Le propriétaire de Quebecor, Pierre-Karl Péladeau, souhaite la survie du Soleil.

«Le Soleil doit continuer à exister», dit PKP

Dans une entrevue donnée vendredi à l’émission Première heure, à Ici Première, le propriétaire de Québecor, Pierre-Karl Péladeau, a souhaité la survie du Soleil, même s’il achetait le Groupe Capitales Médias (GCM).

«Est-ce qu’il va avoir des salles de rédaction indépendantes ? Je le souhaite et je pense que Le Soleil doit vivre, doit continuer à exister. C’est une institution à Québec, c’est une clientèle aussi», a affirmé M. Péladeau à l’animateur Claude Bernatchez.

Selon M. Péladeau, cela ne serait pas une bonne décision d’affaires de mettre fin au Soleil. Par contre, il ne cache pas que l’achat de GCM par Quebecor provoquerait une réduction des effectifs pour assurer la pérennité. «Est-ce qu’il va avoir une optimisation des dépenses ? C’est clair, on ne peut pas faire autrement. Si vous ne faites pas ça, vous allez droit dans le mur»,  reconnait-il. 

Concentration de la presse écrite 

Rejetée par l’ensemble des groupes politiques à l’Assemblée nationale, la concentration de la presse écrite s’avère la seule solution possible pour Pierre-Karl Péladeau pour faire face aux GAFA.

«Il n’y a pas de solution miracle. S’il n’y a pas d’argent pour financer les salles de rédaction, […] il n’y aura plus de journaux. C’est peut-être mieux d’avoir une infrastructure commune, et avoir le plus grand nombre de salles de rédaction pour que le pluralisme puisse s’exprimer», plaide M. Péladeau, qui accuse également les politiciens de ne rien connaitre aux médias et de faire la politique là-dessus. 

GCM doit trouver un ou des propriétaires d’ici la mi-novembre pour continuer à produire les six journaux du groupe.