Les psychothérapies devraient faire partie du panier de services assurés par la Régie de l’assurance-maladie (RAMQ), selon les jeunes libéraux.
Les psychothérapies devraient faire partie du panier de services assurés par la Régie de l’assurance-maladie (RAMQ), selon les jeunes libéraux.

Les jeunes libéraux prônent l’accès gratuit au psychologue

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Les Québécois éprouvant un problème de santé mentale devraient avoir accès gratuitement aux services d’un psychologue, selon les jeunes libéraux.

Les psychothérapies devraient donc faire partie du panier de services assurés par la Régie de l’assurance-maladie (RAMQ), selon leurs voeux.

L’aile jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) fera de cette proposition un des principaux enjeux de son congrès annuel, qui se tient mercredi.

Habituellement, le congrès-jeunes du PLQ marque la rentrée politique et parlementaire de la saison automnale, réunissant des centaines de militants et d’élus durant un week-end complet à la mi-août, dans un établissement d’une région du Québec, en vue de débattre des grands enjeux politiques d’aujourd’hui et de demain.

Mais cette année, l’événement adoptera une facture bien plus modeste, réduit à n’être qu’une pâle copie de ce qu’il fut dans le passé.

Cette fois, le congrès ne durera que deux heures, et la rencontre ne sera que virtuelle, via la plateforme zoom, en raison de la pandémie.

Les jeunes libéraux vont donc proposer à quelques centaines de membres d’endosser l’idée d’étendre la couverture sociale aux visites chez le psychologue. Une procédure de vote électronique a été prévue. Si l’idée est entérinée, elle pourra être débattue par le parti dans son ensemble, dans un deuxième temps, et figurer dans le programme du PLQ et sa plateforme électorale, éventuellement.

En entrevue téléphonique lundi, le président de l’aile jeunesse du PLQ, Mark Dewar, a expliqué que la résolution à l’étude prévoyait qu’une personne devrait d’abord obtenir d’un médecin un diagnostic écrit indiquant qu’elle souffre d’un problème de santé mentale.

Munie de ce papier, la personne pourrait ensuite consulter un psychologue de son choix en pratique privée, en vue d’entreprendre une thérapie, puis se faire rembourser par la RAMQ les sommes versées.

Le coût global d’une telle mesure reste à préciser.

Mais les jeunes libéraux sont persuadés qu’un tel programme serait rentable, à terme, l’absentéisme au travail et l’invalidité étant souvent reliés à des problèmes de santé mentale.

M. Dewar rappelle qu’une étude récente de la firme Deloitte concluait qu’une crise sanitaire comme celle que le Québec vit présentement entraînait beaucoup de détresse et d’anxiété pouvant inciter les gens à devoir consulter.

Déjà, la firme a observé que l’effet combiné du confinement forcé et du ralentissement économique avait entraîné une augmentation du nombre de consultations psychologiques et de prescriptions d’antidépresseurs.

Un autre thème du rassemblement sera la création d’un revenu minimum garanti pour tous.

La cheffe du parti, Dominique Anglade, s’adressera aux jeunes militants de son parti mercredi en fin de journée, dans le cadre ce congrès virtuel.