Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation
 Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Le début des sports scolaires serait retardé d’un mois

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Selon toute vraisemblance, les sports scolaires dans les écoles primaires et secondaires du Québec seront sur pause, pour un certain temps. La Tribune a appris que le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge allait annoncer jeudi que les sports scolaires seraient en arrêt pour quelque temps, afin que la rentrée scolaire se déroule efficacement. La date du 1er octobre comme échéance pour un possible retour sportif est avancée par plusieurs sources.

C’est donc dire que les quelque 220 000 athlètes qui participent à des activités sportives scolaires gérées par le RSEQ, et les quelque 8500 étudiants inscrits dans les divers programmes sport-études de la province devront prendre leur mal en patience, du moins pour quelque temps.

Le concept de classes bulles rendrait pratiquement impossible l’organisation et la mise sur pied de sports scolaires impliquant des jeunes de bulles différentes, de niveaux scolaires différents.

Le ministre Roberge a laissé pointer cette possibilité lors d’une entrevue radiophonique sur les ondes du 95,7 KYK Saguenay–Lac-Saint-Jean mercredi matin.

Questionné par les animateurs, M. Roberge a expliqué : « On souhaite qu’il y en ait, du sport-études, du art-études et du parascolaire. Il va y en avoir, mais pour les premières semaines, le premier mois? Si on se rend compte que tout va bien, qu’il y a très peu de cas dans les écoles, que tout est sous contrôle dans les écoles, on pourra alors assouplir les règles. »

Le ministre Roberge a réitéré que la meilleure façon de contrer la propagation du virus en milieu scolaire était par l’établissement des groupes classes, des cellules classe. Des groupes fermés.

Ce principe ne permet donc pas la formation d’une équipe de football juvénile de division 1, par exemple. Ces formations regroupent habituellement des étudiants de secondaire IV et V.

« Je ne crois pas que ce soit impossible de faire du sport si on se plie aux directives de la Santé publique. C’est une contrainte qu’on a exposée dès la mi-juin. On doit travailler en groupe classe, en cellule classe. Les élèves ne peuvent se mélanger, car ça multiplie les chances d’attraper le virus, et de le propager. S’il y a un cas, ce sera très difficile », a-t-il continué.

M. Roberge a également répété que la notion de groupe classe est connue depuis la mi-juin, et qu’elle a été répétée au début du mois d’août. Et que ces groupes classes seraient fermés.

« Les gens sont créatifs, ils connaissent les règles depuis deux mois, ils vont trouver les moyens en respectant les groupes classes, de faire de l’activité physique, de bouger. Il faut appliquer le principe de précaution. On vit une rentrée (...) on ne peut pas faire de compromis sur la santé. »

La brèche du sport associatif

Ce délai jusqu’au 1er octobre permettrait aux écoles de franchir l’étape de la rentrée scolaire plus facilement, ont précisé certaines sources à La Tribune

Par contre, La Tribune a également appris que le cabinet de la ministre déléguée aux sports, Isabelle Charest, se questionnait sur la cohérence d’interdire la pratique sportive en milieu scolaire en dehors des groupes classes, mais pas la participation à des sports associatifs après les classes.

Comment protéger une bulle, si le jeune sort de la bulle, une fois que l’école est terminée, pour pratiquer un sport associatif, est un questionnement qui revient souvent.

Les directions des différents sports-études de la province seront d’ailleurs en réunion jeudi matin. Plusieurs sports, comme le hockey ou le football par exemple, sont déjà en camp de préparation pour la prochaine saison.

Les réseaux collégial et universitaire ne seraient pas touché par cette mesure.