Le secteur du transport aérien a baissé ses prévisions de bénéfice pour 2019 de 21 % à 28 milliards de dollars contre 35,5.

Les compagnies aériennes abaissent leurs prévisions pour 2019

SÉOUL — Le secteur du transport aérien a baissé ses prévisions de bénéfice pour 2019 de 21 % à 28 milliards de dollars contre 35,5, sur fond de guerre commerciale et de hausse des prix du kérosène, selon un communiqué publié dimanche par son organisation, l’IATA, à Séoul.

«L’environnement commercial pour les compagnies aériennes s’est détérioré avec un prix du fioul en hausse et un affaiblissement important des échanges commerciaux dans le monde», a indiqué l’Association internationale du transport aérien, qui tient dimanche et lundi son assemblée générale annuelle à Séoul.

La région Asie-Pacifique, qui représente environ 40 % du transport de fret aérien dans le monde, est particulièrement touchée par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis dont les effets, combinés à la hausse du prix du kérosène, font baisser les prévisions de bénéfice net du secteur de 1,7 milliard $ (de 7,7 à 6 milliards $).

Malgré ce contexte peu favorable, l’industrie restera dans le vert pour la 10e année consécutive, selon l’IATA.

«Mais les marges sont rognées par les coûts croissants de la main-d’œuvre, du fioul et des infrastructures», a déclaré le directeur général de l’organisation, Alexandre de Juniac. «L’affaiblissement des échanges devrait se poursuivre alors que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine s’intensifie. Le cargo est la première activité touchée», a-t-il ajouté.

M. de Juniac a également a appelé à restaurer la confiance, entre «les autorités de régulation des différentes régions du monde, entre les régulateurs et l’industrie et avec les passagers» après les accidents impliquant des Boeing 737 MAX.

Le dysfonctionnement du système antidécrochage MCAS est mis en cause dans les accidents d’Ethiopian Airlines le 10 mars (157 morts) et de Lion Air le 29 octobre en Indonésie (189 morts), qui a entraîné l’interdiction provisoire de vol du 737 MAX, dernier-né du constructeur américain depuis le 13 mars.