«Je ne cherche pas vraiment à attirer l'attention, je m'amuse», a lancé Paul McCartney lors d'une entrevue téléphonique en provenance de Québec, où il sera en spectacle lundi au Centre Vidéotron.

McCartney a du plaisir à partager des «histoires épicées» des Beatles

TORONTO — Paul McCartney, qui lancera sa tournée mondiale lundi à Québec, avoue que partager les histoires les plus aventureuses de ses jours avec les Beatles ne le dérange plus, et qu'il adore même le fait que les amateurs apprécient ces anecdotes.

Le musicien âgé de 76 ans a récemment bousculé l'image des Fab Four dans les pages de GQ. Il a raconté le moment où lui et ses collègues ont applaudi la perte de la virginité de George Harrison. Autre souvenir : la fois où Sir Paul a embauché deux prostituées de Las Vegas.

«Je ne cherche pas vraiment à attirer l'attention, je m'amuse», lance l'auteur-compositeur-interprète lors d'une entrevue téléphonique en provenance de Québec, où il sera en spectacle lundi au Centre Vidéotron.

«J'ai le sentiment que l'on peut en dire un peu plus ces jours-ci que l'on ne l'aurait souhaité au cours des années précédentes.»

McCartney, qui poursuivra sa tournée Freshen Up à Montréal jeudi, affirme que les «histoires épicées» qu'il a racontées lors de récentes entrevues ne sont que la partie visible de l'iceberg. Cela ne signifie pas pour autant qu'il partagera plus de récits sur les «joies de jeunesse».

«Nous étions de jeunes enfants de Liverpool en tournée en train de devenir célèbres et d'attirer l'attention sur nous. Donc, il y a pas mal d'histoires. Toutes ne conviennent pas à partager avec le public, selon moi.»

Après son passage au Québec, «Macca» jouera à Winnipeg le 28 septembre et à Edmonton deux jours plus tard. Il se rendra ensuite au Japon puis amorcera sa tournée européenne à Paris le 28 novembre.

L'ex-Beatle dit qu'il est particulièrement hâte de divertir le public canadien.

«Il est toujours bon de jouer dans un endroit anglophone, même si nous commençons au Québec, qui est à peine un endroit anglophone», d'après lui.

«On prend le pouls du Canada... ils aiment leur musique, c'est un public très chaleureux et je ressens un lien de parenté. Ils viennent faire la fête et nous aussi.»

Paul McCartney prétend que toujours reprendre les mêmes succès des Beatles et des Wings ne le dérange pas après toutes ces années. Il dit se nourrir de l'appréciation du public pour des chansons emblématiques telles que Hey Jude.

«Je devrais vraiment m'en être lassé maintenant, mais je ne le suis pas parce que chaque fois que je la fais, en particulier ces jours-ci, je vois l'effet de rassemblement qu'elle provoque», dit-il.

«C'est le fait que la chanson fonctionne et qu'elle rassemble les gens qui me rend joyeux de la jouer.»

«J'aime cette chanson, ajoute-t-il. Elle n'est pas mauvaise.»