Vanessa Borduas en compagnie du chanteur Francis Cabrel

Les belles rencontres de Vanessa Borduas

Vanessa Borduas a vécu de bien beaux moments dernièrement. L’artiste granbyenne revient des Rencontres d’Astaffort, un atelier de création de chansons fondé il y a 25 ans par Francis Cabrel dans son petit village du sud de la France.

« Je participais aux 49es Rencontres qui, deux fois par année, permettent à des auteurs-compositeurs-interprètes de vivre une immersion d’écriture de chansons. On ne se connaissait pas et on avait cinq jours pour créer de zéro des tounes qui allaient ensuite être présentées en première partie du spectacle de Cabrel et en première partie de Bigflo et Oli », résume Vanessa.

C’est d’ailleurs dans l’ancienne école primaire du chanteur que la jeune femme et ses 15 nouveaux camarades de la Francophonie ont passé dix jours à fraterniser, à écrire, à composer de nouvelles pièces musicales et à préparer leur prestation. Pas pour rien que l’ancienne cour de récréation a été renommée « cour de création ».

Parmi les 36 chansons nées de cet intense remue-méninges, 18 se sont frayé un chemin jusqu’aux spectacles.

« J’ai adoré mon séjour. C’était une expérience vraiment particulière, car, même si elle n’est pas bien loin de la nôtre, la culture française est différente. On n’a pas les mêmes références musicales, culturelles et historiques. On était dans un huis clos et le partage était très enrichissant. Tout le monde s’est lié rapidement. On était une belle cohorte », fait-elle remarquer.

Elle a notamment apprécié le fait qu’on leur propose de séparer, durant le processus de création, leurs rôles d’auteurs, de compositeurs et d’interprètes. « C’est un peu confrontant au début quand on est habitués de faire les trois en même temps. Sur une chanson, je pouvais être seulement interprète, sur une autre, j’étais juste compositrice... Finalement, le résultat est très intéressant. J’ai écrit et composé des choses que je n’aurais jamais faites autrement. Comme du jazz par exemple. Ça m’a permis d’ouvrir des possibilités. »


« Francis Cabrel est une véritable icône de la chanson francophone. Durant son spectacle, on était tous subjugués par lui ! »
Vanessa Borduas

Deux Québécois

Vanessa explique qu’elle a été choisie parmi une vingtaine de candidats québécois membres de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ). Un autre Québécois, Allan Hurd, était aussi de l’aventure.

Et Francis Cabrel, il est comment ? « Il est discret, mais vraiment gentil. Il a été présent presque tous les jours. Il venait nous voir à l’apéro, souper avec nous ou écouter nos créations de la journée. On est aussi allés dans son studio. »

Vanessa n’a pas eu l’occasion de lui parler en tête-en-tête, mais le côtoyer ainsi durant plus d’une semaine lui a fait forte impression. « Francis Cabrel est une véritable icône de la chanson francophone. Durant son spectacle, on était tous subjugués par lui ! »

En compagnie des autres participants, la jeune femme a même pu partager la scène avec lui le temps d’une chanson, à titre de choriste.

De retour de ce séjour marquant, qu’elle a étiré sur 18 jours pour faire un peu de tourisme, Vanessa Borduas ne conserve que de bons souvenirs.

« Je suis reconnaissante d’avoir vécu ça. Je porte plusieurs chapeaux dans ma vie professionnelle, alors me donner le droit et le temps d’être uniquement auteure-compositeure-interprète sous forme d’immersion, c’était agréable. »

Et qui sait, peut-être qu’Astaffort débouchera sur d’autres belles occasions. « Moi, ce qu’il me reste le plus, ce sont les rencontres. J’ai envie de continuer à créer avec certaines personnes que j’ai connues là-bas. Il pourrait y avoir des collaborations... »