D’excellente humeur, Hubert Lenoir a avoué qu’il avait trouvé sympathique l’idée d’aller donner une prestation au Knock-Out même s’il se produit généralement dans des salles beaucoup plus grandes.

Le Knock-Out se paie Hubert Lenoir pour ses six ans

Quand Roxann Arcand a eu l’idée un peu folle d’ouvrir un magasin de disques en 2013, à l’heure où la musique se dématérialisait de plus en plus, un ami lui a dit qu’elle ne franchirait pas le cap d’une année. Six ans plus tard, la musicienne et commerçante n’a toujours pas fermé boutique et elle avait le goût de fêter ça. Qui de mieux que son ami Hubert Lenoir pour mettre encore plus de vie dans le haut lieu du vinyle de Saint-Roch?

«Les gens achètent encore de la musique. Je suis d’accord qu’on peut découvrir un artiste sur n’importe quelle plateforme, mais les gens reprennent goût au médium physique aussi, c’est une autre expérience. Et ici, ce n’est pas juste entrer, acheter un disque et partir... les gens viennent jaser, voir des prestations d’artistes aussi. J’en présente quatre fois par mois», explique Roxann. «Hubert, je le connais bien puisque je suis dans la scène musicale moi aussi et il a accepté tout de suite», poursuit-elle.

Le Knock-Out était donc bondé samedi après-midi alors que la rumeur avait commencé à se répandre que la nouvelle coqueluche de la pop québécoise allait être sur place. Perché sur une chaise pour que tout le monde puisse le voir et accompagné de son claviériste, Hubert Lenoir a balancé Recommencer, Wild and Free, J.-C. et Ton Hôtel coup sur coup, pour le plus grand plaisir des visiteurs. Pas de Fille de personne II pour cette formule intimiste cependant, Lenoir avait précisé en début de prestation que ce serait «des pièces tranquilles de samedi après-midi».

Le Knock-Out était bondé samedi après-midi alors que la rumeur avait commencé à se répandre que la nouvelle coqueluche de la pop québécoise allait être sur place.

Ratisser large

Après le spectacle, on pouvait constater à quel point le jeune auteur-compositeur-interprète de Beauport ratisse large. Parmi les nombreux fans qui voulaient se faire tirer le portrait avec lui, un type portant un chandail du groupe speed metal Slayer et un autre portant un chandail du groupe punk Bad Brains, sans oublier une fillette qui était très heureuse d’avoir l’autographe du chanteur.

D’excellente humeur, Lenoir a avoué qu’il avait trouvé sympathique l’idée d’aller donner une prestation au Knock Out même s’il se produit généralement dans des salles beaucoup plus grandes. «Le Knock-Out, j’ai acheté pas mal de disques là», a-t-il fait remarquer. Il était aussi très impressionné de constater que le fan au chandail de Slayer s’était procuré les cinq versions différentes de son album Darlène.

«Moi, je ne peux pas dire que je suis un collectionneur de vinyles même si j’aime bien ça et que j’ai une table tournante. Les versions différentes, je l’ai fait parce que beaucoup de monde me le demandait. D’ailleurs, je crois qu’il n’en reste presque plus, elles se sont vendues très, très vite. Par contre, avec le vinyle, j’aime l’idée que ça te permet davantage d’écouter l’oeuvre dans son entièreté», a-t-il analysé.

Après une année qui lui a apporté le succès et quatre Félix à mettre sur sa table de chevet, Hubert Lenoir savoure pleinement le moment. «C’est super ce qui m’arrive et je suis content de pouvoir vivre de ma musique», a-t-il déclaré tout juste avant de quitter pour aller souper chez sa mère avec sa copine. «En juillet je repars en tournée en Europe. Ce sera ma troisième tournée européenne. Mon public là-bas est semblable à mon public d’ici, ça a monté de la même façon», a-t-il conclu.

Le Knock-Out, rue Saint-Joseph Est, dans le quartier Saint-Roch