Le chef par intérim du Parti québécois et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé
Le chef par intérim du Parti québécois et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé

Menaces sur Twitter: Pascal Bérubé porte plainte à la SQ

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Le chef par intérim du Parti québécois et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a porté plainte lundi matin à la Sûreté du Québec au sujet de menaces proférées sur Twitter à son endroit et envers sa conjointe, l’animatrice télé et radio Annie-Soleil Proteau.

«J’ai porté plainte à la Sûreté du Québec ce matin», a confirmé M. Bérubé lundi matin, à Québec, en point de presse à l’Assemblée nationale. Le chef parlementaire du PQ faisait le point sur la session parlementaire qui s’amorce demain.

Le message publié à 8 h 28 lundi par un certain Lys Patriote en réponse à un tweet de M. Bérubé se lit comme suit : «Vous et votre conjointe ne pourrez plus marché dans les rue bientôt. Nous avions confiance en vous, indépendantiste (supposément) vendu au mondialisme un traitre à la nation voila ce que vous êtes tous les 2» (sic).

«J'ai la couenne dure, mais là, on vient d’embarquer ma conjointe là-dedans et là, je vois rouge. On vient d’atteindre une autre dimension», a commenté M. Bérubé.

Il préfère ne «pas répéter» la réaction de sa conjointe. «Vous la connaissez, elle a du caractère. Je me demande si elle ne serait pas plus dangereuse pour l’individu», a-t-il lancé, pour détendre l’atmosphère.

«La Sûreté du Québec m’a déjà répondu qu’ils allaient enquêter sur cet individu. C’est une menace, je ne suis pas le seul à en avoir reçu. J’ai beaucoup de sympathie pour le premier ministre, qui en a reçu. Mais sachez qu’il en reçoit beaucoup plus que ça, pour avoir travaillé de près avec Mme Marois, ça arrive souvent. Il faut collectivement ne pas banaliser ça et envoyer un message très, très fort. Je n’ai pas hésité, c’était menace assez forte à l’égard de mon couple», a indiqué le député Bérubé.

L’auteur du micromessage de menace l’a retiré, avant de s’excuser. «Je voudrais m’excuser pour un Tweet que certaine personne on trouvé menacant. Ce n’est pas ça je voulais exprimer que l’opposion ne fait pas sa job» (sic), a-t-il écrit, s’excusant à plusieurs reprises en réponse à d’autres commentaires d’utilisateurs de Twitter.

Le compte a ensuite été fermé.

Le premier ministre François Legault a pour sa part dénoncé sur Twitter les menaces envers son vis-à-vis péquiste et ami. «Ces menaces sont totalement inacceptables et doivent être dénoncées haut et fort. Nous pouvons débattre sereinement, mais les propos haineux et violents n’ont pas leur place dans notre démocratie et ne doivent pas être tolérés», a écrit M. Legault.