François Asselin a été formellement accusé vendredi du meurtre non prémédité de son collègue de travail, François Lefebvre.

Meurtre à Sherbrooke : la victime a eu la gorge tranchée

François Asselin, âgé de 35 ans, de Trois-Rivières, a été formellement accusé vendredi au palais de justice de Sherbrooke du meurtre non prémédité de son collègue de travail François Lefebvre, âgé de 59 ans, et d’outrage à son cadavre.

Asselin a été arrêté jeudi par la police après que le cadavre ensanglanté de François Lefebvre eut été découvert dans une boite de carton qu’Asselin aurait lui-même déposée chez Ovation Logistique, une firme spécialisée dans la livraison de colis, située sur la rue Pépin, dans le parc Industriel de Sherbrooke.

L’accusé et la victime étaient deux collègues de travail, œuvrant comme sous-traitants pour divers commerçants ou firmes de livraison situés un peu partout au Québec.

Selon nos informations, Asselin et la victime ont passé la nuit de mercredi à jeudi à l’Hôtellerie Jardins de ville du boulevard Bourque. Dans les heures qui ont suivi leur arrivée, une querelle aurait éclaté entre les deux collègues au cours de laquelle la victime aurait eu la gorge tranchée.

Asselin se serait ensuite rendu chez Ovation Logistique pour y déposer une boîte de carton dans laquelle se trouvait le cadavre de François Lefebvre. Après avoir déposé la boîte dans l’aire de livraison, Asselin aurait dit à des employés sur place de jeter celle-ci au recyclage.

Or, c’est en apercevant des traces de sang sur la boîte que les employés ont découvert le cadavre et alerté la police.

Chargés d’élucider les circonstances de ce meurtre, plusieurs enquêteurs de la Sureté du Québec étaient toujours à pied d’œuvre hier matin, tant à du côté de l’Hôtellerie Jardins de Ville que du côté d’Ovation Logistique. La SQ a toutefois refusé de confirmer ou d’infirmer les circonstances entourant ce meurtre.

« Comme l’enquête est toujours en évolution et qu’il y a encore des éléments de preuves à analyser, nous ne pouvons faire aucun commentaire tant que l’enquête ne sera pas terminée », a déclaré Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ.

François Asselin comparaît

Pendant ce temps, François Asselin a comparu en fin d’avant-midi en Cour du Québec devant le juge Conrad Chapdelaine pour y être formellement accusé.

Menotté aux pieds et aux poings, Asselin n’a pas eu à enregistrer de plaidoyer. Son avocat, Me Alexandre Biron, de Trois-Rivières, ainsi que la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Ève Phaneuf, ont demandé au juge de reporter la comparution au vendredi 25 mai prochain, le temps de permettre aux enquêteurs de compléter la preuve.

« L’enquête n’est pas terminée encore. À mesure qu’on aura recueilli d’autres éléments de preuve, ceux-ci seront communiqués à la défense le plus tôt possible », a déclaré Me Phaneuf au cours d’un point de presse. Celle-ci a de plus confirmé l’information voulant qu’une querelle ait éclaté entre les deux collègues peu avant le drame.

Avant son arrestation, jeudi, Asselin était déjà connu des policiers. Il a été condamné l’an dernier à 12 mois de prison pour voies de fait avec lésion sur un individu survenues dans un bar de Sainte-Eulalie, en 2014.

Le coup de poing qu’Asselin avait alors asséné à l’individu avait été d’une telle violence que ce dernier avait été projeté au sol, subissant du même coup une fracture du crâne.