Le déraillement d’un train d’Amtrak près de Seattle a fait trois morts et des dizaines de blessés cette semaine.

Sécurité: le secteur ferroviaire canadien attend une technologie éprouvée

Le secteur ferroviaire canadien attend l’arrivée de technologies mieux adaptées avant d’installer des dispositifs qui pourraient ralentir les trains afin de réduire les risques d’accident comme le récent déraillement d’un train d’Amtrak aux États-Unis, qui a fait trois morts et des dizaines de blessés cette semaine.

Gérald Gauthier, président intérimaire de l’Association des chemins de fer du Canada, a affirmé que les systèmes améliorés de contrôle des trains qui doivent être installés par les opérateurs aux États-Unis l’an prochain sont coûteux et reposent sur des technologies qui n’ont pas fait leurs preuves.

En entrevue, M. Gauthier a fait valoir qu’il fallait s’assurer d’avoir une technologie qui ne faillirait pas à la tâche, disant vouloir prendre le temps qu’il faudra pour en «arriver à la bonne solution».

Le Canada examine des manières d’améliorer la sécurité depuis un incident en 2012 près de Burlington, en Ontario, ayant entraîné le déraillement d’un train de passagers de Via Rail.

Le secteur ferroviaire a travaillé avec le ministère fédéral des Transports et a participé à un groupe de travail ayant conclu que la meilleure option serait une approche ciblée adaptée aux risques de divers corridors.

Une porte-parole du ministère a aussi indiqué qu’il avait été déterminé que l’approche des États-Unis n’était pas appropriée pour le Canada.

Transports Canada a affirmé que les conclusions d’une étude sur les systèmes améliorés de contrôle des trains menée par le laboratoire de recherche sur les chemins de fer canadiens de l’Université de l’Alberta seront publiées dans la prochaine année.

Une refonte pourrait inclure des feux d’avertissement pour les chefs de train ou des systèmes qui pourraient faire stopper un train automatiquement.

Les États-Unis avaient requis en 2008 la conception et l’installation de systèmes de contrôle dits positifs avant la fin de 2015. Le Congrès avait adopté une prolongation de trois ans après que les entreprises ferroviaires eurent indiqué qu’elles ne pourraient pas respecter l’échéancier.

Le système aux États-Unis devrait coûter plus de 14 milliards $ US pour être installé, en plus de frais de centaines de millions de dollars annuellement pour le fonctionnement.