Ottawa signe un contrat de 40 M$ avec Nokia pour la recherche sur le 5G

OTTAWA - Le gouvernement fédéral doit annoncer jeudi à Davos la signature d’un contrat avec le géant finlandais des télécommunications Nokia afin de mener des recherches sur la technologie sans fil 5G au Canada.

Ce contrat, qui pourrait valoir jusqu’à 40 millions $, intervient alors qu’Ottawa procède à une analyse approfondie, notamment en matière de sécurité nationale, de l’implication potentielle du rival chinois de Nokia, Huawei, dans le réseau canadien de téléphonie mobile de cinquième génération.

Ottawa est par ailleurs plongé, au même moment, dans un conflit diplomatique avec Pékin à la suite de l’arrestation de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, le 1er décembre à Vancouver, à la demande des États-Unis. Washington la soupçonne d’avoir cherché à contourner, par le biais d’une filiale, les sanctions commerciales américaines imposées à l’Iran.

Huawei, Nokia et le suédois Ericsson comptent parmi les principaux candidats pour soutenir les entreprises de télécommunications canadiennes, comme BCE et Telus, dans le vaste projet de construction des réseaux mobiles 5G du pays.

Trois des partenaires du Canada au sein du groupe de partage de renseignement «Five Eyes» - les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande - ont interdit toute participation de Huawei dans le développement de leurs réseaux 5G, craignant que l’entreprise n’espionne pour le compte de la Chine.

Le ministre canadien de l’Industrie, Navdeep Bains, devait finaliser jeudi l’accord conclu avec Nokia, lors du Forum économique mondial, en Suisse. Il présente ce contrat comme un moyen de soutenir plus de 2000 des emplois de Nokia au Canada et de créer 237 nouveaux postes.