L’homme est représenté par Me Jean-Marc Fradette.
L’homme est représenté par Me Jean-Marc Fradette.

Le père qui aurait fui un accident en laissant son enfant sur place libéré sous conditions

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Le père accusé de s’être sauvé des lieux d’un accident en laissant sa fillette de cinq ans sur place a pu recouvrer sa liberté, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Il devra toutefois respecter de nombreuses conditions, dont celles de ne pas conduire, de compléter une thérapie en toxicomanie et de ne pas entrer en contact avec son enfant sans l’autorisation de la DPJ et du tribunal.

L’individu de 30 ans avait été arrêté, dimanche soir, à La Baie. On l’accuse d’avoir causé un accident en percutant une automobile stationnée avec son VTT. Il se serait alors sauvé, en laissant sa petite fille sur les lieux, blessée à un bras. L’enfant n’a pas été blessée grièvement.

L’homme était déjà en attente de procès pour une conduite avec les facultés affaiblies. Il a rapidement été épinglé et il était détenu depuis dimanche. Il a comparu lundi sur un chef d’accusation de délit de fuite causant des lésions. 

Jeudi matin, un chef de conduite avec les facultés affaiblies s’est ajouté. La poursuite, représentée par Me William Lacombe, a affirmé qu’un nouveau chef pourrait être déposé ultérieurement, puisque des analyses sont en cours afin de déterminer si l’homme était intoxiqué par la drogue au moment de l’accident. 

Le ministère public a accepté que l’accusé soit remis en liberté s’il respectait plusieurs conditions. 

L’homme ne pourra pas conduire, il devra rester chez lui entre 22h et 7h, il ne peut être en contact avec la fillette, sauf s’il respecte les autorisations de la DPJ, il ne peut consommer ni alcool ni drogue et il devra compléter une thérapie en toxicomanie. L’accusé a également dû s’engager à respecter ses conditions, sans quoi il devra verser un montant de 5000 $. Un montant de 1000 $ a dû être versé immédiatement.

L’accusé a accepté les conditions imposées. Le dossier sera de retour devant les tribunaux le 3 novembre prochain. 

Le criminaliste Me Jean-Marc Fradette défend les intérêts du père. 

Nous ne dévoilons pas l’identité de l’accusé pour protéger celle de l’enfant impliquée.