La Sûreté du Québec a mené des recherches en février pour retrouver la motoneigiste qui a sombré dans la rivière du Loup. C’est finalement mercredi que son corps a été retrouvé à une centaine de mètres du pont où l’accident s’est produit.

Motoneigiste disparue dans la rivière du Loup: le corps de la dame a été retrouvé

La longue et difficile attente d’une famille éplorée a pris fin, mercredi matin, avec la découverte du corps de la motoneigiste de 55 ans disparue dans les eaux de la rivière du Loup, dans la réserve Mastigouche, à Saint-Alexis-des-Monts, le 24 février dernier.

Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont localisé la touriste française  dans des rapides, à environ une centaine de mètres de l’endroit où sa motoneige a plongé dans la rivière.

«Le corps de la victime a été transporté au laboratoire [de sciences judiciaires et de médecine légale] afin de procéder à son identification formelle. Tout indique qu’il s’agit de la femme manquante depuis le 24 février», explique le sergent Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Rappelons que la motoneige conduite par la dame a plongé dans la rivière à l’approche d’un pont. Son fils de 11 ans a immédiatement été emporté par les rapides alors que la quinquagénaire a tenté de s’agripper à son véhicule mais en vain. Malgré l’envoi d’une corde pour tenter de la secourir, elle a disparu sous les glaces. Son conjoint et son  autre fils, qui prenaient place sur une deuxième motoneige, ont assisté à la tragédie. 

Le corps du garçon de 11 ans avait été trouvé par les plongeurs de la Sûreté du Québec le lendemain du drame. Malgré les recherches des policiers pendant plusieurs jours, celui de sa mère demeurait introuvable. Un hélicoptère, un véhicule amphibie, des plongeurs, des motoneigistes et des sauveteurs de la Sûreté du Québec ont été mis à contribution pour mener les recherches. Elles ont finalement été suspendues le 1er mars. «On a fait une évaluation des glaces et des courants pendant plusieurs semaines. Des endroits n’étaient pas accessibles à cause de l’épaisseur de la glace et ce n’était pas sécuritaire pour nos plongeurs», explique le sergent Tessier.

Elles ont repris mercredi et il n’a fallu que 30 minutes aux plongeurs pour trouver la victime. «On a été en mesure de le faire aujourd’hui [mercredi] étant donné que les conditions avaient changé. Aujuourd’hui [mercredi], c’était sécuritaire et accessible pour les plongeurs», précise le porte-parole.

Comme c’est l’habitude dans des cas semblables, le bureau du coroner mène une enquête. Pour sa part, la Sûreté du Québec a conclu qu’il s’agit d’un accident. Les motoneigistes étaient accompagnés par une guide expérimentée. Le garde-fou du pont, qui se trouvait à la fin d’une courbe, était enneigé. La motoneige s’est manifestement retrouvée sur cet amoncellement de neige avant d’être projetée dans la rivière plusieurs mètres plus bas.