Même si la saison est courte, plusieurs ont choisi de se lancer dans l’obtention d’un permis de conduire pour une moto cet été. Depuis l’ouverture des écoles de conduite, les demandes explosent.
Même si la saison est courte, plusieurs ont choisi de se lancer dans l’obtention d’un permis de conduire pour une moto cet été. Depuis l’ouverture des écoles de conduite, les demandes explosent.

Les motos populaires cet été... les demandes de permis s'accumulent à la SAAQ

Même si la saison est courte, plusieurs ont choisi de se lancer dans l’obtention d’un permis de conduire pour une moto cet été. Depuis l’ouverture des écoles de conduite, les demandes explosent.

«On sent qu’il y a une frénésie importante malgré le peu de saison qui reste. C’est très à la mode, ils ont décidé d’en faire un projet d’été parce qu’ils restent au Québec. Habituellement, quand la saison débute au mois d’avril, on remarque une baisse d’inscriptions au mois de juillet, là j’ai l’impression que le mois de juillet sera encore plus fort que juin, qui l’est déjà beaucoup», indique la directrice générale du réseau des écoles Tecnic (140 succursales à travers la province), Mylène Sévigny.

Les cours pratiques ont repris depuis le 15 juin, et Mme Sévigny redoute que le bassin d’élèves formés en même temps crée un blocage lors de la prise d’examens. 

«Il va falloir que la Société tente de trouver une solution pour toutes ces personnes qui prendront l’examen en même temps. On pourrait peut-être étirer la période d’examen jusqu’au mois d’octobre, au lieu de terminer à la fin du mois de septembre. Pour les cours, on pense être capable de répondre à la demande», ajoute Mme Sévigny.

La Société de l’Assurance automobile du Québec (SAAQ) s’occupe des examens et jongle déjà avec de fortes demandes. «Le fait de ne pas pouvoir redémarrer les examens avant le mois de juin a créé une forte demande à l’ouverture des examens pratiques motos. Comme la saison de moto est courte et que les amateurs souhaitent pouvoir en profiter au maximum, nous tâchons de faire le plus d’examens possible le plus rapidement possible», note dans un courriel Sophie Roy, de la direction des communications et des relations publiques de la SAAQ.

Retour progressif

Dès le 15 juin, les plages horaires pour les examens de toutes les classes de permis ont trouvé preneur rapidement. 

«Toutefois, nous avons dû ajuster la fréquence des examens en raison du protocole sanitaire qui a été instauré, qui doit être expliqué par l’évaluateur et bien compris par l’élève. Par exemple, avant et après chaque examen, toutes les surfaces de la voiture pouvant être en contact avec l’évaluateur sont désinfectées. Cela allonge la plage de temps requise pour procéder à l’examen (10  15 minutes) et réduit le nombre d’examens que nous pouvons faire en une journée», explique Sophie Roy de la SAAQ.

Les cours théoriques ont pu reprendre au mois de mai, le processus en ligne se déroule très bien, ajoute-t-on. La Société compose avec un énorme retard dans la prise de rendez-vous, l’objectif demeure de répondre au plus de demandes possibles pour un rapide retour à la normale. 

«Mais la demande est grande, d’autant plus que le printemps est déjà la période la plus achalandée en terme de transactions pour la Société. Considérant que nous avons eu trois mois d’annulation de rendez-vous, rattraper le retard pourrait s’étalonner jusqu’à l’automne», termine Mme Roy.  

Les Québécois sont nombreux à vouloir conduire une moto cet été. 

Dans le même ordre d’idée, la directrice générale du réseau Tecnic indique que près de 40 000 clients pour un permis automobile ont été arrêtés pendant trois mois, et «ils veulent tous passer dans un seul petit trou».

Les écoles de conduite tentent d’être le plus équitables possible pour permettre à tous les élèves d’avancer leur parcours. Elles priorisent toutefois les finissants qui approchaient l’obtention du permis, plusieurs comptaient là-dessus cet automne. 

«Ce n’est pas si simple rattraper le temps perdu, surtout avec notre pénurie de main-d’œuvre. On est en recrutement intensif, on va finir par l’avoir. On aimerait servir tout le monde, ils ont tous une bonne raison, mais c’est humainement impossible», ajoute Mme Sévigny.

Elle indique aussi que le manque de moniteurs n’est pas un problème pour les cours de moto, ce qui facilite la prise de rendez-vous. 

Comme la SAAQ, le réseau d’écoles Tecnic espère et vise un retour à la normale vers la fin de l’automne.