Richard Martel est candidat du Parti conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord.

Richard Martel chez les conservateurs

L’entraîneur qui compte le plus grand nombre de victoires dans l’histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Richard Martel, fait le saut en politique. Sa candidature sous la bannière du Parti conservateur du Canada a été confirmée pour l’élection partielle que le premier ministre Justin Trudeau devra déclencher dans Chicoutimi-Le Fjord.

Devant la presse mercredi, Richard Martel s’est présenté comme un homme de coeur et de passion qui entend bien démontrer aux électeurs que cette nouvelle carrière n’est pas un accident de parcours, mais bien l’aboutissement d’un cheminement personnel. «Pendant les périodes de relâche du hockey, je gardais toujours un oeil sur la politique et l’économie dans les journaux», a-t-il assuré.

Les conservateurs ont réussi là où plusieurs ont échoué puisque Richard Martel a déjà été courtisé par des partis politiques pour se présenter sur la scène provinciale. C’est aussi un secret de polichinelle que Richard Martel a été approché par l’organisation de l’ex-maire Jean Tremblay pour la dernière campagne électorale municipale.

Interrogé sur le choix de sa nouvelle formation politique, le candidat dans Chicoutimi-Le Fjord a expliqué avoir analysé sérieusement les deux principaux partis à Ottawa. Il en est arrivé à la conclusion que le Parti libéral du Canada n’offrait pas la «constance» qu’il a toujours recherchée lorsqu’il dirigeait des clubs de hockey. Le Parti conservateur, en retour, possède un passé qui permet d’espérer qu’il formera un gouvernement au leadership fort.

«J’ai commencé à regarder les conservateurs avec la victoire de Brian Mulroney. M. Mulroney a été un homme d’État respecté qui a fait de grandes choses. Stephen Harper a de son côté démontré beaucoup de rigueur dans la gestion de l’État et de l’économie», a poursuivi le nouveau candidat.

Richard Martel s’est préparé avant de se présenter en compagnie du député Gérard Deltell et de son collègue lieutenant politique pour le Québec, Alain Rayes. L’ex-entraîneur a fait un résume rapide et précis des principaux éléments de la circonscription fédérale de Chicoutimi-Le Fjord.

En matière économique, Richard Martel est préoccupé par l’importance pour le gouvernement de bien supporter les petites et moyennes entreprises qui ont un impact significatif pour la région. Il juge que le Parti conservateur a toujours été attentif aux préoccupations des entrepreneurs.

Richard Martel s’est préparé avant de se présenter en compagnie du député Gérard Deltell et de son collègue lieutenant politique pour le Québec, Alain Rayes.

Légalisation de la Marijuana

Il a profité de ce premier point de presse pour y aller d’une première attaque à l’endroit du gouvernement de Justin Trudeau. Richard Martel a posé la question à savoir si la légalisation de la marijuana était vraiment un enjeu pour la région en ce moment. Il a surtout remarqué que le gouvernement semblait être chancelant sur la mise en oeuvre de cette politique.

Sur le plan personnel, Richard Martel ne voit pas de gain immédiat pour la société à légaliser cette drogue. Il souligne que la société fait des efforts pour contrer d’autres produits nocifs comme le tabac et qu’en même temps, on légalise un produit tout aussi dommageable. Sans identifier personne, Richard Martel affirme avoir eu à gérer des problématiques de consommation pendant sa carrière.

Centre Georges-Vézina

En matière d’infrastructure publique, le candidat conservateur a été invité à donner son opinion sur le Centre Georges-Vézina. Richard Martel est convaincu qu’il faudra remplacer le domicile des Saguenéens de Chicoutimi par un complexe moderne qui comprendra d’autres disciplines que le hockey. D’un autre côté, il affirme qu’il y a un nouveau conseil municipal en poste à Saguenay et qu’ils ont des obligations en matière de budget et préférerait en discuter avec les élus locaux avant d’aller plus loin.

Recruté par un gardien

Fait cocasse à souligner dans cette affaire, Richard Martel a été recruté par Antoine Tardif, un jeune homme qui a évolué quatre ans comme gardien de but dans la LHJMQ et qui aujourd’hui occupe le poste de directeur aux opérations pour le Québec au sein du Parti conservateur du Canada.