil d’arrivée, a dit Shapovalov. Il y a quelque chose qui a cliqué lors des dernières semaines.

«Je suis très content de la manière dont vont les choses.»

L’Ontarien, qui pointe au 28e échelon mondial, grimpera au 15e rang à la suite de l’abandon de Nadal samedi. S’il l’emporte contre Djokovic, Shapovalov pourrait même se retrouver au 11e échelon de l’ATP.

Le représentant de l’unifolié présente cependant une fiche de 0-3 en carrière contre Djokovic. Ces trois défaites se sont produites cette saison - deux dans le cadre de tournois de la série Masters 1000, et une autre aux Internationaux d’Australie.

Nadal a confié qu’il avait ressenti une douleur à l’abdomen alors qu’il s’échauffait en vue de la demi-finale, et qu’il avait demandé l’intervention d’un médecin.

«Nous avons vu quelque chose sur la radiographie, probablement une légère élongation, a noté Nadal. J’ai tenté de retourner sur le terrain pour poursuivre mon échauffement et voir comment mon corps réagirait au service, mais je ressentais encore de la douleur.»

Un peu plus tôt samedi, Djokovic et Dimitrov ont remporté plus de 80 points avec leur première balle au service lors du premier set, au cours duquel ni l’un, ni l’autre, n’a été confronté à une balle de bris.

Mais lorsque le moment est venu de hausser son niveau de jeu d’un cran, Dimitrov a craqué sous la pression au bris d’égalité.

Dimitrov menait alors 5-4 et était en contrôle des échanges, sauf qu’un d’entre eux, totalisant 32 coups de raquette, s’est conclu lorsqu’il a monté au filet pour tenter une volée en coup droit audacieuse du côté gauche. Il aurait pu opter pour un coup plus simple, en déposant notamment un revers du côté droit - complètement ouvert - du terrain.

La balle a abouti hors des limites, et Djokovic a levé le poing vers le plafond, en signe de soulagement.

Puis, alors qu’il était confronté à une balle de match, l’échange de 35 coups s’est terminé à la suite d’un revers trop long de Dimitrov.

Djokovic l’a brisé au cinquième jeu du deuxième set, après que le Bulgare eut encore raté la cible en coup droit.

Ensuite, alors qu’il servait pour le match, le no 1 mondial a tenu son adversaire en échec et a scellé l’issue de la rencontre lorsque le retour de Dimitrov a atterri à l’extérieur du terrain.

Djokovic a gagné son premier titre à Paris il y a 10 ans, et il en a obtenu trois autres de suite entre 2013 et 2015. Il s’est incliné une seule fois en finale, l’an dernier, contre le Russe Karen Khachanov.

Le Serbe tente de compléter l’année au premier échelon mondial pour la sixième fois de sa carrière. Avec La Presse canadienne