Le chef-coach du Bloc pot, Jean-Patrick Berthiaume, est arrivé en parachute, dimanche, à Alma, pour lancer la campagne du parti.

Le chef du Bloc pot arrive en parachute

Le Bloc pot a lancé sa campagne au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dimanche, avec un coup d’éclat. Le chef-coach du parti politique, Jean-Patrick Berthiaume, est arrivé en parachute à Alma pour soutenir les candidats locaux.

« On dit qu’on a la tête dans les nuages, c’est pour ça que j’arrive en parachute », lance en boutade Jean-Patrick Berthiaume. À quelques jours de la fin des mises en candidature, le Bloc pot veut démontrer qu’il est à prendre au sérieux.

Il possède une équipe de 60 candidats dans la province, un record pour la formation politique. Localement, le Bloc pot présente Jordan Simard dans Lac-Saint-Jean, François Émond dans Jonquière et Philippe Simon dans Chicoutimi.

Pour celui qui se présente comme le chef-coach de la formation, la légalisation du cannabis qui surviendra le 17 octobre prochain ne remet pas en doute le bien-fondé de son parti. « Nous travaillons pour que toutes les charges relatives au cannabis soient enlevées du Code criminel et pour que cesse l’ostracisme envers ceux qui consomment de la marijuana », explique M. Berthiaume.

Jean-Patrick Berthiaume ne pense pas que la légalisation de la marijuana, le 17 octobre prochain, sonnera le glas de sa formation politique.

Règlement
Même si le programme que défend le Bloc pot est national, M. Berthiaume est bien au fait de la réalité régionale. En entrevue téléphonique, il cite le règlement adopté par Saguenay lundi dernier, qui interdit la consommation de marijuana dans les lieux publics pour démontrer que du travail reste à faire pour modifier les perceptions sur les fumeurs.

« Il n’y a pas juste Saguenay qui a un règlement comme ça, il y a Drummondville et plein d’autres municipalités. Même si ça devient légal, il y a plusieurs locataires qui risquent de ne pas pouvoir consommer chez eux. Il y en a d’autres qui risquent d’être exclus de leur milieu de travail. Ce qu’on veut, c’est ramener un discours plus neutre, plus objectif, autour de cette question », précise M. Berthiaume.

Conscient des limites de notre système électoral, le chef-coach incite les citoyens à voter quand même pour sa formation politique. « On veut le plus de votes possible. Chaque vote représente des fonds pour nous », raconte-t-il.

Avec l’argent recueilli lors des prochaines élections, le Bloc pot veut organiser des états généraux pour que l’action du parti continue entre les élections. Le Bloc pot veut aussi fonder une clinique juridique pour défendre les droits des citoyens.

« On veut mettre de l’équité dans la façon dont tout le monde est traité », explique celui qui croit qu’il faut respecter les droits des fumeurs, mais aussi des non-fumeurs.