Menaces de mort contre les pro-GNL

« Je vais aller me chercher un gun et paf, tous vous tirer. Ce n’est pas bon pour l’environnement. » Un jeune homme a plaidé coupable à une accusation de menaces de mort contre ceux qui sont en faveur du projet de GNL Québec, mardi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. L’individu avait écrit des injures sur Facebook, en avril 2019, lorsque le lancement d’une pétition en appui aux grands projets avait fait la manchette.

« Viens me voir, je vais te faire la peau et à tous ceux qui vont travailler sur ce projet-là », avait écrit l’individu, en commentaire d’un article de Radio-Canada, publié sur Facebook, le 27 avril dernier.

L’accusé y allait également de quelques insultes, qualifiant de « trous de culs et de gang de crétins » les pro-GNL.

Les commentaires avaient vite été effacés par l’auteur, mais un autre internaute, visé par les menaces, les avait enregistrés en faisant des captures d’écran, avant de porter plainte aux policiers.

L’accusé a plaidé coupable à un chef de menaces devant la juge Micheline Paradis, mardi en fin d’avant-midi.

« J’ai déjà travaillé en environnement, je connais les ravages », a expliqué le jeune homme.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), représenté par Me Jean-Sébastien Lebel, et le procureur de la défense, MJean-François Têtu, en étaient venus à un accord à proposer à la juge de la Cour du Québec.

L’individu a écopé de 40 heures de travaux communautaires, qu’il devra exécuter au cours des prochains mois, et sera soumis à une probation de deux ans, au cours de laquelle il devra garder la paix et avoir une bonne conduite. Il lui est également interdit de commenter le projet de GNL Québec via les médias sociaux.

« Je vous conseille de ne pas aller voir la page sur GNL », a lancé la juge Micheline Paradis, en faisant référence à la page qui vient à peine d’être créée et qui compte déjà des milliers de membres sur Facebook.

L’individu a accepté ces conditions avant de quitter le tribunal.

L’homme en était à ses premières offenses en matière de menaces ou de violence en cour criminelle.

Le projet de GNL Québec fait beaucoup de vagues sur les médias sociaux depuis un an, mais plus particulièrement depuis une semaine, alors que des pages pro et anti-GNL ont été créées sur Facebook.