Levée partielle de l’interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt

MONTRÉAL — L’interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité a été levée partiellement, lundi matin.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a pris cette décision en collaboration avec la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Les régions touchées par cette levée sont l’Abitibi-Témiscamingue, le Nord-du-Québec, la Mauricie, la Capitale-Nationale et une portion du Saguenay?Lac-Saint-Jean.

Émilie Bégin, agente à la prévention et à l’information à la SOPFEU, précise que le danger d’incendie a été revu à la baisse en raison, notamment, des précipitations reçues au cours des dernières heures.

L’interdiction demeure toutefois en vigueur pour plusieurs régions. Sur la Côte-Nord, il est toujours interdit de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité dans les MRC de la Haute-Côte-Nord, Manicouagan, Sept-Rivières et Caniapiscau (au sud de la latitude 52°15’).

Au Saguenay—Lac-Saint-Jean, les feux à ciel ouvert sont prohibés dans la MRC Le Fjord-du-Saguenay, dans le secteur compris au nord de la rivière Saguenay.

Dans le sud de la province, l’indice de danger d’incendie est modéré. «Oui, les températures sont élevées avec la canicule, souligne Mme Bégin. Mais c’est également accompagné d’une forte humidité dans l’air, donc ça influence à la baisse les risques d’incendie.»

Qui plus est, le sud de la province est principalement composé de forêts de feuillus. «Ce sont des types d’arbres moins à risque, parce qu’ils sont gorgés d’eau, contrairement aux forêts de conifères du nord de la province», poursuit-elle.

Dix incendies de forêt sont présentement en activité au Québec dans la zone de protection intensive. Neuf sont maîtrisés, mais un brasier prend de l’expansion dans le secteur de Labrieville, au nord de Forestville, sur la Côte-Nord.

Une centaine de pompiers sont mobilisés pour le combattre. Près de 6000 hectares de forêt ont déjà été détruits.

Par ailleurs, 21 incendies brûlent dans la zone de protection nordique.

Émilie Bégin explique que ces deux zones sont séparées par une «ligne qui se promène entre le 50e et le 52e parallèle». «Dans la zone de protection intensive, au sud de cette limite, on intervient systématiquement sur tous les incendies», mentionne-t-elle.

Dans la zone de protection nordique, les interventions sont plus ciblées. Seuls les incendies qui menacent des communautés ou des infrastructures sont éteints par des pompiers. «Sinon, on les laisse faire leur œuvre et on attend qu’ils soient éteints par la pluie», poursuit Mme Bégin.

Depuis le début de la saison de protection qui s’étend du 1er avril au 15 novembre, la SOPFEU rapporte que 291 incendies de forêt ont ravagé 16 925 hectares.

La moyenne des dix dernières années, à la même date, se situe à 264 incendies pour une superficie de 29 009 hectares.