Quatre Québécoises, dont Marie-Philip Poulin (à droite au micro), feront partie de l'équipe de hockey féminin qui représentera le Canada aux JO de PyeongChang.

Quatre Québécoises iront à PyeongChang

CALGARY — Quatre Québécoises font partie de l’équipe canadienne de hockey féminin, qui tentera en février de gagner l’or olympique pour une cinquième fois de suite.

Vendredi, Hockey Canada a retranché trois joueuses, finalisant la formation en prévision des Jeux olympiques de PyeongChang, en Corée du Sud. Parmi les 23 joueuses, on trouve Marie-Philip Poulin (Beauceville), Ann-Renée Desbien (La Malbaie), Lauriane Rougeau (Beaconsfield) et Mélodie Daoust (Valleyfield).

«Il y a deux moments plus émotifs durant l’année», a déclaré l’attaquante Brianne Jenner. «Le premier survient lorsque tu apprends que tu fais partie de l’équipe canadienne, et l’autre, évidemment, c’est la performance que tu offres lors des Olympiques.

L’entraîneuse-chef Laura Schuler a opté pour trois gardiennes, dont Desbiens, six défenseures, dont Rougeau, et 14 attaquantes, incluant Poulin et Daoust. «Nous avons estimé que ces 23 filles-là sont celles qu’il nous faut.»

Desbiens a mérité en mars le trophée Patty Kazmaier, remis à la joueuse par excellence du hockey de la NCAA. Elle a brillé avec les Badgers de l’Université du Wisconsin.

Les défenseuses Halli Krzyzaniak et Micah Zandee-Hart, ainsi que l’attaquante Sarah Potomak, ont été les dernières joueuses retranchées. «C’est un processus tellement difficile», a dit Poulin. «On est comme une famille. C’est toujours dur de voir des filles quitter.»

Un total de 14 joueuses représentaient l’unifolié aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, où l’or a été arraché avec un gain de 3-2 contre les Américaines, en prolongation. Poulin, Meghan Agosta, Meaghan Mikkelson, Shannon Szabados, Haley Irwin et Rebecca Johnston ont aussi triomphé à Vancouver, en 2010. Agosta, qui a 30 ans, est la seule qui a goûté à la victoire ultime dès les JO de Turin, en 2006.

Baptême du feu

Parmi les joueuses sélectionnées pour la première fois de leur carrière, l’attaquante Jill Saulnier d’Halifax a raconté avoir fondu en larmes après avoir appris la bonne nouvelle. «C’était un moment très émotif. Je n’ai pas du tout dormi, je pensais simplement à ce moment.»

Saulnier, âgée de 25 ans, n’avait pas été choisie pour participer aux Championnats du monde en 2017 et savait qu’elle devait trimer dur afin de se tailler une place dans la formation. «Ça m’a permis d’aller de l’avant et ça m’a motivé davantage pour me rendre jusqu’ici.»

Patience payante

Les défenseures Brigette Lacquette et Bailey Bram ont également eu de bonnes nouvelles quatre ans après avoir été retranchées lors des dernières coupures en 2014. «C’est vraiment spécial que tout ce travail finisse par payer», a indiqué Lacquette.

Vingt-huit hockeyeuses ont été invitées en mai pour tenter de se tailler une place au sein de l’équipe olympique. Les joueuses ont commencé à s’entraîner à plein temps en août, en préparation pour les Jeux d’hiver.

Le Canada a présenté un dossier de 5-1 face aux États-Unis lors d’une série de six matchs préparatoires, mais s’est incliné à deux reprises face à leurs plus grandes rivales en novembre dans le cadre de la Coupe des Quatre Nations en Floride.

Les joueuses se sont entraînées de façon régulière en affrontant des équipes masculines de niveau midget AAA et ont cinq matchs à disputer en janvier avant leur départ pour PyeongChang. Après une courte pause pour la période des Fêtes, les 23 joueuses sélectionnées retourneront à Calgary le 28 décembre prochain afin de poursuivre leur préparation