Une femme et son conjoint voulaient profiter d’une promotion de pizza à volonté, mais pour emporter à la maison.

Pas de pizza à volonté... pour emporter

Une femme de 41 ans s’est énervée, au restaurant Salvatore de Chicoutimi, car elle ne pouvait avoir droit à de la pizza à volonté... pour emporter. Elle a frappé une cliente avec sa sacoche parce que celle-ci avait osé faire un commentaire.

La Chicoutimienne devra se tenir tranquille pour une période de 12 mois et faire un don de 200 $ après avoir plaidé coupable à une accusation de voies de fait.

La chaîne de restauration rapide offre une promotion de pizza à volonté à ses clients. Si tout le monde peut croire que l’offre est disponible pour ceux qui veulent manger dans le restaurant, l’accusée et son copain n’ont pas compris la même chose.

Selon les informations dévoilées au tribunal devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, le couple s’est présenté au comptoir et a voulu profiter de la promotion. Mais les deux clients voulaient partir avec les pizzas qui se trouvaient derrière le comptoir.

L’employé a mentionné que la promotion était uniquement disponible pour ceux qui mangeaient dans le restaurant, moyennant un surplus pour la pizza à volonté par rapport à une commande régulière. Il a donc expliqué que la promotion ne lui permettait pas de donner toutes les pizzas au client pour emporter.

Luc Tourangeau

Les deux clients, dont les intérêts étaient représentés par Me Luc Tourangeau, ont entrepris une discussion afin de savoir s’ils étaient pour manger à l’intérieur ou s’ils étaient tout simplement pour quitter. Le ton a monté.

Voyant que les choses s’envenimaient, la cliente, qui était attablée tout près, a lancé un commentaire à l’employé. « Une chance que tu n’en as pas dit davantage », a indiqué la cliente.

Ce commentaire n’a pas semblé plaire à l’accusée. Celle-ci s’est retournée et a donné un coup de sacoche à la cliente. Le couple a pris rapidement la poudre d’escampette.

La victime, choquée, s’est levée et a tenté de prendre en note le numéro de la plaque d’immatriculation, mais le copain de l’accusée s’est interposé, juste avant de sortir, en donnant un petit coup d’épaule à la dame.

Cela n’a pas empêché les policiers de retracer le duo de mangeurs de pizza et de les accuser au criminel.

La femme de 41 ans a profité d’un sursis de sentence de 12 mois, alors que le copain devra effectuer 80 heures de travaux communautaires. Il faut dire qu’il a profité de l’occasion pour régler divers dossiers criminels.