Rentrée avec mesures sanitaires pour des milliers d’écoliers Québécois

Caroline Plante
La Presse Canadienne
C’est jour d’une rentrée scolaire très particulière, jeudi, pour des milliers d’élèves du Québec.

Les mesures sanitaires mises en place dans les écoles à la demande du ministère de l’Éducation seront mises à l’épreuve afin d’éviter des éclosions de COVID-19.

En conférence de presse dans une école de Repentigny jeudi, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge s’est montré confiant et a assuré que tout était en place pour une rentrée réussie.

Il a indiqué que les centres de services scolaires bénéficiaient d’une «marge de manoeuvre» pour étaler la rentrée sur quelques jours si nécessaire, et des ressources financières «en quantité suffisante» pour l’achat de matériel de protection.

Les écoles auront à faire respecter plusieurs consignes sanitaires si elles veulent prévenir les éclosions de COVID-19, a rappelé le ministre.

Notamment, la distanciation physique sera établie à certains endroits avec des marques au sol et sur des tables. Le couvre-visage devra être porté dans les corridors et certaines salles communes des écoles par les élèves à partir de la 5e année.

Bien qu’il soit recommandé, le port du couvre-visage ne sera pas obligatoire pour les élèves du préscolaire et des deux premiers cycles du primaire.

Le concept des «bulles-classes» est au coeur du plan du gouvernement, a signalé M. Roberge. Les élèves seront organisés en groupes et demeureront dans les mêmes locaux d’une journée à l’autre; ce seront les enseignants qui se déplaceront d’un groupe à l’autre. Les projets particuliers, les cours à option choisis et les horaires seront pris en compte dans la création de ces groupes.

Le ministre a par ailleurs averti qu’il sera difficile en début d’année d’organiser les sports scolaires. Par exemple, une équipe de soccer ne pourra être composée d’élèves provenant de différentes classes.

«Il va y en avoir un peu moins à la rentrée», a-t-il concédé en réponse à un journaliste.

Jean-François Roberge a déclaré vouloir bien «réussir la rentrée» avant de possiblement permettre des assouplissements. Il s’attend à faire le «bilan» dans quelques semaines avec les différents acteurs du réseau pour déterminer ce qu’il est possible de faire.

Bien qu’il entend également consulter ces personnes sur la façon de dépenser les quelque 400 millions $ en transfert fédéral, M. Roberge a indiqué en conférence de presse qu’il privilégiait déjà certaines options. Notamment, il compte se servir de ces sommes pour améliorer le transport scolaire, acheter encore plus de matériel de protection et procéder au nettoyage et à la désinfection des systèmes de ventilation dans les écoles.

Il est à noter que le gouvernement du Québec prévoit dans son plan que seuls les enfants ayant une condition médicale particulière, ou dont les parents sont à risque, peuvent être exemptés de venir à l’école.