Les soins préhospitaliers en crise en Minganie, selon un syndicat

ROSEMÈRE - Un syndicat qui représente des travailleurs en soins préhospitaliers affirme qu’il est de plus en plus fréquent que des ambulances soient mises hors service dans la région de la Minganie, sur la Basse-Côte-Nord, parce qu’on manque de paramédics.

Dans un communiqué transmis mardi, la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) affirme qu’en ce moment, sur un total de 16 postes de paramédics nécessaires pour assurer le fonctionnement des quatre ambulances de la Minganie en tout temps, seulement huit sont occupés.

La Fédération affirme que ce sont parfois des policiers ou des pompiers qui répondent à des appels urgents.

Les patients qui nécessitent des examens plus approfondis doivent être transférés à Sept-Îles. Selon la Fédération, un tel transfert par ambulance prend huit heures, en moyenne, ce qui prive entre-temps la Minganie du quart de son effectif ambulancier. En 2018, il y a eu plus de 210 transferts de patients à Sept-Îles, d’après le syndicat.

La Fédération des employés du préhospitalier du Québec affirme que l’employeur, Paraxion, n’agit pas pour remédier à la situation. Elle demande à la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, de faire quelque chose.

Paraxion se présente comme étant le plus grand regroupement privé de services préhospitaliers en région au Québec, avec quelque 500 employés.

La région de la Minganie comprend les municipalités de Havre-Saint-Pierre, Longue-Pointe-de-Mingan, Rivière-au-Tonnerre et Natashquan, entre autres.