Les Partenaires pour la modernisation du taxi au Québec (PMTQ), qui regroupe entre autres des poids lourds montréalais, a pris ses distances du Regroupement des intermédiaires de taxi du Québec (RITQ), qui regroupe la majorité des compagnies de taxi de Québec et quelques compagnies montréalaises.

Les taxis ne négocient plus d’une seule voix

Les chauffeurs et propriétaires de taxis ne négocient plus d’une seule voix avec le gouvernement du Québec concernant l’impact de l’arrivée de la multinationale Uber sur leur industrie.

Les Partenaires pour la modernisation du taxi au Québec (PMTQ), une association qui regroupe entre autres les compagnies de taxi de Laval et trois poids lourds montréalais que sont Taxelco, Taxi Diamond et Taxi Hochelaga, ont refusé de se rendre jeudi à une rencontre avec le ministère des Finances à laquelle ils avaient été convoqués depuis trois semaines. 

Ils ont ainsi pris leurs distances du Regroupement des intermédiaires de taxi du Québec (RITQ), qui regroupe la majorité des compagnies de taxi de Québec et quelques compagnies montréalaises. Le RITQ a en effet assisté à la rencontre ministérielle qui se déroulait au même moment où le PMTQ tenait un point de presse derrière l’Assemblée nationale.

Me Marc-Antoine Cloutier, porte-parole du PMTQ, a indiqué que son groupe n’était pas prêt à accepter un premier versement de 250 millions $ du gouvernement sans garantie légale pour compenser la perte de valeur des permis de taxi. Ce versement serait conditionnel à une autre année du projet-pilote avec Uber.

«Nous, on veut s’assurer de protéger nos droits pour l’avenir et qu’on respecte les futures décisions des tribunaux dans notre poursuite de 1,6 milliard $ relativement au projet-pilote mis en place par le gouvernement avec Uber. Nous ne sommes pas contre le versement de 250 millions $, mais il faut que ce soit encadré par une garantie juridique, sinon on risque de perdre la revendication légale pour le reste du montant», explique Me Cloutier. 

Me Marc-Antoine Cloutier (à l’avant), porte-parole des Partenaires pour la modernisation du taxi au Québec, a indiqué que son groupe n’était pas prêt à accepter un premier versement de 250 millions $ du gouvernement sans garantie légale pour compenser la perte de valeur des permis de taxi.

Le PMTQ a l’impression que le RITQ est prêt à accepter l’offre gouvernementale. «On a demandé au RITQ s’il était prêt à prendre le risque et on a compris que oui, alors que nous, on pense que c’est un important risque légal», poursuit Me Cloutier, qui ne souhaite pas régler le dossier à tout prix avant les élections.

Ce n’est pas la première divergence d’opinions entre les deux groupes de l’industrie du taxi. Le PMTQ s’oppose entre autres à ce que les intermédiaires, notamment les coopératives qui servent de répartiteurs pour les chauffeurs, soient indemnisés par le gouvernement. Il estime aussi que c’est à Montréal que les pertes financières les plus importantes ont été subies depuis l’arrivée d’Uber au Québec.