Pornographie juvénile: perquisitions en Outaouais contre un réseau provincial

Deux hommes ont comparu au palais de justice de Gatineau, quelques heures après un coup de filet provincial de la Sûreté du Québec en matière de pornographie juvénile.

La Sûreté du Québec (SQ) doit dévoiler, vendredi, les résultats de son enquête visant à faire cesser les activités d’un présumé réseau de pornographie juvénile touchant l’Outaouais et le reste du Québec.

Des perquisitions de domiciles et des saisies de matériel ont eu lieu jeudi, à la grandeur de la province.

Selon les informations du Droit, Jack Ménard, 27 ans, de Papineauville, et Florian Pinter, 58 ans, de Gatineau, sont au banc des accusés.

Les infractions qui leur sont reprochées remontent à il y a plus d’un an, soit au 8 mai 2018,

Les deux individus sont accusés de possession, de distribution, et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile.

Florian Pinter et Jack Ménard sont au banc des accusés.

Remis en liberté

Les deux suspects de l’Outaouais ont été remis en liberté, en échange d’une caution.

Ils ne peuvent plus accéder à Internet, se trouver sur les lieux susceptibles d’accueillir des enfants, fréquenter des mineurs, sauf en la présence d’un adulte responsable, et s’abstenir de voyager.

Dans le box des accusés, jeudi, M. Pinter a levé les yeux vers le plafond lorsque le tribunal a lu ses conditions. « Pour moi, je suis innocent », a dit le quinquagénaire.

Les villes de Sorel-Tracy, Laval, Eastman, Roberval, Témiscouata-sur-le-Lac et Portneuf comptent parmi les autres endroits ciblés par les autorités.

Plusieurs corps policiers ont collaboré à cette opération.

Les policiers ont été alertés par des plaintes du public et des signalements au Centre national de coordination contre l’exploitation des enfants. C’est ce qui a mis en branle les enquêtes policières, puis mené à ces arrestations.