Le mot d'ordre chez les Blues: penser au match, et non au travail des arbitres

SAINT-LOUIS — Avec les Blues à une victoire de la coupe, Patrick Maroon ne veut pas mordre à l’hameçon. Pas sur la façon dont le club gère l’arbitrage en montagnes russes.

«Je ne parle pas de ça, a dit Maroon, habituellement bavard. Si vous voulez parler du sixième match, je vais parler du sixième match.»

L’entraîneur des Blues, Craig Berube, et l’entraîneur des Bruins de Boston, Bruce Cassidy, ont exprimé leur mécontentement aux arbitres à différents moments de la finale. Ce n’est pas surprenant, vu l’attention non voulue portée au travail des officiels, depuis le début des séries.

Il est fort probable que des changements soient apportés au recours aux reprises. Mais dans l’immédiat, ça n’affecte ni St. Louis ni Boston: dimanche soir, la Coupe Stanley pourrait se retrouver sur la glace pour une célébration ou être dirigée vers le Massachusetts, pour un match ultime.

«Nous allons nous concentrer sur le match, a dit Bérubé. Ça va dans les deux sens. Il y a des appels qui pourraient être faits. Certains sont faits, d’autres non.»

Las Vegas a souffert d’une punition majeure incorrecte, ce qui a contribué à la défaite des Knights dans un match numéro 7 contre San Jose, au premier tour.

Les Blues ont perdu contre les Sharks en prolongation dans le troisième match de la finale de l’Ouest, après qu’on ait ignoré une passe avec la main.

Et dans le cinquième match contre Boston, St. Louis a profité de l’indifférence des arbitres quand Tyler Bozak a fait trébucher Noel Acciari.

Même avant cela, le match de jeudi illustrait la vitesse du hockey d’aujourd’hui et le fait que même les meilleurs arbitres au monde rataient ce qui devraient être des pénalités évidentes.

La mise en échec illégale d’Ivan Barbashev contre Marcus Johansson n’a pas été sanctionnée le soir-même, bien que ça lui vaut une suspension pour dimanche.

Zach Sanford a levé le coude aux dépens de Torey Krug, sans recevoir de punition.

«Il y aura des appels que vous aimez et d’autres non tout au long des séries, sinon toute la saison, alors vous ne devez pas vous en faire avec l’arbitrage, a dit Brayden Schenn, des Blues.

«C’est juste un gaspillage d’énergie. Ces gars-là sont les meilleurs dans ce qu’ils font. Ils ont un travail difficile. Que leurs décisions vous favorisent ou pas, je ne pense que vous devriez vous en soucier.»

Il y a eu assez de gaffes lors des quatre tours des séries pour qu’aucune équipe ne puisse raisonnablement penser que les officiels ont un parti pris contre elles.

Des erreurs se produisent, bien sûr, même si ça ne rend pas ça plus facile à avaler si une bourde des arbitres contribue à une défaite.

Après le cinquième match, Cassidy, frustré, a déclaré que la LNH avait un ?il au beurre noir au niveau du travail des arbitres, lors des séries.

Le commissaire Gary Bettman a abordé cet aspect dans son discours annuel sur l’état de la ligue, avant le premier match. Il a déclaré que la révision de la vidéo serait un sujet de discussion cette saison morte, via les commentaires des directeurs généraux, du comité de la compétition et des officiels.

«Personne ne doit douter que nous voulons rendre les bonnes décisions, a déclaré Bettman, le 27 mai. Nous allons relever le défi de manière sensée, appropriée et dans le meilleur intérêt du hockey.»

Il est trop tard pour Las Vegas, mais pas pour les Bruins. Ne vous attendez pas à ce que le travail des hommes aux rayures devienne un cri de ralliement, par contre.

«Ce ne sera pas abordé dans le vestiaire, a dit Cassidy. C’est notre jeu qui devrait nous définir, pas un appel. Ça fera partie du message.»

Savoir comment rebondir après une décision fâchante pourrait aider les Blues à se mettre dans la peau des Bruins. Mais surtout, ils s’attendent à ce que leur adversaire fasse tout pour éviter l’élimination et prolonger la série.

«Je pense que leur grande motivation est qu’ils sont en déficit 3-2, a déclaré le défenseur Carl Gunnarsson, des Blues. Peu importe l’appel ou non, nous avons gagné le match et ils vont arriver ici en déficit. Je pense qu’ils vont être une équipe désespérée. Ils doivent l’être. C’est ce à quoi nous nous attendons. Ils vont sortir en lion. Nous devons juste en être conscients et être prêts.»