Le directeur général du Festival western de Saint-Tite, Pascal Lafrenière, et le président et directeur général du REMI, Martin Roy.

Le Festival western de Saint-Tite parmi les plus payants au Québec

Avec des retombées économiques de plus de 45 M$ dans la région, le Festival western de Saint-Tite s’inscrit désormais comme l’un des événements les plus payants dans toute la province. L’événement, qui vient de rendre publics les résultats d’une étude menée par la firme KPMG en collaboration avec le Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI), espère désormais que ces chiffres incitent les différents paliers de gouvernements à reconnaître l’importance d’investir davantage dans l’événement touristique.

«Ce qu’on veut surtout dire aujourd’hui, c’est de continuer d’investir en nous. Ça vaut la peine», lance d’emblée le directeur général du festival, Pascal Lafrenière. Ce dernier indique que son événement, de même que la grande majorité des événements représentés par le REMI, multiplient les démarches pour être davantage reconnus par les gouvernements, mais spécialement le gouvernement fédéral par le biais de Patrimoine Canada et de ses programmes de subventions. 

«L’étude révèle que pour chaque dollar investi, le Festival western rapporte 13 $ au gouvernement du Québec et 15 $ au gouvernement du Canada. Nous réinjectons une somme considérable dans les coffres de l’État, soit 9,7 M$ au provincial et 3,1 M$ au fédéral», ajoute M. Lafrenière.

«Partout dans la grande région, les restaurants sont pleins, les hôtels sont pleins et nous contribuons à 679 emplois créés ou soutenus. Pas moins de 90 % de nos visiteurs viennent de l’extérieur d’un rayon de 40 kilomètres de Saint-Tite», fait remarquer le directeur général.

Bien que plusieurs programmes, spécialement au niveau provincial, aient été bonifiés au cours des dernières années, le festival constate encore aujourd’hui que son financement public représente moins de 10 % de son budget global de 10 M$, ce qui est bien peu comparativement à d’autres grands événements en province qui reçoivent une aide beaucoup plus grande et génèrent des retombées économiques moindres. À ce titre, le président et directeur général du REMI, Martin Roy, indique que les études publiées récemment par plusieurs autres événements, et menées avec la même méthodologie et les mêmes paramètres désormais imposés par Québec, démontrent que le Festival western est même plus rentable que le Grand Prix de Montréal en terme de retombées économiques.

Selon M. Roy, l’édition 2015 du Grand prix de Montréal aura généré des retombées de 42 M$, le Festival de jazz 2016 des retombées économiques de 39 M$, Juste pour rire 2017 des retombées de 34 M$ et le Festival d’été de Québec des retombées de 26,5 M$ en 2017.

«On peut affirmer sans se tromper que le Festival western de Saint-Tite est parmi les plus payants au Québec», indique celui qui croit qu’un seul autre événement pourra réussir à le battre, mais qui n’a pas voulu dévoiler son identité étant donné que l’étude des retombées économiques n’était pas encore complétée.

«On veut être reconnu à la hauteur de la contribution qu’on offre au gouvernement. En annonçant des retombées économiques de l’ordre de 45  M$, c’est bon pour tout le monde, pour tous les paliers de gouvernement. Donc ça amène un argument scientifique qui est comparable aux autres événements du Québec. Oui on pourra se comparer avec les mêmes chiffres, les mêmes armes qu’eux et on aura plus d’argument pour se faire entendre», fait savoir Pascal Lafrenière.

Ce dernier se dit d’autant plus fier de voir cet événement cumuler 50 ans d’histoire dans un petit village, être mené à bout de bras par des bénévoles et une petite équipe d’employés, et pouvoir malgré tout dépasser les performances d’événements comme le Grand Prix de Montréal. 

«Nous sommes loin des grands centres et des grands moyens. De convaincre les gens de venir ici à Saint-Tite, au niveau de l’accessibilité, des routes, de l’hébergement, pour nous c’est un tour de force qui se transforme en grande fierté», ajoute le directeur général.