Le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugues Beaulieu.
Le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugues Beaulieu.

Motoneigistes disparus : l'armée en renfort

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Un hélicoptère des Forces armées canadiennes et une embarcation de la Sûreté du Québec s’ajoutent aux ressources déployées par la SQ afin de localiser les cinq motoneigistes français qui manquent à l’appel depuis mardi soir, à Saint-Henri-de-Taillon au Lac-Saint-Jean.

Deux motoneiges ont été repérées par les équipes de recherche, mercredi en fin de journée, à l’embouchure de la rivière Grande-Décharge. La Sûreté du Québec, dont l’opération de recherche continue de susciter l’intérêt des médias locaux, nationaux et même européens, annonce que le travail pourrait se poursuivre pendant encore plusieurs jours, voire des semaines. 

« C’est important de préciser que tous les effectifs d’hier seront présents aujourd’hui. En plus, il y aura l’ajout d’une nouvelle embarcation de plongeurs et de sauveteurs », a annoncé jeudi, vers 5h45, le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu. 

Les Forces armées canadiennes sont sur place afin de prêter main-forte aux effectifs de la Sûreté du Québec qui sont dédiés aux opérations de recherche depuis mardi. Un hélicoptère permet de remplacer un des deux hélicoptères de la Sûreté du Québec qui s’est écrasé, mercredi après-midi, sur le plan d’eau. L’hélicoptère des Forces armées canadiennes a amorcé son travail de recherche, vers 9h30, aux limites d’Alma et de Saint-Henri-de-Taillon. L’hélicoptère survolait le secteur qui comprend plusieurs îles, dont les îles Beemer.

Les embarcations de sauvetage étaient aussi visibles à leur point de débarquement. Un kayakiste a également été observé sur le plan d’eau. Il est pour l’instant impossible de savoir si la personne est rattachée à une équipe de sauvetage.

La récupération des motoneiges qui se trouvent au fond de l’eau pourrait s’avérer complexe. La Sûreté du Québec détient de l’équipement pour ce type de manoeuvre. Toutefois, la collaboration de firmes privées pourrait être nécessaire.

« On a certains équipements qui permettent de localiser les objets. La récupération, c’est une autre paire de manches. Ça nous prendra davantage d’équipements », ajoute Hugues Beaulieu. 

La température de l’eau et l’absence de lumière ne facilitent en rien le travail des plongeurs.

De leur côté, les médias européens arrivent sur le terrain. Des représentants de TF1 (Télévision française 1) se sont présentés, jeudi matin, au quartier général de la Sûreté du Québec établi au Club des Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon.