«Pouvoir ouvrir à la fin juin serait l’idéal, car évidemment, à la mi-juillet, c’est pas mal tard», affirme la gestionnaire des communications et du marketing de Mont-Cascades, Émilie Desgagné-Bouchard.
«Pouvoir ouvrir à la fin juin serait l’idéal, car évidemment, à la mi-juillet, c’est pas mal tard», affirme la gestionnaire des communications et du marketing de Mont-Cascades, Émilie Desgagné-Bouchard.

Les parcs aquatiques demandent à Québec de se jeter à l’eau

Les parcs aquatiques tels que Mont-Cascades à Cantley et Village Vacances Valcartier à Québec tapent du pied et réclament dans les plus brefs délais un calendrier de réouverture précis de la part du gouvernement provincial, sachant que la phase de préparatifs pour de tels sites peut s’étaler jusqu’à cinq semaines, même en temps normal.

Ouvrant bon an mal an ses portes à la mi-juin, le parc aquatique situé à 20 minutes de Gatineau ne pourra vraisemblablement pas accueillir ses premiers visiteurs dans ses nombreuses glissades d’eau avant la fin juin, au plus tôt.

«On comprend la situation, tout le monde tire la couverture un peu de son bord, nous aussi d’ailleurs. Mais on souhaiterait avoir une date. De notre côté, on a déjà commencé à faire de l’entretien depuis deux semaines, donc on pourrait être prêts dans un délai raisonnable quand on nous donnera le feu vert, mais il faudra aussi mettre en place toutes les mesures sanitaires nécessaires. Pouvoir ouvrir à la fin juin serait l’idéal, car évidemment, à la mi-juillet, c’est pas mal tard», affirme la gestionnaire des communications et du marketing de Mont-Cascades, Émilie Desgagné-Bouchard.

En plus d’exiger des précisions sur les étapes subséquentes du déconfinement, le Regroupement des parcs aquatiques du Québec (RPAQ) a déploré par voie de communiqué mercredi le fait que les autorités ont donné leur aval le week-end dernier pour la réouverture des piscines publiques extérieures, mais pas pour leurs sites.


« Ouvrir un site comme le nôtre, ça ne se fait pas en criant ciseau. »
Émilie Desgagné-Bouchard

«Depuis les dernières semaines, le RPAQ a travaillé sans relâche avec le ministère du Tourisme, la CNESST, le CQRHT et la Société de sauvetage afin de produire un plan de sécurité sanitaire COVID-19, respectant toutes les normes demandées. Les exploitants de parcs aquatiques sont stupéfiés d’apprendre que les lieux de baignade publics ont bénéficié d’un décret gouvernemental qui les exclut, d’autant plus que leur site et leurs infrastructures leur permettent un cadre d’exploitation plus sécuritaire que les lieux publics, notamment par la présence de surveillants et de sauveteurs certifiés pour encadrer les visiteurs», affirme le porte-parole du RPAQ, Yves Juneau.

L’association, dont font partie Mont-Cascades, le Parc aquatique Sommet Saint-Sauveur, Village Vacances Valcartier et le Zoo de Granby, précise que cette décision «est d’autant plus choquante puisque rien n’indique que les risques de contagion de la COVID-19 soient variables en fonction d’une exploitation privée ou publique d’un lieu de baignade».

​Des entrevues et de l’entretien, mais pas de date d’ouverture

​Qu’à cela ne tienne, le parc aquatique Mont-Cascades soutient avoir été proactif en commençant à mettre en place un plan au cours des dernières semaines.

«Il y a à peu près un mois, on a fait appel à du recrutement pour nous employés saisonniers, on a déjà commencé des entrevues par le biais de Zoom ou encore par téléphone, tout en mettant au parfum les candidats qu’on ne peut rien leur garantir pour l’instant car on ne sait pas quand on pourra rouvrir. Ouvrir un site comme le nôtre, ça ne se fait pas en criant ciseau, alors on s’est dit qu’on allait déjà commencer à préparer certaines choses. Certains employés sont déjà présents et on s’affaire à former quelqu’un qui s’occupera uniquement des opérations liées aux mesures sanitaires et à la COVID-19. Le but est d’ouvrir en respectant toutes les règles. On va le faire avec espoir et grand bonheur, car on est un endroit festif et les derniers mois ont été un peu lourds sur la population, alors ça ne fera pas de tort», mentionne Mme Desgagné-Bouchard.

Lors de sa réouverture, Mont-Cascades compte accueillir un maximum de 1000 personnes en simultané.

Les escapades en famille au parc aquatique ne seront plus les mêmes. En plus des règles plus strictes à respecter sur place, il faudra désormais réserver sa date de visite et sa plage horaire à l’avance puisque le nombre de visiteurs sera limité. À Mont-Cascades, on a déterminé que le parc accueillera 40% de sa capacité normale, soit un maximum de 1000 personnes en simultané.

«Ça veut donc dire que quand une canicule sera annoncée, il faudra se dépêcher pour se procurer des billets, sinon il se pourrait qu’on ne puisse pas venir. Mais évidemment, on va s’ajuster. En tourisme, il y a toujours un effet de dernière minute, une famille peut décider ce qu’elle va faire à 7h un samedi matin s’il fait beau. Si jamais on constate que trop de gens se présentent en personne, il va y avoir certains billets à l’entrée, mais on va beaucoup utiliser le web et les réseaux sociaux pour essayer d’éduquer les gens à la nouvelle façon d’aller dans un parc aquatique», lance la porte-parole.

À titre comparatif, l’an dernier, le parc aquatique Mont-Cascades avait entamé sa saison le 8 juin.