La région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec conserve le plus faible taux de chômage parmi les principales villes canadiennes.

Le taux de chômage à 3,9 % dans la région de Québec

La région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a vu son taux de chômage passé de 3,8 % à 3,9 % en février. Un mois où il s’est créé 7000 emplois supplémentaires.

Vendredi, Statistique Canada a dévoilé son bilan pour le marché du travail. La RMR de Québec, qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis, conserve le plus faible taux de chômage parmi les principales villes canadiennes. 

Sa plus proche rivale étant Vancouver (4,9 %), après Ottawa (5,1 %), Winnipeg (5,3 %), Montréal (5,9 %), Toronto (6,3 %), Edmonton (7 %) et Calgary (7,6 %).

Selon des données fournies au Soleil par Québec International (QI), la région compte aujourd’hui 452 500 emplois. 

La population active a, quant à elle, enregistré une augmentation de 7600 individus le mois dernier portant le total à 470 700. Il s’agit d’un troisième gain consécutif.

«C’est la croissance la plus prononcée depuis août 2007 dans la région», indique dans son analyse l’économiste de QI, Émile Émond. «La croissance de la population active, supérieure à celle de l’emploi, a légèrement affecté le taux de chômage à la hausse», explique-t-il.

Lorsqu’on décortique les données de QI pour la création d’emplois dans la RMR de Québec, le secteur des services s’est distingué, principalement, les services professionnels, les soins de santé et les services financiers et d’assurances. L’industrie manufacturière a également tiré son épingle du jeu en février.

Construction : recul

Du côté du secteur de la construction, l’industrie a enregistré un quatrième recul consécutif. 

Par ailleurs, pour la province, le nombre d’emplois a augmenté de 11 500 entre janvier et février, note QI, poursuivant une tendance à la hausse qui s’est amorcée à l’automne dernier, alors que le taux de chômage est demeuré relativement stable à 5,3 % (-0,1 %).

Au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi au Québec a progressé de 1,3 % ou de 55 000.

Au Canada, le marché du travail a généré un deuxième mois consécutif de forte croissance avec la création de 55 900 nouveaux postes à plein temps.

L’augmentation canadienne a même dépassé la création d’emplois aux États-Unis, où les chiffres indiquaient une augmentation de seulement 20 000 nouveaux postes le mois dernier.

La montée en flèche du Canada en février faisait suite à un gain encore plus important de 66 800 postes en janvier. Les résultats consécutifs ont donné au Canada sa plus forte période de création d’emplois en deux mois depuis le printemps 2012 — et son meilleur début d’année sur deux mois depuis 1981.

Malgré cette augmentation, le taux de chômage s’est maintenu à 5,8 % alors qu’un nombre croissant de personnes cherchaient du travail, a déclaré l’agence dans sa dernière enquête.

L’ajout de 67 400 emplois à temps plein le mois dernier a plus que compensé la perte de 11 600 postes à temps partiel, selon les données. 

L’agence a déclaré que le nombre de postes d’employés les plus désirables dans le secteur privé avait augmenté de 31 800 le mois dernier, tandis que les emplois dans le secteur public avaient augmenté de 8900. Le nombre de travailleurs indépendants a augmenté de 15 100. Avec La Presse canadienne

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