L’ex-policière Stéfanie Trudeau, connue sous le nom de «Matricule 728», en juillet 2017

Plainte «frivole et abusive» de Matricule 728

L’ex-policière Stéfanie Trudeau, connue sous le nom de «Matricule 728», échoue dans sa tentative de traîner devant le conseil de discipline du Barreau le procureur de la Couronne qui l’avait accusée — et fait condamner — pour voies de fait.

Trudeau, désormais retraitée du Service de police de la Ville de Montréal, a été condamnée à 12 mois de prison à purger dans la collectivité pour l’arrestation brutale d’un citoyen en octobre 2012. L’ex-policière a obtenu la permission d’en appeler devant la Cour d’appel de la peine et du verdict.

C’est un procureur de la Couronne de Québec, Me Jean-Simon Larouche, qui a porté contre la policière une accusation sommaire de voies de fait et qui a présenté la preuve de la poursuite lors du procès.

Stéfanie Trudeau a déposé une plainte privée devant le conseil de discipline du Barreau estimant que ses droits ont été compromis par «la conduite abusive et répréhensible» du procureur du DPCP.

L’ex-policière se dit convaincue que le dépôt de la plainte criminelle contre elle est le résultat de la pression publique et qu’on a fait d’elle une bouc émissaire. Elle reproche à Me Larouche de n’avoir pas pris en compte tous les éléments et «de ne pas s’être mis à sa place».

Le conseil de discipline du Barreau du Québec rejette la plainte de l’ex-policière car il considère être en présence d’allégations «vagues et ambiguës».

Le conseil de discipline estime que la plainte de Trudeau contre le procureur de la Couronne est «définitivement frivole, abusive et ne repose sur aucun fondement». Bref, elle est vouée à l’échec, conclut le conseil, qui évalue que le procureur de la Couronne n’a commis aucune faute disciplinaire.