Poupon brûlé à l’éthanol: les parents entament une poursuite

Les parents d’un poupon brûlé lors de l’explosion d’un foyer de table à l’éthanol poursuivent le vendeur et le distributeur de l’équipement ainsi que leur assureur pour une somme de 520 000$ en dommages.

Le soir du 2 juillet 2016, Émilie Harvey et son mari Maxime Létourneau soupaient avec des membres de leur famille dans la cour de leur résidence rue Sorbier, à Beauport.

Un foyer de table à l’éthanol liquide, acheté par le couple en 2014 au magasin Stokes, a fonctionné durant une partie du souper.

Vers 19h, Maxime Létourneau s’affaire à remplir le foyer de table pour le remettre en fonction. Aucune flamme n’est perceptible depuis «de nombreuses minutes», affirme-t-on dans la poursuite. 

Une explosion projette soudainement une quantité d’éthanol en flammes dans les airs.

Lily-Rose, le bébé de trois mois du couple ainsi que sa tante qui l’avait dans les bras, sont atteintes par les flammes.

Les membres de la famille réussissent à éteindre les flammes et appellent les services d’urgence. La tante et le bébé sont conduites d’urgence à l’hôpital.

Le poupon sera transféré à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal

où elle sera soignée pendant trois semaines. Lily-Rose a des brûlures au deuxième et au troisième degré au visage, au côté de la tête, à l’épaule et à une main.

Les brûlures seraient toujours apparentes sur le corps de la fillette aujourd’hui âgée de trois ans. Une chirurgie plastique ne serait pas envisageable avant plusieurs années, selon les allégations des demandeurs.

Selon la poursuite, l’expert en sinistre de Desjardins, l’assureur du couple, a affirmé que leurs dommages et ceux de leur fille n’étaient pas couverts par leur assurance responsabilité civile. 

Ils remettent en question aujourd’hui cette affirmation, voyant que la tante de Lily-Rose a elle pu être indemnisée.

Dans sa poursuite, le couple affirme que le défaut de les informer correctement constitue une faute intentionnelle de Desjardins Assurances générales. 

En plus des dommages de 520 000$, qui sont réclamés à Stokes, à l’importateur Nostalgia et à Desjardins, le couple réclame à son assureur une somme supplémentaire de 250 000$ à titre de dommages punitifs et exemplaires.