Quand le printemps ne tombe pas le 21 mars…

Le printemps arrive si souvent le 21 mars qu’on s’étonne cette année de le voir survenir un jour plus tôt. Mais comment explique-t-on ce phénomène ?

Même si le temps froid qui sévit sur le Québec laisse croire le contraire, le printemps s’est bel et bien posé chez nous, en ce mardi 20 mars, à 12h15 précises.

Habituellement liée à l’équinoxe — moment où le soleil est à la verticale de l’équateur et où le jour et la nuit ont la même durée —, l’arrivée hâtive du printemps est attribuable au cycle complexe de cette réalité astronomique.

C'est que l'équinoxe ne tombe jamais exactement au même moment, notamment parce que l’orbite de la Terre n’est pas parfaitement circulaire. Comment cela se peut-il ? Parce que la distance entre la Terre et le Soleil varie de 147 à 152 millions de kilomètres. C'est ce qui fait que les saisons ne commencent pas à dates fixes et n’ont pas la même durée.

Il y a aussi que notre calendrier ne correspond pas précisément à la durée de la rotation de la Terre autour du soleil. Il faut 365,2425 pour que la planète complète son tour autour de l’astre, alors que notre calendrier compte 365 jours.

Pour ajuster, on a créé les années bissextiles, mais celles-ci compensent trop, avec pour conséquence que l’équinoxe tombe régulièrement une journée plus tôt, comme c’est le cas cette année. L’an prochain, ce sera même deux jours plus tôt, alors que le printemps arrivera le 19 mars. En fait, le printemps astronomique ne reviendra pas un 21 mars avant… 2102!

Il s'agit toutefois d'un sujet de réjouissance, puisqu’après l’équinoxe, les jours deviennent plus longs dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud. Ne reste plus qu'au printemps météorologique à se pointer le nez!

Sources : Ici.fr, lesoir.be, letelegramme.fr, francesoir.fr, Wikipedia.