Michelle Obama et la mairesse de Montréal, Valérie Plante

Michelle Obama enchante les Montréalais

L’ancienne première dame des États-Unis, Michelle Obama, a été accueillie en grande vedette à Montréal, lundi soir, et a enchanté ses admirateurs en faisant la promotion de causes qui lui sont chères, mais elle les a déçus en leur répétant que, non, elle ne se présenterait pas à la présidence des États-Unis.

Quelques mois après la frénésie suscitée par la présence de Barack Obama, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a réussi à attirer une autre grande vedette de la politique américaine. Michelle Obama était en terrain ami à Mont­réal, le public buvait ses paroles et applaudissait à tout rompre ses déclarations.

Selon les organisateurs, plus de 10 200 personnes étaient entassées dans le Palais des congrès, lundi soir, pour entendre l’ex-première dame participer à une séance de question-réponse animée par Sévrine Labelle, présidente-directrice générale de Femmessor Québec.

Pendant cette entrevue d’environ une heure, Michelle Obama s’est bien gardée de commenter la controversée administration de Donald Trump qui dirige actuellement les États-Unis.

Guidée par les questions de Mme Labelle, elle a plutôt fait la promotion des causes qui lui tiennent à cœur.

Elle a notamment réitéré l’importance de l’éducation pour les jeunes, qui doivent exploiter leur plein potentiel, au-delà de leur genre et de la couleur de leur peau, a-t-elle martelé.

Mais les adultes doivent en même temps montrer l’exemple et leur donner confiance en eux — surtout dans le cas des petites filles, qui voient les femmes qui sont en minorité dans les postes de pouvoir, a-t-elle plaidé.

«Je dis cela à tous les pères, frères et maris dans cette salle : si vous ne donnez pas d’espace aux femmes dans vos bureaux, pensez à ce que ça fait aux filles que vous pensez aimer. Ce sont des messages subliminaux que nous, les femmes, avons chaque jour», a-t-elle soutenu.

Elle a souligné l’importance de nommer dans les postes de direction, et dans les hautes sphères de la politique, des femmes, car elles vivent des expériences différentes des hommes que seules elles peuvent comprendre.

«Comprenez-moi bien, les hommes. Nous devons tous être à la table», a-t-elle souligné.

«Mais maintenant, les femmes sont si absentes à tant de tables. Les gens de couleur avec différentes expériences sont si absents.»

L’ex-première dame s’est souvent adressée à la foule, car elle savait qu’elle s’adressait à des gens d’importance. Elle avait devant elle le premier ministre Philippe Couillard, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ainsi que d’innombrables gens d’affaires.

Michelle Obama savait qu’elle s’adressait à des gens d’importance. Elle avait devant elle le premier ministre Philippe Couillard, la mairesse de Montréal, Valérie Plante (photo), ainsi que d’innombrables gens d’affaires.

Le pouvoir de changer

«Il y a des hommes qui dirigent des entreprises, qui déterminent qui ils embauchent, qui sera éduqué, qui a une promotion, qui déterminent comment est l’environnement de travail. Il y a des hommes dans cette salle qui sont responsables de ces décisions dans leurs entreprises, leurs organisations», a-t-elle déclaré. «Le pouvoir existe ici dans cette salle pour faire les changements de demain.»

Michelle Obama, une avocate de formation, aura été une première dame très engagée, faisant la promotion de l’exercice et d’une saine alimentation chez les enfants.

Depuis qu’elle a livré un discours enflammé au Congrès démocrate de l’été 2016, plusieurs admirateurs de Michelle Obama l’encouragent à se présenter à la présidence des États-Unis, ce qu’elle a toujours refusé.

Elle a continué d’écarter cette possibilité devant le public de Montréal, lorsque l’animatrice lui a demandé ce qui l’attendait pour l’avenir.

«Je ne me présente pour rien», a-t-elle indiqué, essuyant les huées. «La politique n’est pas ma passion.»

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain avait remis quelque 2000 billets à des jeunes qui ont pu assister à l’événement gratuitement. Les autres spectateurs qui ont dû sortir leur portefeuille ont payé au moins une soixantaine de dollars pour assister à la conférence. Certains billets se vendaient plus de 500 $.