Selon les données de l’ACC, au cours de plus de 22 semaines de tournage à Montréal et dans les environs, l’équipe de production de «Phénix Noir» a dépensé plus de 77 millions $ sur les seuls salaires locaux, créant ainsi plus de 1 670 emplois pour les membres des distributions et des équipes locales ainsi que pour le personnel du bureau de production.

Phénix Noir crée presque le double des retombées de X-Men : Apocalypse pour le Québec

«Phénix Noir», le dixième opus de la saga cinématographique des X-Men, aura été très payant pour le Québec, où il a été tourné. Selon les chiffres fournis par l’Association cinématographique du Canada (ACC), les retombées économiques du film écrit et réalisé par Simon Kinberg s’élèvent à 189 M $ dans la Belle Province, alors que «X-Men: Apocalypse», lancé en 2016, avait injecté 105 M $ dans l’économie québécoise.

Selon les données de l’ACC, au cours de plus de 22 semaines de tournage à Montréal et dans les environs, l’équipe de production de Phénix Noir a dépensé plus de 77 millions $ sur les seuls salaires locaux, créant ainsi plus de 1 670 emplois pour les membres des distributions et des équipes locales ainsi que pour le personnel du bureau de production.

«189 millions $, c’est beaucoup plus que les autres productions et l’une des raisons expliquant ce montant, c’est le fait que plus de 40 millions $ ont été dépensés sur les effets spéciaux. Comme il y a à Montréal des compagnies d’effets spéciaux de classe mondiale, la production leur a confié du travail plutôt que d’aller ailleurs», a expliqué au Soleil Mme Sydney Grieve, directrice des affaires publiques et des communications de l’Association cinématographique.

Trois tournages québécois

Phénix Noir est le troisième film de la série X-Men mettant en vedette les mutants du monde de Marvel à avoir été tourné à Montréal après X-Men: Jours d’un avenir pass, paru en 2014, et X-Men: Apocalypse. La production a ainsi encouragé plus de 2 800 entreprises québécoises de plus de 230 communautés, notamment 27,6 millions $ pour la location d’appareils d’éclairage, d’habillage de décors et d’accessoires, 4,8 millions $ pour les matériaux de construction, 3,4 millions $ pour les frais d’hôtel et d’hébergement et 2,9 millions $ pour les services de traiteur et les services réguliers. 

Les syndiqués du local 514 de l’International Alliance of Theatrical Stage Employees (IATSE) ont grandement profité du tournage de «Phénix Noir». «Des centaines de membres de l’IATSE ont aidé à créer Phénix Noir. Plusieurs de nos membres ont déjà travaillé sur les trois films X-Men produits au Québec, alors c’est donc un plaisir de les voir grandir tout au long de la série», a déclaré Christian Bergeron, agent d’affaires du local 514 de l’IATSE, dans un communiqué de presse. «Des grands films comme «Phénix Noir» ont un impact énorme sur notre industrie cinématographique locale et contribuent à l’économie créative du Québec et à l’ensemble de l’économie de la province», a-t-il ajouté.

Marché important

Sydney Grieve a expliqué que le Québec était actuellement le troisième plus important marché au Canada pour les tournages, derrière la Colombie-Britannique et l’Ontario. «Cependant, l’Ontario et le Québec sont les marchés qui grandissent le plus vite», indique-t-il.

Les données de l’Association cinématographique du Canada pour 2017-2018 démontrent en effet que sur 8,9 milliards $ de production cinématographique et télévisuelle au Canada, 3,5 milliards $ ont été produits en Colombie-Britannique, 2,9 milliards $ en Ontario et 1,8 milliard au Québec, en hausse par rapport aux 1,3 milliard $ de 2008-2009. Le Québec représente 20% du marché cinématographique et télévisuel canadien contre 32% pour l’Ontario et 40% pour la Colombie-Britannique, qui a pris la tête pour la première fois l’an dernier après plusieurs années à figurer derrière l’Ontario. Le montant des productions étrangères tournées au Québec a par ailleurs augmenté de 64,9% l’an dernier pour atteindre 666 millions$, soit 14% du total national.