L’Anse-Saint-Jean tolère la présence de campeurs près du terrain de pratique de golf en cas de débordement.
L’Anse-Saint-Jean tolère la présence de campeurs près du terrain de pratique de golf en cas de débordement.

Petit-Saguenay n’échappe pas au phénomène des campeurs illégaux

Petit-Saguenay n’échappe pas à la vague des campeurs illégaux qui se permettent de s’installer sur son territoire pour éviter d’avoir à payer des frais de location d’un terrain en bonne et due forme.

Selon le maire, Philôme La France, le problème du camping sauvage est récurrent d’une année à l’autre, sauf que 2020 se démarque un peu plus en raison d’une croissance du phénomène.

« On a retrouvé des campeurs illégaux sur le chemin du Quai et sur le quai, ainsi que dans le secteur de L’Anse-Saint-Étienne, de la plage et même dans les entrées privées. Ce sont des gens qui arrivent avec des roulottes ou de petits véhicules récréatifs et qui s’installent sur la voie publique. L’un d’eux a même déversé sa fosse septique sur la voie publique. C’est désolant », témoigne le maire La France.

Il ajoute que la situation vécue est loin de se comparer avec ce qui se passe sur les terres publiques ou les plages en Gaspésie, sauf que le phénomène a été observé depuis le début de la saison de camping.

Le pire, selon lui, est que le phénomène se produit alors qu’il y a toujours eu des espaces disponibles au Village-Vacances famille et au Camping Petit-Saguenay. « On ne peut pas dire que ces gens-là s’installent illégalement parce qu’il n’y a pas de place. C’est parce qu’ils ne veulent pas payer », ajoute carrément M. La France.

Ce dernier ajoute que le camping sauvage contribue à la détérioration de l’environnement par l’émission de différentes matières polluantes, dont le contenu de toilettes, ainsi que par le passage dans des endroits inappropriés. Même si ces campeurs sont susceptibles de fournir un apport économique au milieu, n’empêche qu’ils doivent respecter les règlements en place, estime le maire de Petit-Saguenay.

Lorsqu’un constat de camping illégal est effectué, une plainte est déposée auprès de la Sûreté du Québec, à qui revient le mandat de surveiller le territoire. M. La France n’était pas en mesure de dire si des billets d’infraction avaient été émis jusqu’à maintenant.

Une situation tolérée

Ailleurs au Bas-Saguenay, le maire de Rivière-Éternité, Rémi Gagné, mentionne que les campeurs en surplus ont l’opportunité de s’installer pour une nuit avec leur véhicule récréatif au parc des Artistes, derrière l’école. « On tolère la présence de campeurs pourvu qu’ils soient respectueux. Jusqu’à maintenant, on n’a jamais eu de problèmes d’accumulation de déchets. Tout a été impeccable », mentionne M. Gagné.

À L’Anse-Saint-Jean, une préposée du camping municipale a mentionné que la situation de tolérance est un peu la même alors qu’un terrain de stationnement aménagé près du terrain de pratique du golf sert à recevoir le surplus de campeurs de courte durée.

Sur la rive nord du Saguenay, le maire de Sainte-Rose, Laurent Thibeault, constate lui aussi la venue de campeurs illicites tentant de s’installer dans le secteur du quai, sur les terrains de la municipalité ou au stationnement de la montagne. «On surveille et on leur dit qu’il existe un camping en plein coeur du village prêt à les accueillir. Ce que vivent la Côte-Nord et la Gaspésie, on pourrait le vivre, mais on s’en occupe», affirme M. Thibeault.