L’équipe du Foyer de la Paix pose avec les membres de la famille de Cécile Bouchard.

Les 105 ans de Cécile Bouchard

Celle qui pourrait être la doyenne de la région, Cécile Bouchard, a célébré son 105e anniversaire, jeudi, au Foyer de la Paix de Saint-Félicien. Pour l’occasion, plusieurs membres de sa famille lui ont rendu visite, tout comme le maire de Saint-Félicien, Luc Gibbons.

« Ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de souligner le 105e anniversaire d’un de nos citoyens, a mentionné Luc Gibbons. Je tenais à venir souligner le parcours de madame Bouchard en lui offrant un bouquet de fleurs au nom de toute la population. »

Malgré ses 105 ans, Cécile Bouchard garde un esprit vif, et elle aime se remémorer le temps qu’elle passait à bichonner les légumes dans son jardin, mentionnent les préposées du Foyer de la Paix. De plus, elle aime toujours jouer aux cartes, mais elle a dû délaisser les dards et les jeux de poches, après avoir joué pendant plusieurs années. La vénérable dame fait parfois de très longues siestes, un phénomène normal à cet âge, et ce fut le cas lors de la visite du Quotidien, sauf pour les dernières minutes.

Cécile Bouchard est entourée de sa petite-fille Christiane Lemire et de sa fille Rosanette Gaudreault.

Lorsqu’elle a été informée de notre visite, Mme Bouchard a mentionné qu’elle « le méritait bien », car elle a fait une longue vie.

Selon plusieurs personnes rencontrées, Cécile Bouchard serait la doyenne de la région, mais il est impossible de confirmer cette information.

Du vécu

Née à Sainte-Hedwidge le 23 mai 1914, Cécile Bouchard a passé une bonne partie de son enfance à Val-Jalbert, car son père, Edmond Bouchard, travaillait au moulin.

Âgée d’à peine 7 ans, elle occupait par moment le poste de pompiste, remarque son fils, Clermont Gaudreault, aujourd’hui âgé de 69 ans.

« La maison où elle habitait a été rénovée et est encore là aujourd’hui », dit-il.

Lorsque le village de Val-Jalbert a fermé en 1927, Mme Bouchard a alors délaissé un village moderne et électrifié pour aller vivre à Albanel, puis à Sainte-Marguerite-Marie, quelques années plus tard, lorsqu’elle s’est mariée avec Stanislas Gaudreault, un descendant de François Gaudreault, un des fondateurs de la ville de Dolbeau.

Le couple a exploité une petite ferme, qui comptait quelques vaches. Il a vécu dans une situation de pauvreté, causée notamment par la maladie de Stanislas.

Malgré neuf grossesses, seulement trois enfants ont survécu, et le couple en a adopté un quatrième, raconte Rosanette Gaudreault, une des filles de Cécile Bouchard. « Elle aimait beaucoup le travail à la ferme et elle cousait beaucoup », ajoute-t-elle.

À l’âge de 56 ans, Mme Bouchard a perdu son mari. Elle a décidé, peu après, de déménager à Saint-Félicien, où elle s’est mariée pour une deuxième fois, avec Leopold Petitclerc, qui tenait une ferme sur le rang Double.

C’est seulement lorsqu’elle a atteint 80 ans que Cécile Bouchard a décidé de déménager dans une résidence pour personnes âgées, à la Résidence Sainte-Monique. « Elle adorait cet endroit parce qu’elle pouvait voir les enfants courir dans la cour d’école », a témoigné sa petite fille, Christiane Lemire.

Depuis cinq ans, elle demeure au Foyer de la Paix.

Pour son anniversaire, Diane Germain, une amie de Christiane Lemire depuis la tendre enfance et infirmière de Mme Bouchard, est venue lui porter un chapelet. « Elle prie beaucoup. C’est un vrai petit ange », a-t-elle raconté.

Cécile Bouchard compte aujourd’hui dix petits-enfants, neuf arrières-petits-enfants et sept arrières-arrière-petits-enfants.

Bon anniversaire, Madame Bouchard !

Une infirmière de longue date de Cécile Bouchard, Diane Germain, est venue lui porter des fleurs et un chapelet.